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Patrick Pilet : “Les derniers tours les plus stressants de ma carrière”

MOTORSPORT : TUDOR UNITED SPORTCAR CHAMPIONSHIP - ROLEX 24 HOURS DAYTONA (USA) ROUND ONE 01/22-26/2014
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Avec 67 autos au départ des 24 Heures de Daytona représentant près de 300 pilotes, il a été compliqué de voir tout le monde en Floride. Sur les huit pilotes français en piste, le seul que nous n’ayons pas croisé était Patrick Pilet. Entre briefings à répétition tôt le matin jusqu’à tard le soir, essais puis course, pas facile de croiser le pilote de la Porsche 911 RSR du Porsche North America partagée avec Richard Lietz et Nick Tandy. Au fil du déroulement de la course, on s’est vite dit qu’on pourrait bien le voir à sa sortie de la Victory Lane. Pari gagné car c’est bien la 911 RSR au dossard 911 qui s’est imposée face aux Ferrari, BMW, Corvette, Viper et Aston Martin. On ne peut pas dire que la course du trio a été tranquille mais aucun grain de sable n’est venu enrayer la marche en avant de la 911. De quoi ravir un Patrick Pilet, auteur une fois de plus d’une course sans la moindre fausse note.

 Avec une BMW Z4 qui a recollé lors de la dernière neutralisation, tu t’es senti chassé ?

 « J’ai juste poussé tout ce que je pouvais. Lors de l’ultime ravitaillement, l’équipe a pris la décision de garder les mêmes gommes. En fin de course, la BMW était très rapide alors qu’elle était en retrait durant les premières heures. Je crois bien que c’est les derniers tours les plus stressants de ma carrière. Il fallait regarder devant sans occulter ce qu’il y avait derrière. Dans la dernière heure, je m’attendais à dérouler jusqu’à l’arrivée mais j’ai dû hausser le rythme avec une BMW qui recollait. Je devais rouler aussi vite que je pouvais en prenant plus de risques que prévu pour dépasser une LMPC et une Ferrari GTD que je savais très rapide dans la ligne droite. J’ai eu un brin de chance dans le trafic, ce qui m’a permis de creuser un écart suffisant jusqu’à l’arrivée.

 Nous terminons tout de même sixième au classement général, devant la meilleure des Prototype Challenge. Nous devons féliciter toutes les équipes car sans les soucis de Corvette et Viper, la course aurait été plus difficile pour nous, et surtout aux Etats-Unis où on sait que les manches sont disputées. On ne sait jamais ce qui peut arriver jusqu’à la fin. Mes coéquipiers ont fait du très bon travail. Il a fallu que tout le monde se remette en question après les soucis rencontrés lors du Roar. Les problèmes ont été solutionnés et on voit le résultat. »

Pilet Deux courses de 24 Heures pour les 911 RSR et deux victoires. La confiance était de mise dans le camp Porsche ?

 « Partout où va Porsche, c’est pour gagner ! Il n’y avait plus d’inquiétude que cela mais vu la qualité du plateau au départ, on savait que la course allait être disputée. A Daytona, il faut se méfier de la surchauffe moteur compte tenu notamment de la poussière. Notre seul souci a été une crevaison. Il est vrai que l’on pouvait tout perdre dans les trois derniers tours. La règle est meilleure quand tu es le chasseur et non le chassé. Ce fut un honneur pour moi que de franchir la ligne d’arrivée. »

MOTORSPORT : TUDOR UNITED SPORTCAR CHAMPIONSHIP - ROLEX 24 HOURS DAYTONA (USA) ROUND ONE 01/22-26/2014 Le tracé de Daytona était favorable à la 911 RSR ?

 « La configuration de Daytona nous convenait bien car nous roulons sans traînée et la température était assez froide, un peu à l’instar du Mans. Je pense que ce sera plus dur à Sebring. Il faut aussi féliciter toute l’équipe qui a été remarquable. Les ravitaillements étaient parfaits et nous n’avons pris aucune pénalité en piste. Il fallait rouler le plus vite possible tout en conservant l’auto. »

 Sans avoir roulé au Roar Before the Rolex 24, Patrick Pilet s’est vite adapté à la situation. Troisième des 24 Heures de Daytona (GT) 2009, le parrain de la Porsche Carrera Cup France tient sa Rolex tant méritée…

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