Le Mans

Racing Box : Rencontre avec Erik Joseph-Köhle…

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Chaque année, nous nous allons à la rencontre d’un Français qui passe sa semaine mancelle dans une équipe étrangère. Après le Team Modena, Dome Co Ltd et le Flying Lizard Motorsports, nous sommes allés du côté de chez Racing Box où Erik Joseph-Köhle apportera l’aide nécessaire à Thomas Biagi, Matteo Bobbi et Andrea Piccini lors des ravitaillements et plus principalement lors des changements de pilotes. Ce sera la 7ème participation du Marseillais, comme il nous le confie : «  Ma première visite au Mans comme spectateur remonte à 1978 et j’ai débuté en 2000 avec Racing Engineering. J’ai ensuite intégré le Freisinger Motorsport, T2M Motorsport ainsi que le Russian Age Racing ». Le reste de l’année, Erik est réceptionnaire atelier chez un constructeur français, après avoir débuté comme mécanicien.

 

Son arrivée en sport mécanique s’est faite par hasard : «  Je suis passionné par les sports mécaniques depuis tout gamin et je fais d’ailleurs du karting le plus souvent possible. J’étais mécanicien en karting du fils de « Papy », qui travaillait dans l’équipe espagnole Racing Engineering. C’est lui qui m’a mis le pied à l’étrier et c’est d’ailleurs aussi lui qui m’a présenté chez Racing Box à Barcelone en début d’année. Il officie maintenant en Le Mans Series chez Hache sur la Lucchini et j’étais en contact avec lui sur un réseau social bien connu et nous devions nous voir pour parler du bon vieux temps. De fil en aiguille, je me suis retrouvé à sangler les pilotes Racing Box le lendemain lors de la course ». Cependant, c’est une première pour Erik car « je n’avais aucune expérience du prototype et encore moins d’un proto fermé. C’est un monde totalement différent du GT car quand tu ouvres une portière d’une GT, c’est une voiture basique, ce qui n’est pas vraiment le cas dans un proto. La portière a nettement moins d’amplitude et il faut bien faire attention à bien la refermer, ce qui est moins évident que l’on pourrait le croire ».

 

« L’équipe est très professionnelle et nous faisons de manière à nous comprendre » poursuit Erik, qui ne parle pas italien. Outre les 24 Heures du Mans, le Marseillais a officié durant plusieurs saisons en FIA-GT au sein du Freisinger Motorsport : « Il y avait une super ambiance et c’était une vraie famille. J’ai toujours été Porschiste dans les veines et après l’épopée Racing Engineering, j’ai envoyé des CV à toutes les équipes roulant en Porsche. Manfred Freisinger m’a répondu par l’affirmatif et le fait que je parle allemand couramment a certainement joué en ma faveur. J’ai donc travaillé avec toute une pléiade de pilotes tels Ortelli, Collard, Dumas, Lieb, Maassen, Luhr ou Bergmeister. Nous avons remporté les titres FIA N-GT en 2003/2004 et j’ai gardé de bons contacts avec la plupart d’entre eux. J’avoue que j’ai passé de bons moments avec Stéphane (Ortelli), Romain (Dumas) ou Manu (Collard).

 

Le meilleur souvenir d’Erik reste à ce jour « les 24 Heures de Spa 2004. Certes, nous avions remporté la course en 2003 mais l’année suivante, nous avions trois autos au départ et il y avait une belle bagarre interne entre les deux Porsche. Quant à mon plus mauvais souvenir, c’était aux 24 Heures du Mans 2004 où nous terminons finalement troisième, alors que la victoire nous tendait les bras à quelques heures de l’arrivée ».

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

 

 

 

 

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