Asian Le Mans Series

Frédéric-Henry Biabaud : “L’Asian Le Mans Series ne doit pas devenir un simple petit frère du FIA WEC”

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Le nom de Frédéric-Henry Biabaud est connu de tout le paddock Endurance. Après avoir dirigé durant plusieurs années la branche compétition de Michelin, « FHB » fait maintenant le lien entre l’ACO et l’Asian Le Mans Series. Ce nouveau défi est de taille pour l’ACO avec la mise en place d’un championnat labellisé Le Mans sur un continent asiatique qui connaît encore trop peu l’Endurance. Avec un plateau qu’il a fallu accompagner tout au long de la saison, la satisfaction est de mise du côté du club sarthois. Avant de développer la chose, il a déjà fallu poser les fondations après quelques essais infructueux dans le passé. Là, tout est réuni pour que la mayonnaise prenne et 2014 s’annonce sous de meilleurs auspices avec une grille encore plus fournie. Peu avare en paroles, Frédéric-Henry Biabaud connaît son dossier sur le bout des doigts même si le chemin est encore long pour faire accepter l’Endurance en Asie, et principalement en Chine.

Dagys_ 2013_214936 L’Asian Le Mans Series a sa légitimité au sein de la planète Endurance badgée Le Mans ?

 « Il faut faire pousser en Asie la graine Endurance. Nous en avions déjà eu un aperçu avec l’Intercontinental Le Mans Cup mais on ne pouvait pas se contenter d’une seule épreuve en Asie. La création du FIA WEC a aussi permis de voir l’éclosion de l’Asian Le Mans Series. On y voit trois avantages : une liaison avec l’ACO et Le Mans, une certaine crédibilité pour les équipes et un accès aux prototypes. Jusqu’à présent, il n’y avait aucun championnat dédié à cette catégorie. L’Endurance sans prototypes n’est pas une vraie filière. »

Dagys_ 2013_214861 La mise en place a pris du temps ?

 « On ne vient pas comme cela sur un continent avec un nouveau produit sans que cela prenne du temps. Le marché était assez protégé. Nous sommes des nouveaux joueurs qui arrivons avec des règles différentes. On déstabilise un peu les choses déjà établies. Il fallait donner une dimension mondiale à l’ILMC, d’où le FIA WEC, et la volonté dans la foulée d’implanter un championnat asiatique. Comme nous l’avons fait avec l’ILMC, il faut rester humble et ne pas devenir un simple petit frère du FIA WEC. Le business plan est différent car il a fallu aller chercher de nouveaux partenaires, comme par exemple en Corée. »

Dagys_ 2013_214881 N’a-t-il pas été prévu de passer au même format que l’European Le Mans Series en 2014 avec des courses de quatre heures ?

 « Pour le moment, trois heures c’est suffisant. Il faut garder à l’esprit que l’objectif est de faire découvrir l’Endurance au plus grand nombre. Je ne dis pas que nous n’y passerons pas à l’avenir mais nous avons souhaité rester sur le même schéma. L’Asian Le Mans Series fait la part belle aux gentlemen qui doivent apprendre pour la plupart une nouvelle discipline. Il ne faut surtout pas les dégoûter mais bien les accompagner. »

Dagys_ 2013_215003 L’intérêt pour le championnat est grandissant ?

 « Les contacts sont nombreux pour 2014. Nous avons bien conscience qu’il a été compliqué de monter une vraie grille cette saison mais comment pouvait-il en être autrement. Il nous faut avoir une base avec les mêmes équipes plus quelques wild cards. Pour 2014, avoir trois à quatre LM P2, cinq à six CN et entre huit et dix GT me semble être dans la logique des choses. Pour la première course à Inje Autopia, nous avions neuf autos mais cela n’a pas empêché d’avoir une belle course. Pour être solide, il nous faut de 16 à 18 autos. Le début a été difficile car il était prévu d’avoir six courses avant de passer à quatre. Avec le recul, c’était la bonne décision. Disputer ce championnat asiatique sur la seconde partie de saison est aussi un atout supplémentaire pour bon nombre d’équipes. La majorité des équipes présentes cette année a déjà manifesté son intention de poursuivre en 2014. Le but est bien de mettre en place un vrai championnat asiatique et pas seulement une voie royale pour le FIA WEC et les 24 Heures du Mans. La Chine est le pays le plus compliqué à convaincre car il n’y a pas encore cette culture du sport automobile. »

Dagys_ 2013_214039Avoir plus de prototypes fait partie des priorités ?

 « On espère avoir une ou deux LM P2 supplémentaire la saison prochaine. La catégorie est une marche assez haute. La Formula Le Mans fonctionne très bien aux Etats-Unis avec des pilotes qui sont maintenant en LM P2. C’est pourquoi nous mettons en place le LM P3. On sait que le pari est risqué mais on y croit. Il manque une tranche de prototypes pour les jeunes pilotes. Pour le moment, aucune sélection d’office aux 24 Heures du Mans ne récompensera le champion CN 2014 mais on réfléchit à donner un attrait supplémentaire à cette nouvelle catégorie. Il y a déjà trois tickets pour Le Mans, ce qui n’est pas rien. Nous avons aussi souhaité repenser la catégorie GT pour une question de simplicité. »

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