Auteur d’une belle saison Le Mans Series, Pierre Kaffer n’en a pas pour autant terminé son année sportive, l’Allemand étant toujours en lice pour le titre American Le Mans Series au volant de la Ferrari F430 GT Risi Competizione. Avant Petit Le Mans, la paire Kaffer/Melo pointe au second rang du championnat. Avec le soutien de Mika Salo pour cette épreuve longue durée, le Risi Competizione compte bien réduire l’écart avec les Lizards. « Jusqu’à présent, ma saison est fantastique » nous confie Pierre. « Nous avons gagné Sebring et Le Mans et nous comptons bien accrocher Petit Le Mans à notre palmarès. Nous sommes seconds au championnat et nous allons nous battre jusqu’au bout ».
Pour cette pénultième manche de l’année, « Ferrari a fait beaucoup d’effort et nous avons plusieurs évolutions aéro, ce qui nous donne encore plus d’appuis », poursuit Pierre. Cependant, les premiers essais n’ont pas donné entière satisfaction au team américain, compte tenu d’une météo capricieuse : « Nous n’avons effectué que 90 minutes d’essais, compte tenu des pluies diluviennes qui se sont abattues sur le circuit ».
Une fois de plus, la catégorie GT2 devrait être des plus relevée à Road Atlanta, comme nous le confie Pierre : « En GT2, tout le monde tout le monde est au top, que ce soit Ferrari, Porsche, Corvette, BMW, Panoz et maintenant Jaguar fait son arrivée dans la série. En ALMS, il n’y pas que les autos qui sont au top. Il suffit de voir les pilotes au départ pour se rendre compte que le niveau est relevé. Dans la série américaine, toutes les autos peuvent gagner, ce qui diffère quelque peu avec les Le Mans Series, où les gentlemen sont plus nombreux. Selon moi, la catégorie GT2 est la meilleure qui puisse exister ». Avec une seule auto engagée, la tâche n’est pas forcément aisée : « Bien entendu, les conditions économiques ne sont pas favorables actuellement et Risi Competizione a préféré se concentrer sur une auto. A l’avenir, il est prévu d’en avoir de nouveau deux au départ ».
Quant à l’objectif du week-end, il est clair : « Gagner ! J’aime bien le tracé de Road Atlanta et je sais qu’il faudra être à 100% tout le temps. Ici, la moindre erreur se paie cash car le mur n’est jamais très loin. Tout peut arriver en course, sachant que le format est plus long. Il faut s’attendre à dix heures de sprint. J’adore les circuits américains, que je trouve « old school ».
Propos recueillis par Laurent Mercier