European Le Mans Series

Portimão : On a testé pour vous… la Corvette Z06.

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Samedi, en arrivant sur le circuit, Anthony a demandé à un aveugle s’il veut voir clair ! Plus sérieusement, il me demande si j’ai quelque chose de prévu juste après le warm-up et si ça me dirait de faire un tour de circuit dans la Corvette Z06 de l’écurie Luc Alphand Aventures. Etant donné qu’un journaliste se doit d’avoir l’esprit de sacrifice pour les lecteurs, je me suis volontiers dévouée !

 

Rendez-vous est donc pris et c’est avec dix minutes d’avance que je me dirige vers le stand de l’équipe sarthoise, ne voulant surtout pas qu’un confrère zélé prenne ma place. A la fin de la séance, arrive ma monture du jour : une Corvette Z06 avec des pneus slicks Dunlop. J’enfile le casque et me voilà assise à la droite de Julien Jousse, transformé en chauffeur de luxe.

 

Ayant déjà eu l’occasion de poser mon fessier derrière le volant de la Corvette C6.R GT1 grâce à Olivier Beretta, je trouve que l’installation dans la Z06 est plutôt facile : inutile de se plier en deux pour s’asseoir. Tandis que Sam m’aide à me sangler, Julien me rassure d’emblée : « A chaque fois que je monte dans cette voiture, je dois réapprendre à freiner pied droit et j’y arrive pas ! » Ça promet ! Une fois harnachée, impossible de bouger et… heureusement ! Car c’est parti pour deux tours de folie. A découvrir en vidéo ici !

 

Pour découvrir un tour de circuit de Portimão en caméra embarquée, cliquez sur l’image !

Quelques jours avant la course, j’avais étudié le circuit afin de me familiariser avec les nombreux virages et j’imaginais que cette petite balade serait un bon moyen de visualiser la piste. Julien appuie sur le démarreur et nous voilà en train de chauffer les pneus en fin de pit-lane. Après une franche accélération, le premier freinage arrive déjà. Puis les virages s’enchaînent à une vitesse folle, pas le temps de respirer sur ce grand huit géant ! Je me rends rapidement compte ce que l’expression « virages aveugles » signifie et encore, nous sommes seuls sur la piste.

 

Quelle ne fut pas ma surprise de constater que Julien ne freinait pas où j’aurais été debout sur la pédale de freins, mais passait la courbe à fond, sans même avoir l’idée, incongrue, je dois l’avouer, de lever le pied ! Fort heureusement, les pneus slicks font merveille et nous sommes collés à l’asphalte. Julien s’amuse comme un petit fou, mais même pas peur, même si mon estomac essaie par tous les moyens de remonter vers ma gorge dans les grandes descentes !

 

J’essaie de me repérer grâce à mon apprentissage théorique du circuit, mais peine perdue, les courbes se succèdent à un rythme d’enfer. Et dire que les pilotes vont parfois passer deux ou trois relais à cette allure ! C’est un métier…

 

Si l’on veut se risquer à comparer cette nouvelle piste avec un circuit existant, je pencherais pour Laguna Seca au niveau de la configuration générale, mais aussi du dénivelé et des virages aveugles et pour Spa au niveau du tracé, la pluie en moins ! Car c’est sous un soleil de plomb qu’il a fallu enfiler la combinaison pour deux tours d’un circuit qui n’offre aucun répit aux pilotes et qui rend les dépassements hasardeux du fait de l’absence de visibilité.

 

Dans la sortie du dernier virage, il me semblait que Julien allait un peu vite pour rentrer dans la pit-lane et ne prenait pas la bonne trajectoire, mais comment être sûre, vu qu’il avait passé le premier tour à faire tout le contraire de ce que j’aurais fait ! Là, à mon grand étonnement, je ne me trompais pas et Julien remettait les gaz pour un vrai tour lancé. Le bonheur à l’état pur… car on peut vraiment savourer la deuxième boucle : on sait à quoi s’attendre. Quoique…

 

Les pneus étant montés en température, Julien improvise quelques glissades à haute vitesse, mais malgré tous ses efforts, pas un cri ne sortira de ma bouche : je lui fais une confiance absolue et j’en redemande ! Mais cette fois, il faut rentrer et redescendre sur terre. Le temps de remercier Julien, c’est avec un sourire jusqu’aux oreilles que je rejoins Anthony en salle de presse pour lui conter mes aventures…

 

Je voudrais remercier toute l’équipe Luc Alphand Aventures pour m’avoir permis de vivre ce moment d’ivresse intense et plus particulièrement Julien Jousse, qui s’est prêté au jeu à peine sorti du baquet de sa « vraie » voiture. Et une petite pensée pour Luc, mon chauffeur d’un jour dans une autre vie !

 

Cécile Bonardel

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