American Le Mans Series

Jonny Cocker veut "être au Mans en 2010 avec la Lola !"

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En 2004, Jonathan Cocker devenait à tout juste 18 ans le plus jeune champion du championnat britannique GT. L’année suivante, il devenait le plus jeune pilote à être titré en Porsche Carrera Cup Asia. Il poursuit ensuite dans les deux séries en 2006 avant de rencontrer Lord Paul Drayson. En 2007, la paire va s’illustrer au volant d’une Aston Martin DBRS9 (British GT) roulant au bio-éthanol, avant de relever le défi de l’American Le Mans Series la saison passée avec une Vantage GT2. Retour en Europe cette année pour Jonny avec les Le Mans Series et la Vantage, toujours associé à Paul Drayson. Dans moins de deux semaines, c’est un tout autre challenge que va relever le jeune britannique à Road Atlanta avec ses débuts en prototype sur une Lola-Judd B09/60. Direction ensuite Laguna Seca pour l’ultime round ALMS avant de terminer la saison à Okayama pour la manche Asian Le Mans Series. Jonny nous parle de sa découverte de la Lola à l’issue du shakedown ainsi que ses deux années passées avec la Vantage :

 

Laurent Mercier : Jonny, quelles sont vos premières impressions après le shakedown de la Lola ?

Jonny Cocker : « La voiture est étonnante à piloter ! C’est totalement différent de tout ce que j’ai pu piloter jusqu’à présent mais tout est bien pensé dans l’auto. J’ai vraiment hâte d’être à Road Atlanta et de me familiariser avec l’auto ».


C’est à ce jour le plus grand challenge pour vous et toute l’équipe ?

« Bien sûr, c’est un défi énorme. Nous avons déjà obtenu la voiture complète à temps et c’est une belle performance. La voiture a été construite en temps très court et tout le crédit va entièrement à toute l’équipe Drayson Racing et à Lola. Le prochain objectif sera de se mesurer aux autres équipes et pilotes LMP1. Nous avons tous les ingrédients dans l’équipe pour être au top à Road Atlanta et je suis sûr que nous pourrons atteindre cet objectif ».


Le circuit de Road Atlanta est un tracé que vous appréciez ?

« C’est un circuit fantastique avec des courbes serrées et très rapides à certains endroits. Je sais que ce sera différent de ce que nous avons connu avec la Vantage mais je me réjouis de ce nouveau défi. C’est agréable de revenir en ALMS sur une piste que nous connaissons déjà. L’année passée, il nous a fallu apprendre les circuits et nous arrivons maintenant en terre connue ».

 

L’objectif sera d’apprendre l’auto et d’emmagasiner un maximum d’expérience ?

« Bien sûr car ce sera la première course pour l’équipe et les pilotes avec l’auto et il faut être réaliste. Le plan sera d’optimiser la performance, de rallier l’arrivée et de respecter la stratégie. Il serait dangereux de nous fixer un objectif trop élevé. C’est une course longue et je suis sûr que nous aurons beaucoup de possibilités qui s’offriront à nous ».

 

Vous avez passé deux ans avec l’Aston Martin Vantage GT2. C’était une belle expérience de développer l’auto dans une catégorie très relevée ?

« c’était génial d’être impliqué dans le projet Aston Martin Vantage GT2 depuis le début. Je doute que beaucoup de gens aient passé plus de temps que Paul et moi dans l’auto. Cela n’a pas été facile de développer l’auto et nous avons connu des hauts et des bas. La voiture a été améliorée avec le temps mais la catégorie GT2 est si serrée que la plus petite marge avec les leaders est dure à combler. C’est quasiment impossible de revenir dans la course en tête ».

 

Quelles sont les différences entre l’ALMS et Les Le Mans Series ?

« Les deux séries sont très compétitives. Je trouve juste que les circuits empruntés par l’ALMS sont plus excitants que les tracés européens. Cela donne plus de spectacle pour les spectateurs. J’aime les deux championnats et il me serait bien difficile de choisir entre les deux ».

 

Vous avez disputé vos premières 24 Heures du Mans en juin dernier. Un grand moment ?

« C’était incroyable ! Bien sûr c’était ma première participation en tant que pilote et c’est un moment que je n’oublierai jamais. Je connaissais l’épreuve en tant que spectateur et j’avais pu me rendre compte de l’énormité de l’événement et c’est quelque chose d’incroyable d’en faire partie. J’espère bien être de retour au Mans en 2010 avec la Lola du Drayson Racing. Nous espérons que l’Automobile Club de l’Ouest nous sélectionnera. Piloter une LMP1 au Mans serait une formidable occasion pour toute l’équipe et nous aurions une réelle chance d’obtenir un bon résultat au général ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

 

 

 

 

 

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