La Suisse est un sacré vivier de pilotes et la saison 2009 a sûrement révélé un nouveau helvète au pied lourd ! Matthias Bèche, 23 ans seulement, a effectué un excellent parcours en Formula Le Mans Cup, avec notamment deux victoires, ainsi que trois poles et deux meilleurs tours en course sur le plan personnel. Après avoir testé la Lola B08/80 du Speedy/Sebah il y a une dizaine de jours, Matthias a pris le volant de la ORECA 01.
Matthias, comment s’est passé ce premier roulage en LMP1 ?
« Ce test a été très positif. C’est une superbe opportunité offerte par Oreca. D’ailleurs, je tiens à remercier Hugues de Chaunac, mais aussi Hope PoleVision. Sans ce team et Benoît Morand, je n’aurais pas pu faire cette saison, et par conséquent avoir l’occasion de faire ces essais. Pour en revenir à cette découverte, je m’attendais à un palier peut être plus important. En fait, on s’habitue relativement vite à la ORECA 01, qui est une auto très saine. Elle est facile à prendre en mains. Par rapport à la Formula Le Mans, elle se distingue vraiment en entrée de courbe et par l’élan que l’on peut conserver dans le virage. Ce n’est que du bonheur ! C’est génial pour nous quatre d’avoir pu travailler avec une équipe comme ORECA. Un roulage comme celui-ci nous tire vers le haut. »
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Vers quels horizons te diriges-tu ?
« Je travaille avec Benoît Morand et Hope PoleVision pour trouver une solution intéressante la saison prochaine, avec pour objectif de disputer les 24 Heures du Mans à terme. Il y a notamment la possibilité de faire un programme en Formula Le Mans : on verra comment ça se passe… »
On a entendu parler d’une Radical SR9 pour ce team. Est-ce exact ?
« Non je ne crois pas. L’équipe travaille sur un projet de LMP1 Hybride pour faire les Le Mans Series en 2011, et les 24 Heures du Mans en 2012… »
Es-tu satisfait de ta saison ?
« Après deux années de monoplace en Asie, c’était un grand palier pour moi. Mais c’est une saison concluante : nous avons fini très fort, avec deux victoires, et je termine avec le plus grand nombre de poles. Nous avons progressé constamment et on est arrivé à avoir une voiture plus rapide que DAMS en fin de championnat. »
Un regret ?
« Non je ne pense pas que nous devons avoir de regret. L’équipe et les pilotes découvraient la discipline, donc nous avons dû passer par une période d’apprentissage. Je ne crois pas que nous avons commis de grosses erreurs. Peut être des petites, mais c’était un passage obligé. »
On sent une certaine proximité entre toi et Hope PoleVision…
« Oui, il y a un lien particulier avec ce team. C’est cette équipe qui m’a permis de revenir courir en Europe. Elle m’a donné m’a chance et m’a permis de connaître une telle progression. Ensuite, tout au long de l’année, chaque membre du team, chaque pilote, s’est beaucoup investi. Cet engagement de chacun a créé des liens forts au sein du team. »
Anthony Megevand


