Forza Ferrari
Ferrari a enregistré une seconde victoire consécutive dans la Sarthe, le Team Risi Competizione rééditant son succès de 2008, avec la Ferrari 430GT n°82 (le même châssis que l’an dernier). Jaime Melo et Mika Salo se succèdent à eux-mêmes, tandis que Pierre Kaffer prenait cette année la place de Gianmaria Bruni.
Ferrari avait déjà durement défait Porsche l’année dernière en figurant aux quatre premières places à l’arrivée, mais cette mainmise sur la course avait été attribuée en partie à l’autodestruction des deux principales rivales de la firme italienne, la Porsche IMSA et celle du Flying Motorsports. Que dire alors de la défaite de cette année? Ce n’est plus une défaite, plus qu’une déroute, c’est même la Bérézina. Porsche a en effet été battu à la régulière, et si Ferrari avait une fois encore l’avantage du nombre avec dix F430 GTC, Porsche avait parmi ses cinq 997 RSR trois voitures de haute volée, avec n°76 d’IMSA Performance, la n°80 du Flying Lizard Motorsports et la n°77 de Felbermayr-Proton.
Le début de course en GT2 a té tout bonnement fantastique, six voitures étant pratiquement roues dans roues pendant toute la première heure et le spectacle dans les virages Ford valait le déplacement. Patrick Long (Porsche n°76), Jaime Melo (Ferrari n°82), Jörg Bergmeister (Porsche n°80), Christophe Bouchut (Ferrari n°99), Rob Bell (Ferrari n°92), Marc Lieb (Porsche n°77) et Allan Simonsen (Ferrari n°89) étaient partis sur un rythme de qualifications. La première à rendre l’âme fut la Porsche Felbermayr n°77. Lieb était tout d’abord victime d’une crevaison, puis Richard Lietz, qui l’avait relayé à bord de la Porsche, était contraint de stopper tout près de la voie de décélération, sans pression d’essence aucune. Les efforts pour refaire démarrer la Porsche furent vains et les commissaires rangèrent la voiture derrière les rails. Les autres poursuivaient leur explication, et au terme de la première heure de course, six secondes seulement séparaient le premier, Pat Long, qui avait doublé son relais, de Dominik Farnbacher (Ferrari Hankook-Farnbacher n°89). Cette même Ferrari/Hankook était au commandement devant les Porsche IMSA et Lizards et la Ferrari Risi n°82, les six premiers étant groupés dans la même minute.
Durant l’heure suivante, Porsche passait à l’offensive avec un Bergmeister des grands jours. Le poleman des GT2 hissait la Porsche des Lizards en tête du peloton, mais Long qui avait repris le volant à la suite de Patrick Pilet ne lâchait pas prise, à moins de trois secondes de son coéquipier en ALMS. Les Ferrari avaient levé un peu le pied et étaient un peu distancées, emmenées toujours par la 430GT Hankook-Farnbacher. C’était ensuite au tour de la Porsche IMSA de prendre le relais, suivie de la Porsche Lizards et de la Ferrari Risi qui commençait à pointer le bout de son museau aux avant-postes, alors que six voitures étaient toujours dans le même tour au bout de quatre heures. La Porsche n°76 parvenait à creuser un petit écart, restreint toutefois, le huitième de la catégorie ne comptant que deux tours de retard sur le leader. Une petite intervention dans les stands faisait néanmoins perdre du temps à la Porsche et la Ferrari n°82 s’installait au commandement. Elle n’allait plus le quitter jusqu’au drapeau à damiers.
Les challengers étaient alors la Ferrari n°92 du JWW Motorsport du trio britannique Bell/Kirkaldy/Sugden et la Porsche IMSA n°76 de Long/Pilet/Narac tandis qu’un peu plus loin la Ferrari BMS n°97 de Matteo Malucelli , bien revenue, et la Porsche Lizards de Bergmeister se livraient à un duel acharné pour la quatrième place. Après huit heures de course, les trois premiers étaient toujours dans le même tour, la Ferrarin°87 et la Porsche n°80 à un tour, et les trois suivants, dont la Spyker, à deux seulement! Rien n’était donc joué.
