A mi-course, le classement donnait : Peugeot 908 n°9, Audi n°1 et Peugeot 908 n°8. Six heures plus tard, le tiercé de tête est toujours le même, si ce n’est que les deux Peugeot 908 sont aux deux premières places, l’Audi R15 TDI étant reléguée à la 3ème place. Peu avant 3h30, la R15 TDI s’est arrêtée durant deux minutes avec un problème sur l’arrière de l’auto (surchauffe turbo). Dindo Capello a repris la piste, mais l’Italien a concédé du temps dans l’arrêt. Le fait marquant de ce troisième quart de course a été la violente sortie de la Peugeot 908 HDi FAP n°17 du Pescarolo Sport, pilotée alors par Benoit Tréluyer. Quelque tours avant, la Peugeot n°17 s’était arrêtée avec un changement du museau avant. Peu avant les Esses du Tertre Rouge, Benoit est allé à la faute assez sèchement après avoir perdu l’avant de la 908, occasionnant la sortie du safety-car. Pas de problème pour le pilote qui a été extrait mais cette sortie marque le premier abandon d’une 908 HDi FAP. Dommage pour le trio Pagenaud/Boullion/Treluyer qui avait parfaitement tenu son rôle. Le safety-car est de nouveau sorti en piste à 5h du matin suite à de l’huile sur la piste. Sur les deux autres Peugeot, pas grand chose à signaler si ce n’est un changement de fond plat et du train arrière droit sur la n°7, qui pointe 9ème à 9 heures du matin. Avant de céder le volant à Christian Klien, Nicolas Minassian s’est de nouveau illustré, améliorant à deux reprises le meilleur temps de la « 7 » à 7h30 : 3.24.640 mn puis 3.24.352 (record du tour). Les Peugeot ne prennent aucun risque et semblent s’être calées sur le rythme des Audi R15 TDI. Avec 23 arrêts pour la R15 n°1, le trio Kristensen/McNish/Capello pointe à un tour de la tête tandis que la 908 n°8 est à 1.28.296 mn de la voiture sœur. Après ses problèmes de début de course, l’Audi R15 n°3 est dans le top 30, à près de 40 tours des leaders.
Chez Lola-Aston Martin AMR, seule la « 007 » est épargnée par les problèmes, la Lola AMR pointant 4ème à 7 tours de la tête. Suite à un problème de boîte, la « 009 » est descendue à la 13ème place, tandis que la troisième Lola AMR est 25ème. Notons les bons chronos de Peter Kox durant la nuit. Toujours dans le top 5, l’ORECA-01 n°11 de Panis/Lapierre/Ayari continue sa course, le team varois devant se concentrer sur l’unique auto encore en piste. Durant la nuit, Olivier Panis était à la lutte avec la Pescarolo de Joao Barbosa mais au petit matin, la Pescarolo-Judd a abdiqué suite à un changement de disques de freins. La « 16 » a descendu d’un cran, à la 7ème place. Entre les deux « essence » tricolores, on retrouve une Audi R10 TDI du Team Kolles, celle de Zwolsman/Lotterer à deux tours de l’ORECA-01. Précisons que André Lotterer est allé à la faute à Arnage, sans grande conséquence. La fatigue se fait sentir sur le duo de la « 14 », Narain Karthikeyan n’ayant toujours pas pris le volant de la R10 TDI. L’autre Audi du Team Kolles est dans le top ten, avec une course sage. Partie en tête à queue au Ralentisseur Dunlop, la Lola Speedy n°33 de Neel Jani est partie à la faute et est repartie peu de temps après. La Courage-Oreca du Siganture + est toujours en course, au 17ème rang, avec de bons chronos de Franck Mailleux. Signalons l’abandon de la Ginetta-Zytek du Team LNT n°6.
Pas de révolution en LMP2, avec le leadership des deux Porsche RS Spyder du Team Essex et du Navi Team Goh, Manu Collard et Casper Elgaard étant toujours très actifs au volant de la Porsche de tête. Le Danois réalisant même le meilleur chrono de l’auto au petit matin. Depuis plusieurs heures, les deux autos sont toujours séparées par deux tours, sachant que Kristian Poulsen n’a guère pris le volant sur l’auto de tête. Dans le top 3, on retrouve toujours la Lola-Judd du Speedy Racing Team Sebah, mais à une bonne dizaine de tours des deux autos de tête. Xavier Pompidou et ses compères ont une légère marge d’avance, avec trois tours d’avance sur la Lola RML de Tommy Erdos. Chez OAK Racing, on alterne le bon et le moins bon, avec l’abandon de la « 35 » de Moreau/Lahaye/Ajlani suite à un problème moteur. Quant au trio de la « 24 », elle continue une course sage avec une belle 5ème place. Abandon également pour la Lola Racing Box à six heures du matin.
En GT1, pas grand chose à dire, si ce n’est que les deux Corvette C6.R officielles continuent de dérouler, les deux autos pointant dans le top 5 après 18 heures de course. Magnussen/O’Connell/Garcia sont dans le même rythme que leurs équipiers Beretta/Gavin/Fässler depuis le début de course. La concurrence fait tellement défaut dans la catégorie que les Chevy Boys n’ont qu’à assurer pour monter une nouvelle fois sur le podium. Avec plus qu’une seule auto en course, le Team Luc Alphand Aventures se doit d’assurer et le trioClairay/Maassen/Jousse tient son rang, sans rencontrer le moindre problème durant cette troisième partie de course. Avec près de 40 tours de retard sur la n°73 du team sarthois, l’Aston Martin DBR9 a de nouveau été retardée, notamment sur une sortie de piste.
A l’aube de la 18ème heure, trois Ferrari F430 pointaient dans le top 3 de la catégorie GT2 mais à 8h30, la Ferrari du JMW Motorsport prenait un échappatoire suite à un problème d’embrayage. Après une réparation, la « Dunlop » reprenait la piste, mais perdait sa 3ème place au profit de la Porsche 997 GT3-RSR du Team IMSA-Performance Matmut. Le Risi Competizione garde le leadership de la catégorie avec un Jaime Melo toujours aussi rapide, même si certains de ses chronos ont été annulés pour un problème de chronométrage. Plus de Porsche 997 GT3-RSR des Lizards en course puisque aux alentours de trois heures du matin, Darren Law tapait la 997 dans le mur de pneus au Ralentisseur Playstation. C’en était terminé des espoirs de la Porsche du team américain. Au beau milieu de la nuit, la F430 BMS Scuderia Italia de Malucelli luttait avec celle du JMW de Rob Bell. Malgré sa belle troisième place, on doit purger l’embrayage de la 997 GT3-RSR de Narac/Long/Pilet.
Au cap des 9 heures du matin, la F430 Risi Competizione n°82 compte deux tours d’avance sur celle de la BMS Scuderia Italia et trois tours sur la Porsche IMSA. Après son problème d’embrayage, la F430 du JMW Motorsport cravache pour remonter son handicap mais la GT italienne a perdu plusieurs tours sur les trois premiers. Et la Spyker me direz-vous ? La GT batave est toujours en course, à la 7ème place, tout comme l’Aston Martin Vantage du Drayson-Barwell 11ème. Notons les abandons durant cette troisième partie de course de la F430 Team Farnbacher-Hankook suite à une surchauffe radiateur. Quant à la Porsche de l’Endurance Asia Team, elle restera immobilisée jusqu’aux derniers instants de la course, l’embrayage étant défectueux.
Laurent Mercier