Entre les 24 Heures du Nürburgring et la deuxième manche du DTM au Lausitz, nous vous avions proposé une visite du Musée Porsche. Le lendemain, nous avions pris la direction du Musée Mercedes-Benz, toujours à Stuttgart. Nous profitons d’une actualité un peu calme pour revenir sur cette découverte qui, sans conteste, vaut le déplacement ! Il vous faudra une bonne dose de courage pour attaquer huit étages d’une histoire longue de 122 ans. Ce sont pas moins de 16 500 m2 qui vous attendent. Les photos sont à découvrir ici.
Après avoir grimpé les 34 mètres de hauteur avec un ascenseur au look futuriste, la visite débute par un… cheval. Celui de l’empereur Wilhelm II qui disait à son époque : « Je crois toujours au cheval. L’automobile n’est rien de moins qu’un phénomène transitoire. » A méditer. Direction donc la première étape, consacrée aux inventions de deux pionniers que sont Gottlieb Daimler et Wilhelm Maybach. Leur moteur à combustion est bien évidemment visible, tout comme le deux roues sur lequel ils l’ont testé pour la première fois. Ce premier étage regorge d’ailleurs d’inventions diverses et variées : deux roues, quatre roues, voire même des bateaux et des aéroplanes !
De manière générale, le Musée vous propose de revivre l’évolution de la firme à l’étoile de deux manières. La première, chronologique, revient année après année sur les réalisations du constructeur allemand. En parallèle, des faits historiques sont exposés, de manière à replacer le contexte dans lequel ont été lancés les modèles de série. L’autre partie se présente sous forme de galeries. Des galeries qui mettent en avant la diversité de Mercedes via différents thèmes : les Voyageurs, les Transporteurs (où l’on peut apprécier un 300 SLR montée sur son camion !), les véhicules d’interventions, ceux des célébrités puis des héros.
Le deuxième étage qui correspond en fait au « Level 7 » signe en fait la véritable naissance de la marque Mercedes telle qu’on la connaît aujourd’hui. A l’image du musée, ces modèles sont dans un état de conservation incroyable. Les chromes particulièrement sont magnifiques. La façon d’exposer est, elle aussi, irréprochable. Tout est fait pour mettre en valeur les véhicules. On appréciera également l’accessibilité, avec aucune corde ou barrière présente. Toujours agréable pour le visiteur !
S’en suit plusieurs étages consacrés à des périodes et des thèmes. Les premières voitures à moteur Diesel et à moteur Turbo, mais surtout de superbes limousines d’avant-guerre, dont une 500K Spezial-Roadster à couper le souffle, trônent à l’étage n°3. Le suivant est tout aussi intéressant et pour cause : il est consacré aux belles formes et à la diversité. C’est ici que l’on trouve la fameuse 300 SL Coupe, ou encore une 300 SLR « Uhlenhaut Coupe ». Le niveau d’après met en avant les modèles « visionnaires » : les transports en commun, l’airbag ou encore un intriguant duo de deux voitures liées par un câble. Il s’agit en fait des prémisses de la… télémétrie ! La descente du bâtiment se poursuit avec des voitures plus traditionnellement, des autos que l’on croise dans la vie de tous les jours, des 4×4, des utilitaires etc. Dans une salle à côté, la dernière des fameuses « Galeries » se trouve une exposition retraçant l’histoire des E500. On en profitera pour jeter un coup d’œil sur la Mercedes-Benz Arena, l’antre du VfB Stuggart, mais surtout sur les pistes d’essais de la marque, avec plusieurs ovales visibles dont celui destiné aux tests en conditions humides.
Le dernier étage, accessible via des escaliers présentant les plus beaux moteurs développés par Mercedes, est probablement celui qui nous intéresse le plus, celui consacré à la compétition. Présentées sur une sorte de virage relevé, les autos sont en revanche moins accessibles. Dommage ! Les Class-C ayant brillé en DTM sont très en vue, tout comme des F1 plutôt récentes, une IndyCar du Penske Racing et, bien sûr, une CLK-GTR qui précède une C11 vue à l’époque du Group C. Ce niveau propose également une belle diversité, avec des camions, des voitures de rallye et une vitrine dédié aux pilotes qui ont marqués l’histoire de la marque, ainsi qu’un véritable simulateur.
Le final commence par un comparatif entre deux monoplaces la W 196 R de 1955 et la MP4-14 de 1999. Ou comment juger de l’évolution des technologies en plus de quatre décennies. La visite se conclut donc par de nombreux voitures vêtues de la célèbre couleur argentée, de la W25 Avus à la Benz 14 PS Rennwagen en passant par les 300 SLR, W165 Tripolis et autres W125.
C’est l’heure d’en finir, avec des bolides fascinants qui ont détenus des records de vitesse, avant quelques concept-cars. Pour les amoureux de la marque, une boutique propose bien évidemment des souvenirs, miniatures etc. Pour tout cela, il vous en coûtera 8 euros, le Musée Mercedes étant ouvert du mardi au dimanche toute l’année, sauf à Noël et au nouvel an.
Anthony Megevand