Casper Elgaard – Team Essex (Porsche RS Spyder) – 1er LMP2
« C’est un jour très spécial pour moi, mais aussi pour toute l’équipe. Porsche a une très grande histoire au Mans. L’an dernier, nous étions une écurie « rookie » et nous avons terminé deuxièmes, donc nous sommes revenus cette année. Emmanuel (Collard) et Kristian (Poulsen) ont fait du très bon travail. L’équipe n’a commis aucune erreur dans les stands. Toute l’équipe mérite cette victoire et je suis fière de la leur offrir. »
Kristian Poulsen – Team Essex (Porsche RS Spyder) – 1er LMP2
« Ce n’était pas facile pour moi car c’était ma première fois. Emmanuel et Casper m’ont beaucoup aidé. J’ai fait de mon mieux et j’ai pris beaucoup de plaisir. »
Emmanuel Collard – Team Essex (Porsche RS Spyder) – 1er LMP2
« Ce n’était pas la première fois que je préférais viser la victoire de catégorie plutôt que d’être en LMP1. Déjà en 2003, j’avais refusé la proposition d’Henri. Mais cette fois c’était un peu différent. Quand Porsche m’a proposé de rouler pour le Team Essex, ça m’a plu car la victoire est plus motivante pour un pilote. La voiture était fantastique et nous avons connu une course sans histoire ou presque car cette nuit, il y a eu un petit incident puisque j’ai eu un petit accrochage avec mes amis du Team Goh. »
Jean-François Yvon – OAK Racing (Pescarolo-Mazda) – 3ème LMP2
« La troisième place, c’est super. OAK Racing et moi, je travaille dans le bois ! C’est une très belle écurie que Jacques Nicolet et François Sicard ont bâtie. Le moteur Mazda nous a permis de rallier l’arrivée. La voiture était facile à conduire. Ce n’est que de la chance et du bonheur. »
Richard Hein – OAK Racing (Pescarolo-Mazda) – 3ème LMP2
« Nous avons eu chaud. Notre but était de terminer: nous sommes des gentlemen drivers et nous sommes venus avec beaucoup d’ambition et de plaisir. Nous sommes une bande de copains qui souhaitent assouvir leur rêve. Nous avions besoin d’un moteur fiable pour Le Mans, donc nous n’avons certainement pas été les plus rapides. La voiture 35 n’a pas eu de chance car elle a connu des problèmes tôt dans la nuit et la réparation de fortune qu’ils ont faite sur le bloc fendu n’a pas tenu jusqu’au bout. L’an dernier, les jeunes étaient sur le podium, maintenant, c’est nous : chacun son tour ! »
Jacques Nicolet – OAK Racing (Pescarolo-Mazda) – 3ème LMP2
« Nous sommes très jeunes de cœur ! Pour nous, c’est fantastique ! Comme pilote, c’est un rêve d’enfance. L’équipe a fourni un gros travail cet hiver car nous avons pris une décision tardive concernant le moteur et les pneus. Nous avions beaucoup de choses à faire pour tout faire fonctionner ensemble. L’enjeu était très important pour nous et nos partenaires. L’humain et l’ambiance sont très importants pour nous car ils font partie de la course. Je suis très fier d’avoir permis à une Pescarolo, à un moteur Mazda et aux pneus Dunlop d’être montés sur le podium. »
Johnny O’Connell – Corvette Racing (Corvette C6.R) – 1er GT1
« Cette victoire est très spéciale pour nous. Depuis notre première venue, c’est une très grande expérience chaque année, de venir des USA. Rien de tel n’existe ailleurs dans le monde, y compris aux Etats-Unis. La voiture sœur n’a pas eu de chance. Nous, nous n’avons commis aucune faute et nous avons fait la course parfaite. C’est une belle progression pour nous car les trois dernières années, nous avons toujours terminés deuxièmes dans le même tour que le vainqueur. Depuis 2002, ce fut une longue traversée du désert, mais les gars de la voiture n°63 n’abandonnent jamais, c’est ce qui fait que nous gagnons aujourd’hui. Rien ne peut être plus beau. Je me suis bien amusé dans ma bagarre avec Marcel Fässler. Je ne voulais pas le laisser passer, mais apparemment, ils avaient un meilleur grip que nous. Nos chefs ne voulaient pas que nous nous touchions, comme nous avons l’habitude de le faire avec Olivier (Beretta) aux USA ! Tout peut arriver avant la fin de la course. Les pilotes de la n°64 sont bons et rapides et c’est agréable de travailler avec des gens comme ça. »
Antonio Garcia – Corvette Racing (Corvette C6.R) – 1er GT1
« C’est ma deuxième victoire d’affilée. Je pense que l’an dernier, c’était encore plus tendu. Nous avons pu rallier l’arrivée, même si ce fut difficile. Je me disais, c’est une course de 24 Heures. J’ai pu piloter pour deux des plus grandes écuries présentes ici, Aston Martin et Corvette. »
Jan Magnussen – Corvette Racing (Corvette C6.R) – 1er GT1
« C’est une victoire très spéciale car elle restera comme la dernière victoire d’une Corvette en GT1. La voiture 64 a fait du bon boulot. Le Mans est une course de 24 Heures et la chance joue un rôle pour tout le monde. Je pourrai dire que j’ai fait partie de ce programme. Je ne pense pas que la victoire soit plus facile à décrocher en GT2. »
Mika Salo – Risi Competizione (Ferrari F430 GT) – 1er GT2
« La victoire a été à peu près aussi difficile à remporter que celle de l’an dernier. Nous avons rencontré beaucoup d’opposition. C’est une course de 24 Heures et nos rivaux ont rencontré beaucoup de problèmes. Notre voiture a parfaitement fonctionné. Trois Ferrari se partagent le podium, donc nous avons bien travaillé. Nous avons appris l’an dernier qu’il ne suffisait pas d’être la voiture la plus rapide. J’aimerais bien que Ferrari revienne en prototype car j’ai très envie de me battre contre les Peugeot et les Audi, ainsi, il y aurait du monde en conférence de presse : tout le monde est parti après la conférence des LMP1 ! Et puis, quand on gagne dans les autres catégories, on ne gagne pas de montre ! »
Jaime Melo – Risi Competizione (Ferrari F430 GT) – 1er GT2
« Je pensais que nous aurions plus d’opposition de la part des Porsche. Pour être honnête, je ne pensais pas que les Porsche rencontreraient autant de problèmes. Pierre (Kaffer) et Mika (Salo) étaient très constants. La voiture était facile à piloter, ce qui nous a aidés à faire notre travail. Tous nos ravitaillements se sont bien déroulés. Nos pneus Michelin ont pu faire trois relais et nous n’avons connu aucun souci pendant toute la course, ce qui est super. »
Pierre Kaffer – Risi Competizione (Ferrari F430 GT) – 1er GT2
« C’est ma première année avec l’écurie Risi Competizione. A Sebring, j’avais la pression car c’est toujours difficile pour un pilote d’arriver dans une nouvelle écurie. Aux Etats-Unis, je ne connais pas la plupart des circuits, mais ici, je me sentais en confiance. Tout le monde travaille pour le même résultat par passion. Personne ne fait ce job juste parce c’est un job, mais parce le but est de gagner, donc c’est sympa de faire partie d’une telle écurie. »
Propos recueillis par Cécile Bonardel