A mi-course, les cinq premiers étaient toujours les mêmes, avec des écarts qui s’étaient cependant un peu creusés. La Ferrari Risi comptait un petit tour d’avance sur la Ferrari JWW, deux sur la Ferrari BMS et la Porsche IMSA, et trois sur la Porsche Lizards qui allait refaire un peu de terrain par la suite pour reprendre la quatrième place à la Porsche IMSA à dix heures de l’arrivée, tandis que la Ferrari Risi pouvait un peu respirer avec deux tours d’avance sur le deuxième.
Ce joli quintet se transforma en quartet lorsque Darren Law, piégé par de l’huile sur la piste, alla fracasser la Porsche du Flying Lizard Motorsports au freinage de la première chicane des Hunaudières. La 997 était durement touchée, Darren Law était examiné par mes médecins, mais sortait indemne de cet accident qui survenait un an après l’accrochage en Seth Neiman et Pat Long à Arnage en 2008, brisant une nouvelle fois les rêves de victoire du team californien. L’abandon de la Porsche n°80 laissait la Porsche IMSA seule face à cinq Ferrari. Numériquement, la lutte était inégale, mais l’équipage de la Porsche faisait front avec brio et si la Ferrari n°82 possédait toujours deux tours d’avance, la Porsche n°76 se maintenait dans le même tour que la Ferrari n°87 et la Ferrari n°92 aux deux tiers de l’épreuve, mettant la pression sur les deux GT italiennes.
La première de celles-ci à céder fut la Ferrari JWW qui perdit du temps au stand pour purger le circuit de freinage, permettant ainsi à la Porsche de réintégrer le tiercé de tête. Le rêve s’évanouit peu après dix heures du matin, Patrick Long devant alors ramener la Porsche au stand aux prises avec des problèmes de transmission qui la reléguèrent loin dans le classement. Un boulevard s’offrait alors à Ferrari. Patrick Pilet put reprendre la piste après que le team ait remonté la boîte de vitesses, mais le mal n’avait pas été éradiqué et le pilote ramenait la voiture au stand. L’abandon était inévitable.
Dès lors, alors que les deux premières places étaient assurées pour la Ferrari Risi n°82 et la Ferrari BMS n°87, l’intérêt résidait dans la lutte pour la troisième place du podium entre la Ferrari AF Corse n°78 et la Ferrari Risi/Krohn n°83. A une heure et demie de l’arrivée, la Ferrari AF Corse qui avait l’avantage perdait beaucoup de temps au stand et chutait en sixième position, permettant ainsi au Risi Competizione d’avoir ses deux voitures sur le podium. Ferrari prenait comme en 2008 les quatre premières places de la catégorie, alors que la Spyker n°85 prenait la cinquième place. C’était la première fois qu’une voiture de la marque hollandaise était classée au Mans. Aucune Porsche ne figurait dans ce classement, la Porsche de l’Endurance Asia Team, seule voiture allemande à avoir franchi la ligne d’arrivée, ayant couvert une distance insuffisante.
FERRARI
Dix Ferrari au départ, neuf voitures à l’arrivée, toutes dans le Top 10. La firme italienne, peut-être dopée par la présence du Président Luca di Montezemolo, a frôlé le grand chelem.
F430GT n°82 – Team Risi Competizione – Jaime Melo/Pierre Kaffer/Mika Salo – 1ère
On a coutume de dire que les gens heureux n’ont pas d’histoire. Cela a été la cas pour cette Ferrari qui a remporté son second succès consécutif – le châssis 2606 étant le même que celui victorieux dans la Sarthe en 2008-. Jaime Melo et Mika Salo reportent également leur deuxième victoire d’affilée, tandis que c’est la première pour Pierre Kaffer, troisième l’année dernière déjà sur Ferrari. Tout a marché comme prévu pour le team de Giuseppe Risi. Après un départ dans le tempo des leaders de la catégorie, mais sans prendre de risques pour prendre la première place, la Ferrari n°82 a pris la tête de la catégorie dès le premier quart de la course et ne l’a plus quittée, contrôlant parfaitement ses adversaires sans forcer la mécanique. La Ferrari s’est arrêtée au stand à 26 reprises, dont un seul arrêt imprévu pour changer de pneumatiques. Pas une promenade de santé, mais c’est tout comme !
F430GT n°87 – BMS Scuderia Italia – Matteo Malucelli/Paolo Ruberti/Fabio Babini – 2ème
Bis repetita placent, disaient les romains, ancêtres des italiens actuels. La BMS Scuderia Italia adhère totalement à cette formule puisqu’elle prend la deuxième place comme en 2008 avec le même trio Malucelli/Ruberti/Babini. Un peu retardée en début de course à la suite d’une crevaison de Malucelli, l’équipe transalpine a progressivement remonté ses adversaires un à un sans trop tirer sur la mécanique, les pilotes maîtrisant parfaitement leur fougue naturelle et les pneus Pirelli ayant été constants, le tout pour un superbe résultat.
