Le Mans

Les réactions des lauréats en LMP1

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Olivier Quesnel : “Il y avait une grosse attente à la fois du public et d’Automobiles Peugeot. Pour l’équipe qui avait échoué l’an passé et qui avait été énormément décriée, c’était un énorme challenge. Que l’on a relevé. La semaine a été difficile mais je ne vais pas y revenir. Il fallait laisser place à la course. Et là, je dois dire que c’est vraiment une victoire collective. C’est parti sur des bases très, très rapides. Trop rapides, je dirai même. Samedi soir, j’ai cru qu’on commençait à prendre l’eau et que l’on risquait de couler. Et puis dans la nuit, tout s’est inversé et au petit matin, nous avions deux voitures en tête avec un tour d’avance et à partir de là, nous avons géré et construit la victoire. Nous finissons avec 6 tours d’avance et nous ne pouvions pas rêver mieux. C’est extraordinaire !

 

Ce que je voudrai surtout, c’est remercier Peugeot Sport, toute mon équipe et tous les pilotes. Tous ont fait un boulot fantastique. J’insiste beaucoup, c’est la n°9 qui a gagné mais c’est surtout Peugeot Sport qui s’est imposé.

 

Je pense que cela va engendrer une grande fierté au sein du groupe. Maintenant, quant à notre avenir, j’ai toujours dit que la poursuite du programme Peugeot Sport ne dépendait pas d’une victoire ce week-end. Mais il est sûr que celle-ci va aider à faire pencher la balance du bon côté… Je souhaite revenir, c’est clair mais j’ai besoin d’un règlement clair et alors, la course n’en prendra que plus d’ampleur…”

 

Alexander Wurz : “La différence avec nos coéquipiers, nous l’avons faite sur la piste en y restant ! Nous ne sommes jamais sortis et cela a suffi. Nous avions aussi le soutien d’une super équipe qui nous a donné une voiture phénoménale. C’est vraiment un jour spécial de gagner en France avec une Peugeot ! Les pilotes de la n°8 ne nous ont pas lâché d’une semelle. Ils nous en ont donné pour notre argent ! C’était bien car nous aimons les défis. Et puis encore une fois, les mécaniciens, les ingénieurs, tous les gens impliqués, il faut les remercier.”

 

David Brabham : “Je suis heureux de gagner car mon frère ne pourra plus dire qu’il est le seul de la famille à avoir gagné Le Mans ! Donc je suis ravi de cette chance que j’ai. Mais tout le mérite en revient à Peugeot. Le doublé est incroyable. Il y a tant de gens dans cette équipe et ils peuvent être fiers de ce qu’ils ont accompli. Mes bagarres en GT ont probablement été plus difficiles à conquérir que celle-ci. Les bagarres avec Corvette étaient homériques jusqu’au bout C’était toujours des matchs de titans. Le point commun avec mes victoires en GT, c’est la qualité de la voiture qui était parfaite. Et le team était au top également.”

 

Marc Gene : “Je vais passer un contrat avec Luca Di Montezemolo. Qu’ils viennent en spectateur des 24 Heures chaque année. Ca me fera gagner ! Je veux remercier Stéphane, Franck et Sébastien car ils méritaient autant que nous de gagner si ce n’est plus ! Et c’est pareil pour Nico, Pedro et Christian. Je pense que ça n’a pas dû être facile pour les pilotes de la n°8 d’accepter de geler les positions car ils étaient très rapides.

 

C’est vrai que gagner une telle course engendre de très fortes émotions. Dans le dernier tour, j’ai même pleuré un petit peu. Je n’ai jamais vécu ça. Je n’osais pas lever les bras trop tôt pourtant on me disait de le faire. Mais tant que tu n’as pas franchi la ligne, tu n’as pas gagné ! Mener l’escadrille des trois Peugeot 908, c’était vraiment un moment très spécial !

 

Il est vrai que je m’attendais à plus de résistance de la part de nos adversaires. En qualifs, les pilotes Audi avaient tout de même tourné très vite. C’était réellement rapide et je m’attendais à autre chose. Mais en course, ils n’avaient pas le rythme auquel je m’attendais. Mécaniquement, c’était une nouvelle voiture et je pensais au début qu’ils auraient peut-être des problèmes mais après Sebring, j’en étais beaucoup moins convaincu ! En fait, ils ont connu les problèmes que nous avons eu nous, les premières années.”

 

Stéphane Sarrazin : “L’important, c’est vraiment le doublé aujourd’hui. Les gars ont fait un super boulot après une année complète qui tournait autour du Mans. L’équipe a progressé au fil des mois et c’est vraiment fantastique d’en arriver là. On s’est régalé tout le week-end.”

