Triple vainqueur des 24 Heures du Mans, Marco Werner est de retour dans la Sarthe pour la première fois au volant de l’Audi R15. Il sera même le premier en piste ce soir pour les débuts du nouveau bolide allemand sur le grand circuit, mais il a tout de même trouvé quelques minutes pour répondre à quelques questions.
Marco, comment abordes-tu cette nouvelle édition des 24 Heures ?
« Assez sereinement, même si nous manquons un peu de temps de roulage. Nous n’avons pas eu de chance au cours des essais hivernaux car le mauvais temps ne nous a pas épargnés : à part Sebring, je n’ai jamais piloté la R15 sur le sec et je suis le premier à partir ce soir. Malgré la pluie, nous devrions suivre notre plan de marche parce que nous avons besoin d’emmagasiner des kilomètres. De toute façon le premier jour des essais, le circuit est toujours vert et manque de grip, donc nous n’allons pas prendre de risques inutiles. »
L’équipe s’est bien entraînée pour les changements de pneus ?
« Oui, les mécaniciens sont au top et finalement, le changement de règlement nous avantage, nous les pilotes. Le baquet est un peu plus étroit que dans la R10, donc ce n’est pas inutile d’avoir plus de temps pour changer les pilotes. En revanche, cela semble déjà très long en essais quand nous doublons les relais. C’est un peu étrange car d’un côté nous essayons d’être le plus rapide possible sur la piste et d’un autre côté, nous avons l’impression de perdre du temps dans les stands. »
N’est-ce pas difficile de reprendre le volant après plusieurs mois sans course ?
« C’est vrai que même si nous avons fait pas mal d’essais, nous manquons de repère en course puisque Sebring reste la seule épreuve que nous avons disputée avec la R15 pour le moment, mais Audi a gagné ! C’est toujours bien aussi pour un pilote de prendre la piste avec d’autres concurrents pour acquérir l’expérience de la gestion du trafic, pour connaître les pilotes et surtout leur façon de se comporter quand ils se font doubler. Heureusement, nous avons fait des essais, ce qui nous a permis de ne pas perdre l’habitude des hautes vitesses. »
Propos recueillis par Cécile Bonardel