F430GT n°83 – Team Risi Competizione – Tracy Krohn/Nic Jönsson/Eric Van de Poele – 3ème
Tracy Krohn avait déclaré avant l’édition 2009 que les 24 Heures 2008 étaient ses pires souvenirs de compétition, à la suite de la sortie de route qui avait causé l’abandon de la Ferrari verte. Le propriétaire du Krohn Racing a certainement retrouvé le sourire dimanche après-midi avec la troisième place de la Ferrari n°83 qui vient compléter la seconde place de 2007. Comme l’autre voiture du Team Risi, la n°83 a fait une course sans problèmes particuliers, avec comme la n°82 26 pitstops dont un seul non programmé pour un changement de pneumatiques. Tracy Krohn lui-même fit un léger tête-à-queue mais cette fois sans conséquences. Pour sa quatrième participation au Mans, Krohn récolte donc son second podium, tout comme Nic Jönsson. Les années impaires réussissent donc mieux aux deux hommes, puisque en 2006 leur coéquipier Bergmeister avait pulvérisé la Porsche Petersen/Krohn dans les Hunaudières. Pour sa dixième participation Eric Van de Poele, l’homme au chapeau, retrouve un podium qu’il avait déjà fréquenté en 1998 (victoire en LMP1 avec une Ferrari 333SP Doyle Risi -déjà) et en 2001 (troisième au général et premier en GTP avec une Bentley EXP Speed 8).
F430GT n°92 – JWW Motorsport – Rob Bell/Andrew Kirkaldy/Tim Sugden – 4ème
Cette Ferrari méritait sans doute mieux que la quatrième place, mais deux interventions concernant le freinage l’ont éjectée du podium, une fois pour changer les disques de frein à l’avant et la seconde fois pour purger le circuit de freinage. Pas tout à fait payé pour un trio entièrement britannique, qui avait animé les premières heures de course. Les pneus Dunlop ont parfaitement correspondu aux attentes du team.
F430GT n°78 – Team AF Corse – Gianmaria Bruni/Mattias Russo/Luis Perez Companc – 6ème
Après un début de course à faible distance des six furieux qui menaient le bal, la Ferrari n°78 avait fait une course sage, même si elle ne paraissait pas en mesure de jouer les premiers rôles. A mi-course, elle était toujours en tête du second groupe. Le trio Bruni/Perez Companc/Russo, deuxième à Sebring en début d’année, ne pouvait dès lors compter que sur des défaillances des voitures de tête pour accéder au podium. C’est ce qui faillit se produire, avant que la Ferrari rouge et blanc ne rende la main en raison de problèmes de boîte de vitesses. Bruni, vainqueur en 2008 avec le Team Risi, était un ton au-dessus de ses deux équipiers argentins qui ont cependant vu le drapeau à damiers pour leur première venue au Mans.
F430GT n°84 – Team Modena – Pierre Ehret/Roman Rusinov/Leo Mansell -7ème
La Ferrari du Team Modena ne fut jamais vraiment dans l’allure et s’avéra incapable de suivre le train d’enfer imprimé par les leaders. Un passage dans le bac à gravier de Roman Rusinov à mi-course n’arrangea en rien les affaires de l’équipe. La fin de course se termina dans l’anonymat, une fumée suspecte laissant même envisager le pire, mais la Ferrari put rallier l’arrivée. La présence de Leo a peut-être conforté l’envie de son père Nigel de courir les 24 Heures comme il l’a laissé entrevoir au micro.
F430GT n°99 – JMB Racing – Christophe Bouchut/Manuel Rodrigues/Yvan Lebon – 8ème
Même si les deux rookies des 24 Heures, Manuel Rodrigues et Yvan Lebon, étaient encadrés par le vainqueur des 24 Heures 1993, Christophe Bouchut, qui, riche de ses 15 participations, en connaît beaucoup sur les GT, on ne s’attendait pas à voir pointer la Ferrari bleue au quatrième rang au terme de la première heure de course. Christohe Bouchut avait pris un départ de feu, croisant le fer avec autorité au milieu des ténors de la catégorie. Bouchut ayant doublé son relais, la Ferrari JMB resta encore un bon moment au contact avec les premiers avant que logiquement Lebon et Rodrigues ne doivent concéder du terrain. Après une première partie de course relativement tranquille, les ennuis commencèrent avec tout d’abord un changement des disques de frein, puis des problèmes de portière, une crevaison de Bouchut, un changement de moyeu arrière, qui reléguèrent la Ferrari dans les profondeurs du classement.
