Super GT

Sugo, GT500 : Deuxième victoire pour Tréluyer/Motoyama (Nissan)

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Au départ de la course, le soleil était présent sur le circuit de Sugo, pour cette cinquième manche du SUPER GT 2009, prévue sur une distance de 81 tours du circuit de 3,704, soit 300 kilomètres. Il faisait chaud, avec une température de l’air de 31°C et 46°C sur le tarmac. Le co-champion 2008 avec Benoît Tréluyer, Satoshi Motoyama (Nissan GT-R n°1) était rétrogradé de deux places sur la grille de départ, pour avoir dépassé un autre concurrent durant la séance d’essais libres matinaux et partait donc en sixième position au lieu de la quatrième.

 

Départ sans problème sur le sec.

Mais Tréluyer/Motoyama (Nissan), les meilleurs sous la pluie, l’emportent…

…devant la Lexus de Couto//Hirate, en Dunlop…

…et La Honda NSX du Dome Racing de Kogure/Michigami.

Le poleman Ronnie Quintarelli a été piégé par la météo.

Deuxième victoire 2009 pour Motoyama et Tréluyer.

Ronnie Quintarelli (Nissan GT-R n°1) conservait le bénéfice de sa pole position, et précédait la Nissan n°24 de De Oliveira et la Lexus SC430 de Bjorn Wildheim (n°6). Andre Couto (Lexus n°39) attaquait ferme et passait la Honda n°18 de Takashi Kogure. Motoyama avait pris lui aussi un excellent départ et dès le dixième tour, il était à la lutte avec Couto avec la quatrième place pour enjeu.

 

Les positions se stabilisaient quelque peu, mais au 26ème tour, la météo allait changer la donne, ar la pluie commençait à tomber légèrement. Motoyama et le team NISMO avaient prévu cette éventualité et la Nissan n°1 s’arrêtait dès la fin du 27ème tour, soit dès l’ouverture de la feenêtre de ravitaillement permise par les règlements (un tiers de la distance étant couverte, un pilote ne pouvant couvrir plus des deux tiers de la distance). Benoît Tréluyer relayait Motoyama et reprenait la pise en pneus pluie, mais pas en full wet.

 

Les arrêts au stand se succédaient, avec des changements de pneus en conséquence. Wirdheim restait en piste jusqu’au 34ème tour, moment où il cédait sa place à Daisuke Ito. La Lexus repartait avec des full wet, et comme la pluie tombait de plus en plus fort, le choix du Team LeMans pour la Lexus semblait le bon.

 

La Nissan de Quintarelli/Yasuda était de son côté en difficulté avec les conditions de piste, les Michelin montés sur la Nissan semblant inadaptés et la voiture perdait beaucoup de terrain, tout comme la Nissan de de Oliveira/Ara. Yasuda était encore quatrième au 41ème tour, avant de laisser passer la Lexus n°39 de Kohei Hirate.

 

Vers les deux tiers de la distance, la pluie baissa très nettement d’intensité, la piste sécant même par endroits et la tendance se renversa brusquement. Avec ses Bridgestone full wet, Ito se mit à perdre cinq à six secondes par tours sur Tréluyer, puis près de dix secondes, tant et si bien que l’alençonnais revint rapidement dans les roues de la Lexus. Tréluyer ne se précipita pas et attendit une ouverture favorable pour ne pas prendre de risques. Au 66ème tour, l’occasion se présenta et le français doubla Ito pour foncer vers une large victoire.

 

Derrière, Ito voyait ses concurrents fondre sur lui. Au 71ème tour, la Lexus de Hirate le passait inexorablement. Les Dunlop de la Lexus n°39 du Team SARD s’étaient montrés très performants sous la pluie. Kohei Hirate terminait deuxième, réalisant ainsi son tout premier podium, podium que SARD retrouvait pour la première fois depuis 2007. Les malheurs de Daisuke Ito ne s’arrêtaient pas là, puisque il était victime d’une crevaison lente en fin de course et ne se classait finalement que cinquième.

 

La dernière place sur le podium était prise par la Honda NSX n°18 du Dome Racing (Kogure/Michigami). Alors qu’elle avait été discrète en début de course, la pluie sembla redonner des vigueurs à la NSX qui remonta place après place dans la seconde moitié de la course, Ryo Michigami dépassant la Honda n°100 de Shinya Hosokawa à un tour de l’arrivée pour prendre cette troisième place.

 

Satoshi Motoyama : « Je pense que ça a été seulement une coïncidence. Nissan n’avait jamais gagné à Sugo, mais quand ils me l’ont dit j’ai senti qu’il fallait que je donne tout ce que j’avais. Rien que pour cela, je suis heureux que Nissan ait obtenu sa première victoire en GT500 sur ce circuit. Nous avions prévu qu’il commencerait à pleuvoir pendant la course, et nous avions travaillé en conséquence auparavant. Par radio, j’ai donné des informations sur les conditions de course et la pluie, le team a pris en compte les temps au tour des autres pilotes et m’ont rappelé au stand. Cette victoire et la première place au classement pilotes témoigne de la valeur du team et de la voiture, et nous motive encore plus. Nous voulons faire de bonnes courses et nous pensons au championnat. »

 

Benoit Treluyer : « Motoyama m’a donné la voiture en parfait état, et la stratégie du team et le choix des pneus ont été également bons. Au début de mon relais, j’ai eu quelques tours diffiCiles sous la forte pluie, mais je n’ai jamais laissé la Lexus n°6 s’échapper. Quand la pluie a diminué, même si notre voiture était plus rapide, j’ai décidé de prendre mon temps, de ne pas attaquer et d’attendre une opportunité pour doubler la Lexus, ce que j’ai fait. Je tiens à remercier le team pour avoir réglé aussi bien la voiture et pour avoir fait le bon choix de pneus. »

 

Les résultats de la course sont ici.

 

Sébastien Philippe et Loïc Duval ont fait de leur côté une course anonyme, Philippe se classant huitième avec la Nissan n°12 et Duval avec la Honda n°32.

Loic Duval : « Nous n’étions pas suffisamment performants. Nous avons essayé de combler ce manque avec une stratégie de course appropriée, mais le premier pitstop a peut-être eu lieu trop tôt, et le second trop tard -il semble que toutes les tactiques que nous avons employées ont produit l’effet contraire. »

 

Au championnat, Motoyama et Tréluyer sont en tête avec 43 points, contre 39 à Wakisaka/Lotterer (Lexus Tom’s n°36), 36 à Ara/De Oliveira (Nissan n°24), 33 à Firman/Izawa (Honda n°8) et 32 à Michigami/Kogure (Honda n°18), donc rien n’est joué. Prochaine manche à Suzuka le 23 août, la course n’étant pas disputée selon le format habituel des célèbres 1000 km de Suzuka, mais sur la distance inhabituelle de 700 km.

 

 Claude Foubert

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