FIA GT Series

Bert Longin : "La victoire est possible !"

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En 2000, Bert Longin débutait sa carrière en FIA-GT. Une décennie plus tard, le Belge est toujours un fervent concurrent de la série. Si l’an passé il évoluait sur une Saleen S7-R, il fait son come-back cette saison sur une Corvette C6.R au sein du Selleslagh Racing Team avec James Ruffier. A Spa, la paire franco-belge sera épaulé par Oliver Gavin et Maxime Soulet. 6ème à Silverstone, 5ème à Adria puis 4ème à Oschersleben, le team SRT compte bien sur le double tour d’horloge spadois pour se relancer au championnat. A l’issue des séances qualificatives, la Corvette n°3 s’est classée 5ème. Bert nous donne son sentiment sur ses essais ainsi que sur ses ambitions pour la course :

 

Laurent Mercier : Bert, comment se sont déroulés les essais ?

Bert Longin : «  Nous étions systématiquement dans les deux premiers lors des deux séances libres. J’étais dans un tour rapide en qualification mais des trombes d’eau ne m’ont pas permis de terminer le tour lancé. Nous étions en tête peu de temps avant la pluie, mais les trois Maserati MC12 ont fait mieux juste avant la pluie. Nous sommes un peu déçus car je pense que faire la pole ici est toujours importante ».

 

Le set up n’a pas été trop compliqué à trouver avec ces conditions changeantes ?

« Pas vraiment, car le team connaît bien l’auto, tout comme les pilotes. En plus d’Oliver Gavin dans l’équipage, nous avons deux ingénieurs de Pratt&Miller ».

 

La victoire est jouable selon toi ?

« Objectivement, je pense que oui. Bien sûr, avec trois Maserati, cela ne sera pas évident. Il faudra être discipliné et faire de bons pit stops. Il ne faudra surtout pas sortir de la piste, sous peine d’être vite largué par les leaders. Je pense que six autos peuvent légitimement gagner. Ce sera l’équipe qui sera la plus calme qui franchira la première le drapeau à damiers. En course, nous devrions être un peu plus vite que les Maserati ».

 

Quel est ton meilleur souvenir à Spa ?

« Je dirais 2007 où je pilotais une Corvette C5-R. Nous étions en tête après six heures de course et nous avions la voiture pour gagner, et ce malgré des autos bien plus abouties. Au final, nous sommes montés sur la 3ème marche du podium. J’ai trois podiums ici, deux en GT1 et un en GT2 ».

 

Toi qui a une grande expérience du championnat FIA-GT, comment vois-tu l’avenir avec la séparation des championnats GT1 et GT2 ?

« Le Championnat du Monde GT1 est selon moi une bonne idée. Il faut juste attendre de voir combien d’autos seront au départ. Malgré le contexte économique difficile, je pense que ce sera un succès. J’ai juste un doute sur le fait que les GT1 ne soient plus admises aux 24 Heures de Spa l’an prochain. Selon moi c’est une erreur. Les GT3 et GT4 ne sont pas faites pour rouler 24 heures. Je ne comprends pas trop le fait d’exclure les GT1 de cette course ».

 

Tu travailles déjà en vue de 2010 ?

« Oui je travaille déjà sur le sujet, avec quelques pistes. Il est trop tôt pour en parler mais en tant que pilote GT, tu te dois de faire ce championnat. On peut déjà voir que Nissan fait du bon travail et que Marc VDS Racing Team travaille bien. Il y a deux choses importantes à prendre en compte dans ce futur championnat. D’une, les GT1 sont de vraies autos de course et de deux c’est un championnat du monde labellisé FIA ».

 

Et les 24 Heures du Mans ?

« (rires) Je dois absolument être au départ avant d’arrêter ma carrière. Cela a bien failli se faire par deux fois, car je l’avais inclus dans mon programme avec mes sponsors. Finalement, le projet a capoté. Si je suis au départ, il faudra que tout soit réuni pour jouer la gagne. Je veux faire Le Mans mais je veux des résultats. Rouler pour le simple fait de rouler ne m’intéresse pas ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

 

 

 

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