Habitué à jouer les premiers rôles au volant d’une GTE depuis plusieurs années, on en aurait presque oublié que Julien Canal pouvait être compétitif dans une LM P2. En passant d’une Corvette au baquet d’une Morgan puis d’une Ligier du G-Drive Racing, le Manceau s’est parfaitement acclimaté à son nouvel environnement, jouant à la perfection son statut de pilote Silver aux côtés de ses compères Olivier Pla et Roman Rusinov.
Avec deux victoires en trois courses dans la Ligier JS P2, Julien Canal joue le titre mondial avec un handicap à remonter de 8 points sur la tête occupée par SMP Racing. “Jusqu’à présent, ma saison est positive” nous indique le rookie de la catégorie. “Je ne m’attendais pas à cela pour ma première année en LM P2. Je savais que OAK Racing était une belle équipe et l’ambiance chez G-Drive Racing est très amicale tout en étant professionnelle, ce qui est plutôt rare dans notre sport. De plus, mes coéquipiers sont juste parfaits.”
C’est donc un Julien Canal serein qui aborde les deux derniers rendez-vous du Championnat du Monde d’Endurance de la FIA : “Nous allons tout faire pour remporter le titre. Il faut coûte que coûte briller à Bahrain. La Ligier JS P2 se comporte parfaitement. Pour moi, le passage à une auto fermée n’a pas été sans un temps d’adaptation. Les trajectoires sont différentes tout comme la façon d’aborder les freinages. J’ai la chance d’être dans une équipe où on apprend très vite. Les journées d’essais passées sur le simulateur chez AOTech ont été bénéfiques car les réactions sont très proches de la réalité. Je connaissais bien les circuits avec une GTE, mais maintenant je dois voir les choses différemment.”
L’objectif est clair et affiché : “Pour moi, ce serait exceptionnel de gagner le titre. C’est vraiment ce que l’on va s’atteler à mettre en oeuvre. Certes, nous avons perdu de gros points au Mans, mais la seconde partie de saison est superbe. Aucune erreur n’est permise à Bahrain.”
Pour 2015, rien n’est encore finalisé même si l’orientation est donnée : “Mon souhait est de poursuivre avec G-Drive en 2015. Ce qui est certain, c’est que je compte m’inscrire sur des programmes où je peux monter sur le podium et gagner des courses. Professionnellement, le FIA WEC n’est pas évident, notamment la seconde partie de saison avec cinq courses en trois mois sur différents continents. Je dois organiser en amont ma vie professionnelle.”
La piste GT n’est toutefois pas écartée : “J’ai gardé de très bons contacts pour le GT et j’ai reçu des propositions pour la saison prochaine. J’ai bien conscience que mon statut de Silver est un avantage. L’hiver dernier, six équipes m’ont contacté pour rouler. Mais avant de parler de 2015, il y a un titre à aller chercher…”
