Avec pas moins de 17 voitures pour 4 constructeurs différents représentés, le GT2 prend définitivement le rôle de catégorie reine du Grand Tourisme. L’édition 2009 s’inscrira donc parfaitement dans l’histoire de cette classe, qui a été de tout temps l’une des plus disputées de l’Endurance. Parfois injustement considéré comme la quatrième roue du carrosse, le GT2 entend bien se faire une place au soleil à l’heure où le GT1 s’éclipse. La catégorie est d’ailleurs à l’image de la discipline en générale : elle mêle des teams très bien structurés, qui n’ont pour la plus part rien à envier à certaines équipes présentes en LMP, avec des écuries dont l’essentiel est de participer, et des pilotes professionnels avec des gentlemen-drivers. Un cocktail souvent explosif !
Comme souvent, la victoire devrait se jouer entre Ferrari et Porsche, la firme allemande n’ayant été défaite qu’à deux reprises, en 2006 et en 2008. Mais, à l’instar de la saison dernière, elle n’aura pas l’avantage du nombre sur le « Cavalinho Rampante ». Et encore que la situation aurait pu être pire pour le constructeur de Zuffenhausen puisque deux 997 GT3-RSR ont été repêchées. 5 Porsche contre 10 Ferrari, la balance penche tout de même en faveur des Italiens, qui ont un certain nombre d’atouts en mains. Depuis ses débuts, la F430 GTC a tout gagné, et les teams qui l’engagent n’ont plus rien à prouver. Risi d’un côté de l’Atlantique, AF Corse, la BMS ou encore JMW Motorsport et Farnbacher sur le Vieux Continent. Le contingent transalpin sera d’autant plus intéressant à suivre que les concurrents seront équipés de différentes montes pneumatiques : Michelin, Dunlop et Hankook.
Du côté de Porsche, on pourra miser sur des teams aguerris, tels que le Flying Lizard, IMSA Performance et Felbermayr-Proton dont l’équipage est impressionnant puisque trois pilotes ont été délégués par l’Usine. Battue en 2008, la GT3-RSR est revenue en piste en 2009 avec des évolutions qui portent leurs fruits : elle mène l’ALMS, s’est imposée deux fois en Le Mans Series (la deuxième victoire étant sous réserve) ainsi qu’en FIA-GT. Contrairement à Ferrari, le choix de la gomme aura moins d’incidence, seul l’exotique Endurance Asia Team ayant opté pour autre chose que des Michelin.
Dans ce duel à couteau tiré, Spyker et Aston Martin tenteront de se faire une place. Cela paraît bien difficile pour ses deux voitures, qui marquent le pas en terme de performance pure sans pour autant être des modèles de fiabilité. Mais sait-on jamais : après tout, Panoz s’était imposé en 2006 ! On regrettera justement absence de cette marque, comme celle BMW avec sa M3, de Ford avec sa GT-R ou Riley-Corvette avec sa Z06.
La fête devrait tout de même tenir ses promesses. D’autant qu’au delà de l’aspect purement sportif, le GT2 accueillera LA Guest Star de ces 24 Heures du Mans, Patrick Dempsey. S’il a conquis le cœur de ces dames avec sa blouse blanche, Dr Shepherd devra relever un sacré défi pour être à la hauteur du mythe. Et dans une telle catégorie, la concurrence sera féroce !
IMSA Performance-Matmut : La fin de la malchance ?
IMSA Performance Matmut remet le couvert afin d’essayer de digérer sa déception de l’an dernier. Vainqueur de la catégorie GT2 en 2007, l’écurie rouennaise aura à cœur de montrer que sa performance n’était pas un coup de chance. Il y a douze mois de cela, la course du Mans fut plus que brève pour la voiture n°76. Partie du fond de grille pour avoir ravitaillé hors délai lors de la phase de mise en grille, Patrick Long faisait une remontée fulgurante avant de rencontrer la Porsche du Flying Lizard alors aux mains de Seith Neiman. Incompréhension sans doute et les deux Porsche s’auto-éliminent. Roue avant droite arrachée, la course est finie. Il est 16h54…
La saison 2008 sera à cette image, marquée par des problèmes à répétition. L’année avait pourtant bien commencé avec un podium à Barcelone, mais la situation s’est rapidement gâtée : victoire puis déclassement pour un faisceau électrique débranché à Monza, changement du câble d’accélérateur à Spa, puis crash de Silverstone de Richard Lietz, que Nicolas Minassian et sa Peugeot ont envoyé dans le rail de sécurité. Les 24 Heures de Spa ne se sont pas mieux passées avec des soucis de boîte de vitesses récurrents et seul le podium du Nürburgring a apporté un peu de baume au cœur de l’écurie normande.
2009 ne semble pas sourire plus à l’écurie que 2008. La voiture n°76 n’a pas vu le drapeau à damiers à Barcelone à cause d’un embrayage récalcitrant et n’a pu obtenir mieux qu’une cinquième place de catégorie à Spa après avoir perdu un tour derrière la voiture de sécurité, suivi d’un tête-à-queue avec bac à graviers à la clé de Raymond Narac.
Fidèle à Porsche depuis de nombreuses années, le team IMSA Performance Matmut défendra les couleurs du constructeur de Weissach avec deux 997 GT3 RSR un peu esseulées parmi les nombreuses Ferrari. L’écurie managée par Franck Rava connaît parfaitement le fonctionnement de la voiture : elle engage pas moins de trois voitures en International GT Open et devra compter sur la fiabilité éprouvée de sa monture pour tenter de contrer l’armada d’autos italiennes car la présence de pilotes usines ne suffit pas pour la victoire, comme l’a montré l’édition 2008.