F430GT n°81 – Team Advanced Engineering – Patrick Dempsey/Joe Foster/Don Kitch Jr – 9ème
Cette Ferrari n’était pas la plus rapide du plateau, loin de là, mais beaucoup d’yeux étaient rivés sur elle en raison de la présence de Patrick Dempsey, alias le Dr Shepherd de Grey’s Anatomy. L’objectif du team n’était évidemment pas la victoire ni même le podium, mais il était de terminer, et la mission a été accomplie, permettant ainsi de récolter de belles sommes d’argent au profit du Children’s Hospital de Seattle et de Mécénat Chirurgie Cardiaque. Le trio de pilotes a fait une course prudente, sans incidents majeurs si ce n’est un tête-à-queue bénin de Don Kitch, un avertissement pour non respect de la ligne blanche à Patrick Dempsey, des problèmes de portière, un changement de capot arrière, mais qui retardèrent encore plus la Ferrari. L’important était de terminer…
F430GT n°96 – Virgo Motorsport – Michael McInerney/Sean McInerney/Michael Vergers -10ème
Alors que la Ferrari Virgo n’était déjà pas dans le bon tempo et ne pouvait suivre le rythme de la concurrence, un changement des étriers de frein puis une sortie de roue de Michael Vergers dans le bac à gravier compliquèrent un peu plus la tâche. La Ferrari bleu et blanc passa plus de deux heures dans son stand pour réparer et dès lors il n’y avait plus rien à espérer, sinon repartir et terminer, ce qu’elle réussit à faire, 32ème et dernière classée de cette édition 2009.
F430GT n°89 -Hankook-Team Farnbacher – Allan Simonsen/Dominik Farnbacher/Christian Montanari – Abandon
Une des surprises du début de course: au bout de deux heures, la Ferrari blanche emmenée à ce moment-là par Dominik Farnbacher était en tête de la catégorie, les pneus Hankook supportant la comparaison avec les Michelin, Pirelli et Dunlop, le GT2 étant très diversifié au niveau des équipementiers. Un problème de climatisation fit tout d’abord chuter la Ferrari dans le classement, divers petits pépins la retardèrent davantage avant que la mécanique ne cède au petit matin, mais le début de course avait été beau…
SPYKER
Spyker C8 Laviolette n°85 – SNORAS Spyker Squadron – Jeroen Bleekemolen/Tom Coronel/Jarek Janis
Pour la première fois en sept participations depuis 2002, une voiture de la firme néerlandaise figure au classement des 24 Heures du Mans, et qui plus est au milieu de l’armada Ferrari et devant toutes les Porsche et l’unique Aston Martin Vantage. La performance est remarquable le Spyker Squadron enfin récompensé pour son opiniâtreté. La C8 Laviolette n’a connu pratiquement aucun souci, si ce n’est quelques petits problèmes d’aération et a suivi à la lettre son tableau de marche.
PORSCHE
Porsche 997 RSR n°75 – Endurance Asia Team – Darryl O’Young/Philippe Hesnault/Plamen Kralev – non classée
La seule Porsche 997 RSR à franchir la ligne d’arrivée n’a pas été classée pour distance insuffisante, avec 186 tours couverts. Il faut dire qu’elle était arrêtée à son stand depuis huit heures le matin, n’ayant plus d’embrayage. La Porsche au dragon a accumulé les ennuis durant la course. Philippe Hesnault a tout d’abord crevé, probablement sur les débris de carbone laissés par la Peugeot 908 de Pedro Lamy. Plamen Kralev, arrêté au poste 63, mit près d’une heure et demie à faire redémarrer la Porsche à la suite d’un problème avec la pompe à essence, à l’issue d’une jolie partie de mécanique. Darryl O’Young perdit ensuite une roue, tandis que Plamen Kralev dut ensuite rentrer au stand pour le changement du capot avant, et finalement l’embrayage lâcha….
