GT4 European Series

Michael Mallock : Objectif titre en 2009 et Le Mans 2010 !

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A presque 27 ans, Michael Mallock a déjà une carrière bien remplie : FIA Sportscar, British GT, FIA-GT et pilote de développement de la McLaren Mercedes SLR 722 GT l’an passé. Depuis deux saisons, le fils de Ray Mallock (RML) dispute la GT4 European Cup au volant de l’Aston Martin N24 RS Williams (Richard Stewart Williams Limited). Avant de se rendre à Portimao pour l’ultime meeting de l’année, Michael compte 8 points de retard au championnat. Cependant, tout espoir de titre reste permis, comme nous le confie Michael :

 

Laurent Mercier : Malgré aucun point marqué à Silverstone, tu es toujours en lice pour le titre. La saison est tout de même bonne ?

Michael Mallock : «  Le début de saison a été plutôt compliqué même si nous étions bien à Silverstone avec une pole et une seconde place en qualification. Malheureusement, nous avons cassé le moteur dans la course 1 alors que nous étions seconds. Le team a ensuite travaillé toute la nuit pour mettre un nouveau moteur mais nous avons eu un problème récurent de freins. Ce même souci nous avait pas mal handicapé la saison passée. Le même pépin s’est reproduit à Adria où nous avons seulement marqué deux points dans la course 1 et un abandon dans la seconde. Ce qui fait que nous n’avons quasiment pas marqué de points dans les quatre premières courses ».


« L’équipe RS Williams et Aston Martin Racing ont travaillé durement pour que l’on puissent avoir un bon package de freins sur l’auto à Oschersleben et c’est là que nous avons débuté réellement la saison. Nous avons terminé 3ème dans la course 1 et nous devions monter une nouvelle fois sur le podium dans la course 2 mais j’ai commis une erreur lors du ravitaillement avec un arrêt de 69.8s au lieu du minimum de 70s et cela nous a coûté un stop&go ».


« Spa a été jusqu’à présent le tournant de la saison avec deux victoires dans les deux courses. Nous étions en route pour remporter également les deux manches à Zolder mais je suis allé touché le muret dans la course 1 et je suis passé 11ème avant de remonter et de me battre pour la 2ème place. Dans la course 2, nous avons eu un souci de boîte de vitesses et je ne pouvais pas utiliser la 3ème et la 5ème. J’ai donc dû me contenter de la dernière marche du podium. Deux podiums dans ces conditions est quelques chose de fantastique pour moi et le team RS Williams ».


Les batailles sont intenses dans la catégorie GT4. Quel est ton opinion sur le niveau de cette catégorie ?

« C’est sûr que les courses sont très disputées. Mathématiquement, il y a encore six autos qui peuvent encore gagner le championnat à Portimao lors du prochain et dernier meeting. Nous sommes 3ème à deux points de la Nissan et à 8 de la Ginetta de Joe Osborne. C’est une bonne série dans ces conditions actuelles de crise et il est bien de pouvoir rouler avec des GT à coût réduit dans des séries internationales. Il y a un bon mix de pilotes, certains avec pas mal d’expérience en GT, d’autres qui viennent de la monoplace et qui sont très rapides et bien entendu les gentlemen drivers. Tout ceci fait un bon équilibre. SRO devrait tout de même améliorer le système de balance de performance même si je sais qu’il n’est pas facile d’atteindre la perfection ».

 

 

Tu baignes dans le sport automobile depuis tout petit puisque tu es la 3ème génération d’une famille de pilotes ?

« Je suis extrêmement fier de faire partie de cet héritage familial et c’est pourquoi je porte les couleurs de ma famille sur le haut de mon casque, comme les épées dans les batailles. Mon grand-père était quelqu’un d’extraordinaire, un bon pilote et un fantastique ingénieur. Il a révolutionné la création et le développement des voitures de course et il a débuté la lignée des Mallock en sport automobile. Mon père a sensiblement les mêmes qualités. Il a été un bon pilote avec des victoires dans les séries de monoplace les plus importantes. Il a gagné le Championnat du Monde d’Endurance C2 lorsqu’il pilotait pour Ecosse. C’était une voiture qu’il avait développé lui-même. Il a été pilote professionnel jusque dans les années 90 et s’est ensuite consacré à ses affaires, Ray Mallock Limited (RML). Il a connu de nombreux succès en Tourisme, Rallye et bien entendu au Mans. Il a mené les 24 Heures du Mans à de nombreuses reprises mais n’a jamais remporté la course. Il a aussi été team manager sur la Lola RML LMP2. J’espère pouvoir gagner un jour pour lui ».

 

L’an passé, tu étais pilote d’Usine Mercedes sur une SLR 722 GT. Selon toi, la SLR aurait fait une bonne GT1 ou GT2 ?

«  La SLR 722 GT était un grand projet. J’étais responsable du développement de l’auto depuis sa création et je faisais partie des pilotes professionnels dans la série l’année passée au même titre que des Alesi, Ludwig, Danner et d’autres. C’était bien de remporter les deux premières courses de la saison et d’être sur le podium au-dessus de certains de mes héros. Malheureusmement, Mercedes a décidé que ce n’était pas viable de poursuivre la série cette année, compte tenu de la situation économique. Il y a bien une équipe qui engage une auto aux Etats-Unis en SCCA. Nous verrons bien si la SLR sera engagée la saison prochaine dans d’autres séries ».

 

« La SLR 722 GT peut être considérée comme une « soft GT » où un pilote qui a peu d’expérience en GT peut assez aisément la piloter, sans sortir de son confort habituel de conducteur. Il n’a jamais été question de développer l’auto pour une performance ultime. Les temps étaient similaires à ceux d’une GT3, la SLR développant environ 680 chevaux. Le problème venait du poids de l’auto qui était vraiment trop élevé, mais avec un bon investissement, ce serait une très bonne auto de course ».

 

As-tu déjà des projets pour 2010 ?

« Je suis actuellement pleinement concentré sur Portimao où je vais faire mon maximum pour remporter le championnat. Nous allons tout faire pour cela. Nous sommes en discussion pour 2010 et je suis très reconnaissant à RS Williams de m’avoir permis de rouler dans une Aston Martin durant ces deux dernières années. Ils ont un groupe d’ingénieurs fantastique et j’aimerais vraiment les aider à venir dans une compétition internationale. Ils étaient impliqués durant les années 80 dans le programme Aston Martin AMR1 Group C, ce qui fait qu’ils ont le niveau et les capacités à être au niveau international. Après la dernière course, nous regarderons les options pour l’an prochain. J’ai une grande passion pour les 24 Heures du Mans et comme je l’ai dit, ma famille a une grande histoire avec cette course et je suis préent depuis 2000 comme spectateur. C’est la course ultime et mon ambition a toujours été d’y participer et d’y gagner. J’espère bien être au départ l’an prochain et faire ce que mon père n’a jamais réellement réussi ! ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

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