Le Mans

6 premières heures très chaude : Peugeot domine mais…

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Quel premier quart de course ici au Mans. Dès le départ, les Peugeot avaient marqué la course de leur empreinte. Les trois 908 officielles prenaient en effet rapidement les trois premières places devant les Audi R15. S’échappant même au rythme d’environ 2 à 3 secondes au tour.

 

Le clan Audi était rapidement touché par la sortie de piste d’Alexandre Prémat à Indianapolis. Une sortie assez inexplicable mais qui fait gentiment plonger la n°3 au classement. Tout semblait donc bien parti pour le Lion lorsque le premier ravitaillement se soldait par une bérézina. Si la n°8 maintenait son leadership devant la n°9, l’incroyable se produisait avec l’accrochage entre la 908 n°7 qui repartait et la 908 n°17 de Pesca qui rentrait. Le contact était violent mais la 7 s’élançait tout de même tandis qu’on rentrait la 17 pour la réparer. Puis soudain, le pneu ARD de Pedro Lamy et le retour aux stands devenait un chemin de croix. Si finalement, la n°17 ne perdait que deux tours dans l’affaire, la n°7 en perdait 7 et plongeait à la 51ème place !

 

Le clan Lola Aston Martin perdait également une unité au combat avec l’arrêt imprévu de la n°009. Un remplacement de l’alternateur s’avérait nécessaire. Ce n’était qu’une première anicroche dans le parcours de cette voiture qui allait subir encore d’autres contre-temps.

 

Le classement allait alors s’établir durant 4 heures comme suit. Les deux Peugeot n°8 et 9 occupaient la tête de l’épreuve, puis venait les deux Audi n°1 et 2, l’ordre variant de temps à autre entre les deux voitures puis les deux Lola Aston n°007 et 008. Les usines signaient donc leur présence mais chacune avait déjà perdu ses chances pour au moins une voiture.

 

La course s’installait gentiment lorsqu’un incident invraisemblable provoquait au ralentisseur Ford. Stuart Hall à bord de sa Lola Aston Martin n°009 déjà pourtant considérablement attardée, virait purement et simplement Tim Greaves à bord de la Radical n°26. Un vrai scandale… D’autant que Stuart pouvait poursuivre sans problème alors que la Radical heurtait très violemment les murets. L’Arrière gauche complètement arrachée, Tim parvenait pourtant à ramener sa voiture mais à l’heure ou ces lignes sont écrites, elle est toujours dans son stand. En ressortira-t-elle ? Et la n°009 n’a pas eu de pénalité pour cette affaire. Il faut dire que par punition probablement, elle a encore connu de grso soucis techniques.

 

C’est peu avant le coup de gong de la 6ème heure que le suspense rebondissait encore en tête. La Peugeot n°8 était poussée à l’intérieur de son box ! Un problème d’entraineurs sur la transmission à l’arrière gauche lui faisait perdre presque 3 tours (9’26″) et plonger au 6ème rang. Peugeot n’a donc plus qu’une seule 908 en tête et ce n’est peut-être pas celle que l’on attendait, la n°9. Au fait, un Brabham en tête au mans sur une Peugeot, ça ne vous rappelle rien ?

 

En LMP2, on se bagarre comme des chiffonniers entre les deux Porsche RS Spyder. Un peu comme l’an passé, dépassements en piste ou dans les stands, c’est animé ! Derrière, la Lola Speedy Sebah n°33 confirme son statut de challenger en pointant tout de même à 2 tours après 6 heures. La Lola n°25 est encore deux tours plus loin. Vient ensuite la Zytek du GAC Racing alors que la Ginetta Zytek du Quifel ASM a connu de nombreux problèmes qui l’ont fait plonger au classement.

 

En LM GT1, la Lamborghini Murcielago n’a couvert qu’un seul tour avant d’abandonner ! Voilà qui nous rappelle la même aventure en 2007 pour la… Lamborghini Murcielago ! Les deux Corvette officielles se baladent en tête dans le même tour. Celles du team de Luc Alphand ne peuvent pas suivre le rythme. Cependant, Corvette n’aura aucun mal à triompher car l’Aston Martin, seule opposante désormais a été retardée par un long arrêt dans la deuxième heure !

 

Le LM GT2 est un truc de furieux comme à l’habitude. Les changements de leaders dans cette catégorie ont été très nombreux. Les porsche n°80, 77 et 76 ont tour à tour occupé le commandement ainsi que la Ferrari n°82. Et après 6 heures de course, si 3 Ferrari, groupées dans le même tour, dominent la Porsche IMSA, les 11 premiers sont groupés en deux tours !

 

Laurent Chauveau

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