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Benoît Tréluyer s’essaie avec bonheur à la glisse en Trophée Andros

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Cela lui trottait dans la tête depuis un petit bout de temps… Dimanche dernier à Lans-en-Vercors, Benoît Tréluyer est passé à l’acte en s’essayant au pilotage sur glace lors du Trophée Andros. Récit d’une aventure rafraîchissante !

Stéphane Ortelli, Loïc Duval, beaucoup lui avaient dit d’essayer, mais le double vainqueur des 24 Heures du Mans n’en avait pas eu l’opportunité jusqu’alors. L’an passé, le coup n’était pas passé loin puisque Max Mamers, organisateur du Trophée Andros, l’avait appelé. Seulement, les dates se superposaient avec d’autres engagements et il n’avait pas pu donner suite. Cette année, quand sa collaboratrice Stéphanie Val lui en a reparlé et que son calendrier se révélait vierge à la date de Lans-en-Vercors, il n’a pas hésité !

« J’y suis allé pour le plaisir, précise Benoît. J’éprouve de plus en plus le besoin de faire des trucs un peu « fun » avec de la glisse et un peu de contact. En fait, tout l’inverse de ce que je fais en Sport-Proto où le pilotage doit être précis, propre, sans place aucune pour la glisse. »

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 Courageux mais pas téméraire, le natif d’Alençon profitait de quelques jours de ski en famille à Val Thorens pour s’offrir un petit stage découverte sur la piste « Ice Driving Academy » de la station savoyarde.

« Je n’avais aucune expérience de la glisse et la piste de Val Thorens m’a gentiment accueilli pour m’apprendre le B.A. BA de la glace comme l’appel/contre-appel. À Lans-en-Vercors, comme j’étais un rookie, j’ai aussi eu droit à une petite séance d’essais avec Franck Lagorce, d’abord en tant que passager, puis au volant. »

C’est à cette occasion que le pilote Audi a fait connaissance avec le châssis tubulaire de sa voiture du Trophée Andros Electrique aux couleurs d’ERDF, gestionnaire du réseau public de distribution d’électricité sur 95% du territoire français continental. Après la séance d’essais officielle, suivait la séance qualificative où tous les tours comptent…

« J’ai trop assuré lors de la première session, s’amuse-t-il. Lors de la seconde, je me suis dit qu’il fallait attaquer un peu plus. J’ai fait un bon tour – le meilleur en fait ! – mais n’ai pas pu maintenir la cadence sur les quatre boucles ! En course, je me suis bien amusé. Avec Matthieu Vaxivière, un jeune qui évolue en WSR – nous nous sommes bien battus… »

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Après une bonne nuit de repos, Benoît reprenait le volant le lendemain avec la ferme intention de mettre les watts…

« En première séance qualif, j’ai de nouveau trop assuré. J’étais propre, mais je manquais de rythme. Alors, dans la deuxième manche, j’ai tout donné. Je n’ai commis que deux petites erreurs, et me suis retrouvé troisième. J’étais satisfait de ma performance. En course, je suis parti derrière Franck (Lagorce). Il a freiné à l’intérieur et je me suis retrouvé à sa hauteur, à l’extérieur. Hélas, involontairement, il m’a tassé dans le talus en amorçant son virage. Nous nous sommes légèrement touchés et un autre concurrent m’a percuté à l’arrière. Je suis parti en tête à queue et j’ai perdu le capot avant dans l’aventure ! Je suis reparti de plus belle, sauf que la voiture ne glissait plus sur les murs de neige lorsque je passais à l’équerre aux points de cordes… Sans capot, les roues se sont retrouvées en contact direct avec la neige. Bilan, je suis resté planté là ! Je suis déçu et, surtout, embêté pour Max Mamers et ERDF. En tous les cas, un très grand merci à eux, ainsi qu’à toute l’équipe du Trophée Andros pour la magnifique expérience vécue. Et quelle ambiance ! »

Pour Benoît, qui ne savait pas où se situer sur la glace, c’est une révélation…

« Aux dires des professionnels de l’Andros, je m’en suis bien sorti avec un temps d’adaptation plutôt rapide comparé à d’autres pilotes pros qui se sont également essayés au pilotage sur glace. Si je peux renouveler l’expérience dans le futur, ce sera avec un grand plaisir. Sauf que cette fois, j’arriverai avec plus d’ambition. On a la compétition dans le sang ou pas ! »

Côté course, justement, Benoît continue de parfaire sa condition physique en vue de la saison en Sport-Proto. Du vélo tous les deux jours minimum, grâce à son partenariat avec GT et Sram, ainsi que du renforcement musculaire sans oublier, bien sûr, quelques journées passées sur sa KTM. Autant d’expériences très différentes dont Benoît est particulièrement friand, mais qui ne perturbent pas ses repères. Des trucs bien rafraîchissants…  Comme l’Andros !

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