Pilote Officiel Panoz en 2005, avant de défendre les couleurs du Team PTG au volant d’une BMW M3 en 2006, Bryan Sellers a fait son come-back en American Le Mans Series. Il a en effet disputé trois épreuves au sein du Team Falken. Après une première saison d’apprentissage pour l’équipe, il sera de nouveau de la partie en 2010, au volant d’une Porsche possédant les dernières évolutions. De quoi être ambitieux… (In English)
Bryan, tu as fait ton retour en ALMS en 2009. Comment le championnat a-t-il évolué ?
« C’était un plaisir de revenir en ALMS, qui est la référence en matière de compétition et le véritable lieu pour évaluer vos résultats contre les meilleurs pilots et constructeurs de la planète. Le niveau de la compétition a évolué de manière significative depuis plusieurs années. Chaque constructeur a franchi un palier dans son investissement et dans son exigence envers lui même et ses pilotes. Avec de nouvelles entreprises comme Falken dans l’équation, cela permet aux manufacturiers de continuer à se développer et non pas de se reposer sur leurs lauriers. »
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A propos de la saison, n’était-ce pas difficile de ne courir que trois fois ?
« Si ça l’était, mais peut être pas de la manière dont les gens l’imaginent. Il y a deux côtés : le premier, c’est l’amour de la compétition. Quand vous êtes un pilote professionnel, c’est bien d’avoir du travail. Donc rater les courses était difficile sur le plan personnel. Le second, c’est qu’en manquant des courses, vous êtes encore en phase d’apprentissage lorsque vous revenez à la compétition. Alors que les autres concurrents sont habitués au championnat. En conséquence, il fallait être très intelligent sur la manière de gérer les séances et le temps en piste. »
En revanche, tu as multiplié les tests privés avec le Team Falken. En tant que pilote, comment abordais-tu ces essais ?
« Nous avons effectivement réalisé de nombreux jours d’essais et c’était une démarche un peu nouvelle. La plus part du temps, nous étions seuls avec nous-mêmes et donc personne pour nous juger. Cela étant, du point de vue du pilotage, c’est du pareil au même : vous devez piloter au maximum et aussi vite que possible tout le temps pour accumuler le maximum d’informations. »
Justement, était-ce difficile d’être seul en piste ?
« Oui car, comme je l’ai dit, vous êtes seul pour juger de vos propres performances. Le problème avec cela, c’est que vous pouvez voir votre amélioration sur les temps au tour, mais qu’il est compliqué de dire à quel point cette progression est réellement importante, ou à quel point nous devons encore progresser pour être victorieux. »
Pour en revenir à ta saison, quel regard portes-tu sur vos trois courses ?
« A chaque fois, le sentiment a été très différent ! Chaque épreuve avait été choisie pour évoluer les pneus sur des surfaces différents. Long Beach est un circuit bosselé avec peu de grip. A Road Atlanta, l’adhérence est moyenne sur une piste lisse, tandis qu’à Laguna, le revêtement est également lisse mais le grip est plus faible. Chacun de ces tracés corresponds à d’autres circuits que nous visiteront en ALMS, et cela nous a permis de nous tester de manière aussi efficace que possible. »
De manière générale, es-tu satisfait des performances réalisées ?
« Nous sommes contents du niveau de performance affiché par la voiture, même si nous ne sommes pas satisfaits, et ne serons pas satisfaits, tant que nous ne serons pas sur la plus haute marche du podium. Nous pouvons gagner dans tous les paramètres du programme et Falken a d’ailleurs pris les décisions pour démontrer son implication en achetant une nouvelle Porsche RSR Spec-2010. »
L’an prochain, tu sera de nouveau avec le Team Falken, mais avec un programme à temps complet. Quel sera l’objectif ?
« Notre but est de progresser constamment. Peu importe les résultats. Nous voulons êtes un des teams de pointe de l’ALMS : nous voulons que les gens sachent qui nous sommes, qu’ils sachent que nous pouvons nous battre pour la victoire. C’est difficile de fixer des objectifs pour ainsi dire : tout le monde est en place pour une raison, et cette raison, c’est gagner. De manière réaliste, ce sera un long chemin, mais nous sommes prêts à relever le challenge. »
Penses-tu que vous pourrez vous battre avec les équipes officielles ?
« Je pense que nous serons un de leurs concurrents l’an prochain. Le niveau d’engagement a été augmenté et le soutien depuis le Japon est exceptionnel. Nous avons tous les outils pour rendre ce programme couronné de succès. Désormais, nous devons faire fonctionner tous ces outils ensemble. »
Une dernière question, seras-tu de retour au Mans ?
« C’est difficile de répondre à cette question. La seule chose que je peux dire, c’est que tous les gens présents en ALMS veulent aller au Mans et cela n’exclut par le Team Falken. »
Anthony Megevand