Porsche 997 RSR n°76 – IMSA Performance MATMUT – Patrick Long/Patrick Pilet/Raymond Narac – Abandon
La Porsche IMSA a capitulé au petit matin, mais elle a été une des vedettes de la confrontation entre les GT2. Elle a longtemps mené le peloton des GT2. Les deux Patrick, Long et Pilet, tous deux officiels Porsche, ont emmené dans leur sillage Raymond Narac qui a signé le meilleur tour en course de toutes les GT2 en 4’04″188 . Patrick Long a fait une course remarquable et a longtemps inquiété et même davantage les Ferrari avant que la Porsche ne connaisse des problèmes de transmission qui l’éliminèrent définitivement dans la matinée.
Porsche 997 RSR n°80 – Flying Lizard Motorsports -Jörg Bergmeister/Darren Law/Seth Neiman – Abandon
Ce n’est pas encore cette année que le Flying Lizard Motorsports, champion ALMS en titre, accomplira son rêve de remporter les 24 Heures du Mans. Comme en 2008, c’est un accident qui a mis u terme à la course de la Porsche rouge et argent (qui arborait également les couleurs d’Endurance-Info, tout comme la Porsche de l’Endurance Asia Team). Jörg Bergmeister avait démontré en début de course qu’il était bien un des meilleurs pilotes de GT et après trois heures de course, Bergmeister et Law avaient placé la Porsche Lizards au premier rang de la catégorie. Un tout droit de Seth Neiman fit ensuite rentrer quelque peu dans le rang la Porsche n°80 mais elle entreprit ensuite une remontée constante dans le classement, sans autre problème qu’une crevaison de Darren Law avant que celui-ci, piégé par de l’huile sur la piste, ne perde le contrôle de sa voiture au freinage de la première chicane des Hunaudières, sortant heureusement indemne de cette grosse sortie de route. See you next year, guys…
Porsche 997 RSR n°70 – IMSA Performance MATMUT – Horst Felbermayr Sr/Horst Felbermayr Jr/Michel Lecourt
Dominée en performance, cette Porsche Felbermayr/IMSA avait pris un départ raisonnable avant que Horst Felbermayr Sr nne ramène la voiture au stand pour contrôler la transmission de la Porsche. Cette sortie coûta évidemment du temps pour la réparation, mais la Porsche n’entendit même pas le carillon de minuit, le moteur ayant rendu l’âme peu avant…
Porsche 997 RSR n°77 – Team Felbermayr Proton – Marc Lieb/Richard Lietz/Wolf Henzler
A coup sûr dotée d’un des plus beaux équipages de la catégorie, cette Porsche a été également la première à abandonner -si on place hors catégorie dans cette rubrique la Lamborghini JLOC…- Marc Lieb avait pris un superbe départ et luttait à l’avant de la course avant d’être tout d’abord retardé par une crevaison, puis ce fut au tour de Richard Lietz de connaître des problèmes. Il était contraint de stopper la Porsche bleue à l’entrée de la voie de décélération, Sans aucune pression d’essence, l’autrichien était contraint de laisser les commissaires ranger la voiture derrière les rails. Le malheureux Wolf Henzler n’avait même pas pris le volant.
ASTON MARTIN
Aston Martin Vantage n°87 – Drayson Racing – Paul Drayson/Jonny Cocker/Marino Franchitti
Paul Drayson, conforté dans son Ministère de l’Innovation et retrouvant de surcroît son portefeuille de la Défense n’a pu cumuler cette satisfaction avec le plaisir de franchir la ligne d’arrivée des 24 Heures. Des problèmes électriques insolubles ont anéanti cet espoir à un peu plus de deux heures de l’arrivée, Jonny Cocker ayant stoppé la Vantage sur le bord de la piste peu avant 13 heures et n’ayant pu la faire redémarrer, l’abandon étant officialisé à 14h48, à moins d’un quart d’heure de l’arrivée.
Il n’en reste pas moins que la Vantage a démontré un potentiel intéressant comme le confirme le meilleur chrono de la voiture en course, 4’07″984, chrono réalisé dans la matinée de dimanche, ce qui atteste que la Vantage avait des réserves. Après une crevaison de Cocker peu après le départ, la Vantage fit sa course sans plus de soucis jusqu’à un changement d’alternateur à la mi-course qui la retarda plus d’une heure et demie. C’en était évidemment trop pour espérer un classement honorable. On reverra cette Vantage avec plaisir.
Claude Foubert


















