Outre une saison FIA-GT3 sur une des deux Ford GT du Fischer Racing, Florian Gruber était également pensionnaire de l’ADAC GT Masters sur une Audi R8 LMS. Avant d’aborder le dernier meeting de Zolder, l’Allemand nous donne son sentiment sur sa saison en FIA-GT3 : « C’est pour moi une année ponctuée de hauts et de bas. Ma plus grande satisfaction restera sans conteste la victoire décrochée à Oschersleben. Malheureusement pour nous, nous avons connu beaucoup de problèmes moteur durant l’année ». Avec près de quarante autos sur certains meetings, il n’est pas chose facile de jouer le devant de la scène : « Le niveau de la catégorie est hyper relevé. La plupart des pilotes sont de vrais professionnels, ce qui donne des courses de haut niveau. Le seul problème concerne l’équité entre les autos qui reste pour moi assez arbitraire ».
Quant aux différences entre la Ford GT et l’Audi R8 : « La R8 LMS a une bien meilleure aéro et la boîte tiptronic est bien agréable que la boîte de la Ford. En revanche, le système de freinage de la Ford GT est plus performant et plus direct que celui de la R8 avec le carbone céramique. Personnellement, j’aime bien avoir un bon feeling lors des freinages ».
L’été dernier, Florian a passé une bonne partie de son temps sur la Nordschleife au volant d’une Gumpert Apollo de série, avec à la clé le record du tour : « Cette voiture est fantastique et j’ai pris beaucoup de plaisir à son volant. Nous avions fait plusieurs séances de tests sur la Nordschleife afin de voir ce que donnait l’aéro, le système de refroidissement et le châssis ». De là à voir une Gumpert Apollo en compétition : « Malheureusement, l’auto a pas mal de restrictions qui l’empêche de rouler en compétition actuellement, notamment le moteur V8 bi-turbo ».
Pour la saison prochaine, rien n’est finalisé : « Je souhaiterais battre mon propre record sur la Nordschleife et pourquoi pas prendre part soit au Championnat du Monde GT1 ou FIA-GT3. Si j’ai encore du temps de disponible, une nouvelle saison en ADAC GT Masters ne serait pas pour me déplaire ».
Propos recueillis par Laurent Mercier