 

Sébastien Bourdais : “Stéphane a bien résumé la situation. C’est un super résultat pour Peugeot Sport et si nous n’avions pas eu un accident un peu stupide dans les stands, je pense que nous aurions même pu aller chercher le triplé. C’est une super journée pour Peugeot. Mais personnellement, c’est difficile car nous avions tout pour gagner : l’équipage, la voiture, le team. On subit un petit soucis mécanique qui nous fait perdre un peu de temps et en voulant le rattraper, c’est moi qui commet une erreur. Ca nous coûte 5 minutes et la course. C’est un lourd fardeau mais c’est ainsi.”

 

Franck Montagny : “Peugeot a vraiment démontré son potentiel ce week-end. Nous avons fait une course de 12 heures et non pas de 24 mais c’était intéressant quand même. Nous avons figé les positions très tôt ce matin pour éviter de commettre des impairs. Après, ce n’était qu’une course pour la mécanique. Mais je suis très, très heureux de faire partie de ce team. Il y a eu un travail humain fabuleux. C’est vrai que l’équipe avait été très décriée l’an passé et cette année, je pense que l’on a démontré que l’on savait ne pas s’affoler, gérer une victoire. Nous avons su respecter les consignes et les directives et cela donne deux voitures aux deux premières places. Bravo à Peugeot Sport.”

 

Tom Kristensen : “Tout d’abord, nous devons féliciter Peugeot. Ils ont fait un super boulot. Bravo aux pilotes ! Nous avions gagné à Sebring alors que la voiture sortait tout juste de la boite. Nous en sommes très fiers. Mais Le Mans est une autre histoire. Il nous a peut-être manqué la Journée Test pour nous aguerrir avec une voiture nouvelle. Nous étions déjà venus ici avec un proto tout neuf auparavant mais visiblement, Peugeot a beaucoup élevé le niveau du jeu. Il n’y a aucun doute à ce sujet.

 

Nous avons connu des problèmes. Nous n’étions pas satisfaits de l’équilibre de la voiture spécialement par temps chaud. Durant la nuit, ça s’est amélioré mais alors sont arrivés d’autres problèmes. Nous faisions face à des températures un peu trop élevées. Des petits nettoyages au fond du box nous aidaient beaucoup mais nous avons dû en faire 4 ou 5 et cela nous faisait perdre du temps.

 

Mais le mérite revient tout d’abord à Peugeot. Et ce sur quoi nous avons échoué, nous l’améliorerons pour la prochaine fois. Lorsque nous gagnions avec Audi, nous organisions toujours de grandes soirées. Et maintenant, je sais qui va payer la grande fête de ce soir.” Suivez le regard de Tom en direction des pilotes Peugeot…

 

Allan McNish : “Après les essais, nous n’étions pas parfaitement satisfaits de l’équilibre de la voiture. La pluie de mercredi nous a privés d’informations suffisantes. Mais nous pensions tout de même avoir un set-up satisfaisant. Dès le début de la course, nous n’avons pas été en mesure de suivre le rythme et j’avoue que cela m’a un peu surpris car je pensais que notre set-up nous permettrait d’être plus proches. Notre équilibre n’était pas bon. Nous avons apporté des corrections, puis la piste a progressivement offert plus de grip et vers minuit, nous avions de nouveau une bonne voiture. Mais la Peugeot n°9 avait déjà un tour d’avance. Et il était manifestement déjà trop tard. Nous avons pu malgré tout rouler de manière compétitive en 3’26″, 3’27″ au tour et sur des double-relais. Nous étions sur le même rythme qu’eux. Le potentiel était là. Mais il est simplement arrivé trop tard.”

 

Dr Ullrich : “Ne me demandez pas si j’ai envie de revenir. Vous savez que je suis un grand fan de cette épreuve donc pour ce qui me concerne, la réponse est évidente. Et puis, nous avons longuement été habitués à gagner or aujourd’hui, nous perdons. Donc, l’année prochaine, je pense qu’il sera temps de gagner à nouveau !

 

Il est évident que la course ne s’est pas passée du tout comme nous nous y attendions. Cela prouve à quel point Le Mans est la course la plus dure au monde et cela montre que tout doit absolument être parfait pour y triompher.

 

Nous avons connu des problèmes inattendus avec la R15 TDI que nous allons maintenant analyser et comprendre tranquillement. Lors de la seconde moitié de l’épreuve, nous avons pu voir tout le potentiel dont dispose cette voiture. Nous nous appuierons dessus pour une nouvelle tentative l’an prochain.”

 

Propos recueillis par Laurent Chauveau

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