European Le Mans Series

Karim Ajlani compte poursuivre l’aventure prototype.

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« Syrian Le Mans Driver » ! Né à Genève de père Syrien, Karim Ajlani a débuté sa carrière par l’école de pilotage Winfield. Après être passé par le VdeV, le jeune pilote relève un nouveau challenge cette année avec les Le Mans Series sur une Pescarolo-Mazda du OAK Racing. Depuis peu, il a été promu Ambassadeur du Hilton Racing, au même titre qu’un certain Lewis Hamilton. A l’issue de la séance qualificative, Karim nous parle de sa saison, de sa découverte des 24 Heures du Mans, mais aussi de la promotion du sport automobile en Syrie.

 

Laurent Mercier : Karim, comment se sont passés les essais ?

Karim Ajlani : « La première séance d’essais libres a été plutôt chaotique, compte tenu de la météo. Nous avions changé le moteur en fin de semaine passée et nous n’avions effectué qu’un shakedown à Magny-Cours avant d’arriver ici. Nous avons profité des essais pour valider certaines pièces. Nous avons juste eu quelques problèmes électriques récurrents. La voiture est bonne, tout comme le châssis. Le circuit est assez petit et les dépassements devraient être assez compliqués en course. Cela risque aussi d’être difficile pour les pneus et le moteur si la température est élevée ».

 

Jusqu’à présent, ton bilan de saison est globalement positif ?

« Si l’on regarde que les résultats, sachant que ce n’est que ma première année dans la série, c’est plutôt satisfaisant. Je suis tout de même déçu par la course de Portimao car le podium était en vue. Au lieu de six arrêts comme nous aurions dû faire, nous nous sommes arrêtés à onze reprises. Pour l’ouverture du championnat à Barcelone, nous terminons 5ème avec l’ancienne carrosserie. A Spa, deux de nos concurrents ont été déclassés, ce qui fait que nous avons hérité de la 3ème place ».

 

Et ta découverte des 24 Heures du Mans ?

« Il y a quelques années, je pensais que cette course était intouchable et inaccessible. Maintenant, je peux dire que je l’ai disputée. On travaille, on progresse et on y arrive. Bien entendu, ma première participation a un sentiment particulier et j’en éprouve une certaine fierté. Tout était nouveau pour moi et la semaine a été intense. Tout s’enchaîne très vite en mode découverte. Avec le recul, on réalise mieux ce qui s’est passé. Je pense que la deuxième année, on apprécie encore plus. J’espère bien entendu être au départ en 2010 et finir la course ».

 

Ta participation a eu des retombées en Syrie ?

« Il faut savoir que le sport n’est pas très développé en Syrie. Le pays compte un Comité Olympique et il y a un club automobile à Damas. C’est assez compliqué pour les médias de relayer les infos car le pays poursuit son ouverture vers l’extérieur. Si cette année j’ai roulé sous la bannière suisse compte tenu de ma licence, je compte bien l’an prochain être au départ sous bannière syrienne. J’espère exporter dans mon pays ce que je fais en Europe. Le pays compte surtout quelques pilotes de rallyes ».


Et ton rôle d’Ambassadeur Hilton Racing ?

« Tout s’est finalisé il y a peu et je vais participer avec le groupe Hilton à plusieurs évènements. Représenter une telle marque est quelque chose d’exceptionnel et cela peut ouvrir pas mal de voie. A moi de bien faire mon travail. Ce n’est que du positif et il faut savoir saisir les bonnes opportunités ».

 

As-tu des projets pour le futur ?

« Je compte privilégier la piste prototype mais rien n’est défini à ce jour. Il faut encore attendre un peu, sachant que la saison n’est pas terminée. Je reste ouvert à toute discussion. Ce qui est sûr, c’est que je ne serais pas en Asian Le Mans Series, tout comme Richard (Hein) et Mathieu (Lahaye). Pour 2010, je vais étudier ce qui sera le plus bénéfique pour moi. P1 ou P2, je ne sais pas encore ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

 

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