Asian Le Mans Series

JLOC : Un proto à moteur Lambo en 2010 ?

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

En rentrant à son stand dès le premier tour des 24 Heures du Mans 2010, JLOC n’a pas laissé un souvenir impérissable aux passionnés de la classique sarthoise. La présence de l’équipe nippone en Asian Le Mans Series ressemble ainsi fortement à une tentative de grand pardon. C’est ce que nous sommes allés vérifier en rencontrant Isao Noritake, le patron du team.

 

Les premiers mots de Noritake auront été celui d’un amoureux des 24 Heures du Mans : « C’est tout simplement l’épreuve phase de la course automobile. » Soit, mais que s’est-il passé en juin dernier pour la Lamborghini prenne si peut la piste ? « Si nous avons décidé de nous arrêter dès le premier tour, c’est pour une raison de sécurité. Au Mans, on atteint des vitesses très élevées et on ne voulait pas mettre en danger le pilote. » Difficile d’en savoir plus sur la raison exacte : « Une Lamborghini, ce n’est pas comme une Porsche ou une Ferrari. C’est une voiture dont chaque pièce est conçue à la main et c’est un handicap. Un problème peut survenir. »

 

L’explication est guère convaincante, le changement de sujet bien venu. JLOC est de retour et représente la moitié du plateau GT1. De quoi faire oublier la mascarade mancelle ? Pas seulement : « Nous venons en Asian Le Mans Series pour gagner la catégorie et ainsi décrocher une invitation d’office. Nous engageons deux Murcielago pour augmenter nos chances. Nous voulons également montrer que nos voitures sont bien préparées et ainsi faire oublier Le Mans 2009. »

 

La tentative est louable, les jours qui arrivent nous diront si la tâche est accomplie. Quoi qu’il arrive, Noritake veut voir JLOC faire son come-back aux 24 Heures du Mans en 2010 : « Nous souhaitons courir en GT1, avec Lamborghini. Cela ne peut se faire qu’avec cette marque puisque nous avons des liens étroits avec l’importateur japonais. JLOC est le seul club japonais approuvé par la maison-mère Lamborghini. »

 

Et, presque innocemment, Noritake nous glisse une phrase qui fait l’effet d’une tombe : « Si nous ne pouvons pas venir en GT1, nous ne pensons pas à la Gallardo GT2, mais nous aimerions avoir un prototype, LMP1 ou LMP2, motorisé par Lamborghini ! » Notre interlocuteur nous précisera plus tard que cela est valable bien qu’un nouveau règlement apparaisse en 2011.

 

La présence en GT1, qui reste la priorité, passera certainement par une bonne prestation à Okayama. Deux Lamborghini figurent sur la liste des engagés, l’une étant un châssis ex-Reiter, la seconde une Murcielago ayant l’habitude d’évoluer dans le GT300 du Super GT. Souhaitons que, cette fois, les deux autos frappées du taureau seront à la hauteur de l’événement.

 

Anthony Megevand

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet