Chroniques Pilotes

Rob Bell : Un mois de juin contrasté…

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« Hello Endurance-Info ! Juin était un mois très important pour moi, comme pour tout autre pilote d’Endurance d’ailleurs. Le Mans reste l’objectif principal d’une saison : c’est l’une des plus grandes courses du Monde et c’est toujours incroyable d’en faire partie. C’était aussi important pour JMW Motorsport, Dunlop et Ferrari, les trois composantes principales de mon programme. Comme il n’y avait pas de Journée Test cette année, il était important d’avoir deux pilotes expérimentés à mes côtés, deux pilotes qui connaissent bien le circuit. C’était le cas puisque Tim Sugden et Andrew Kirkaldy, deux gars que je connais bien, avaient déjà piloté au Mans dans le passé.

 

Durant la semaine, nous avions prévu de rouler le moins possible. En piste, nous nous sommes donc concentrés sur la recherche du meilleur équilibre pour la voiture, de façon à ce que les pilotes se sentent en confiance et confortables pour la course. Malheureusement, le climat a été difficile : cela a compliqué la tâche puisque la piste évoluait constamment. Quand la piste était sèche, elle était verte et elle offrait peu de grip. Plus les voitures roulaient, plus le bitume gagnait en adhérence… mais alors la pluie refaisait son apparition. C’était très frustrant ! Cela étant, à la fin de la journée du mercredi, nous étions heureux du comportement de la voiture. Prêt pour les qualifications. Tim, Andrew et moi avons tous piloté lors de la qualif’, mais c’était à moi de faire le chrono. La balance était bonne et les pneus fonctionnaient bien, mais un problème de boîte ne nous a pas permis d’obtenir un meilleur résultat. C’était décevant, mais nous savions que notre Ferrari serait compétition en course.

 


La course justement, elle a débuté comme nous l’espérions. J’ai pris le départ et tout allait bien. Les conditions atmosphériques, avec une forte chaleur, n’était pas idéal pour notre auto, mais nous savions que lorsque la température baisserait, nous serions plus forts encore. Durant les premières heures, nous étions entre la troisième et la quatrième place, avant de passer second lorsque les Porsche ont eu leurs problèmes. Au cours de la nuit, puis le dimanche matin, nous avons eu des ennuis mineurs dans le trafic, avec quelques dommages au niveau de la carrosserie.

 

Nous étions toujours deuxièmes à six heures de l’arrivée… lorsque nous avons connu notre premier vrai problème majeur. L’embrayage a cassé. En soit, ce n’était pas si problématique, mais les changements de vitesse devenaient de plus en plus difficiles et le redémarrage était compliqué après chaque pit-stop. Nous pouvions avancer au point mort, avec l’aide du démarreur, mais cela a cessé de fonctionner après trois ou quatre arrêts. Nous avons donc dû intervenir, ce qui nous a coûté dix minutes. Nous avons rétrogradé au troisième rang, le podium étant toujours à notre portée. Malheureusement, la suspension arrière gauche a cassé à deux heures du terme. Tim a pu rentrer au stand, mais nous avons perdu une position…

 

C’était bien pour le team de finir, d’autant que c’étaient les premières 24 Heures du Mans du JMW Motorsport. Mais pour être honnête, tout le monde était déçu. Comme l’an dernier, la voiture, les pneus et les pilotes ont été irréprochables, mais nous ratons le podium au dernier moment. Peut être l’an prochain…

 

Pas le temps de se reposer après Le Mans. Direction Oschersleben le week-end suivant pour la troisième manche du FIA-GT. De nouveau, les Porsche étaient très rapides. Notre voiture, la Ferrari du CRS Racing, était relativement bien équilibrée, même si nous embarquions encore 50kg de lest. C’est un véritable problème cette année, puisque nous avons en plus des brides plus réduites et des pneus plus durs. Nous pouvons simplement miser sur une auto stable et espérer que les autres aient un pilote plus lent… Andrew s’est qualifié 4e, ce qui était plutôt intéressant pour la course.

 

J’ai pris le départ, un départ plutôt bon puisque je me suis hissé à al troisième place, derrière Ragginger et Bruni. Nous étions compétitifs et nous avions une bonne stratégie. Trois tours avant mon pit-stop, la pluie a fait son apparition. C’était très glissant, mais nous avons essayé de rester en slick aussi longtemps que possible. Je suis revenu sur les deux voitures de tête. J’espérais passer aux commandes lorsque la pluie s’est intensifiée. Andrew m’a relayé, mais deux tours après le désembuage est tombé en panne ! Il a dû revenir au stand et nous avons perdu beaucoup de temps, ce qui nous a fait rétrograder à la sixième position, à plus d’un tour. Il semble que nous ne soyons pas très chanceux en FIA-GT pour l’instant… Après trois courses, nous avons un seul podium au compteur. Les règles compliquent la donne, mais je pense que nous pouvons toujours gagner des courses. J’espère que nous pourrons véritablement débuter notre championnat à l’occasion des 24 Heures de Spa, où Andrew et moi ferons équipe avec Antonio Garcia et Peter Kox… A bientôt ! »

 

Rob

 

Retrouvez toute l’actualité de Rob Bell sur son site officielRob Bell

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