Pilote depuis le début de l’aventure, le propriétaire-pilote Raymond Narac, concessionnaire Porsche à Rouen dans le civil, a progressé peu à peu et pourra apporter l’expérience des ses cinq participations aux 24 Heures du Mans. Ses coéquipiers seront Patrick Pilet et Patrick Long, tous deux pilotes usine Porsche, sur la voiture n°76. Le pilote français, après une année d’apprentissage en American Le Mans Series au sein de l’écurie Flying Lizard, fait cause commune avec Raymond Narac en Le Mans Series pour la saison 2009. Venu, comme beaucoup d’autres pilotes, de la monoplace, le Gersois a été nomme pilote usine Porsche début 2008 après avoir remporté la Carrera Cup France en 2007 et fera ses premiers pas au Mans la semaine prochaine. Le pilote américain, quant à lui, est déjà venu renforcer l’équipe IMSA Performance Matmut aux 24 Heures du Mans 2008 et a fait partie de l’épopée victorieuse de 2007. Il possède d’ailleurs un palmarès éloquent sans la Sarthe : 5 participations, 2 victoires (dont l’une comme rookie), une deuxième et une quatrième places ! Il dispute à nouveau l’American Le Mans Series en catégorie GT2, avec le Lézard Volant, après une année au volant du RS Spyder de l’écurie Penske Racing.
La voiture n°70, bien qu’engagée sous les couleurs d’IMSA Performance Matmut, sera gérée en partenariat avec le team Felbermayr-Proton, ce que confirme la formation de l’équipage. On retrouvera les Autrichiens Felbermayr père et fils, ainsi que Michel Lecourt. Directeur du groupe Felbermayr, spécialisé dans les travaux publics, Horst Senior est à l’origine de l’association avec l’écurie Proton qui, après plusieurs années passées en FIA-GT, fait les beaux jours des Le Mans Series. Il vient chaque année dans la Sarthe depuis 2004. Horst Junior, quant à lui, était de l’aventure avec Seikel en 2007 au Mans, mais la voiture ne verra pas le drapeau à damiers. Il fait équipe avec Christian Ried, fils de Gerold Ried et fondateur de Proton, en Le Mans Series pour des résultats modestes. Il est tout de même monté sur le podium à trois reprises depuis ses débuts en 2005. Le Français Michel Lecourt sera sans doute le rookie le plus âgé de ces 77ème 24 Heures du Mans, avec ses 56 printemps. Il a remporté deux fois le titre GT2 en FFSA, en 2006 et 2007 et participe à l’International GT Open cette saison avec Richard Balandras comme équipier sur une voiture d’IMSA Performance Matmut.
Deux voitures donc, et deux objectifs : la n°76, celle de pointe, visera la victoire, ni plus ni moins. Quant à la n°70, elle tentera de rallier l’arrivée. Ambitions opposées donc, mais contrainte identique : il faudra que la fiabilité soit au rendez-vous.
| IMSA Performance-Matmut | |||
| 70 | Michel Lecourt | Horst Felbermayr Jr | Horst Felbermayr Sr |
| 76 | Raymond Narac | Patrick Long | Patrick Pilet |
| Porsche | 997 GT3-RSR | ||
| Flat 6 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Franck Rava | ||
Endurance Asia Team : La danse du dragon
C’est la première fois qu’une équipe chinoise s’engage aux 24 Heures du Mans et l’évènement n’est pas anecdotique en cette année 2009 où l’ACO a lancé l’Asian Le Mans Series dont l’une des deux étapes aura pour cadre Shangaï. Conscients de la difficulté de l’entreprise, le team chinois s’est attaché les services d’un spécialiste de l’endurance et des 24 Heures du Mans en la personne de Thierry Perrier qui officiera en tant que Team Manager et qui contrôlera toute la partie sportive et technique, en particulier les quatre chinois qui viendront faire leur apprentissage de la course mancelle aux côtés des mécaniciens de Thierry Perrier.
En tant que patron d’écurie, Thierry Perrier a fait courir le Perspective Racing en Grand-Am et notamment à Daytona avec des pilotes tels que Andy Wallace ou João Barbosa avec la Mosler MT900R avec une victoire en catégorie GTS, en Le Mans Series, au Mans… Thierry Perrier en tant que pilote, c’est 12 participations aux 24 Heures du Mans, dont trois victoires de catégorie, en Groupe 4 en 1980 et 1981 et en GTO en 1981. C’est également un précurseur, puisque ses victoires de 1980 ont été obtenues avec une Porsche 911SC fonctionnant à l’éthanol (1980) et avec une Porsche 934 fonctionnant au Carburol (1981). Grand fervent de Porsche, les participations de Thierry Perrier au Mans ont toutes été sur Porsche, à une exception près, celle de 1983 avec une Lancia LC1, mais nous en reparlerons plus tard. Le patron du Perspective Racing a toujours le coup d’oeil et le pied lourd sur l’accélérateur comme en témoigne sa victoire de dimanche dernier en GT lors du meeting VdeV du Val de Vienne.
La Porsche n°75 aura des couleurs très asiatiques et le dragon qui court sur ses flancs étant phosphorescent, le spectacle devrait être superbe la nuit venue quand le dragon dansera autour du circuit. Elle sera également la seule Porsche à courir en Dunlop.
Darryl O’Young est un pur sang, un pilote très rapide, qui est doté de sérieuses références. Il a remporté par deux fois la très relevée Porsche Carrera Cup Asia en 2006 et en 2008, battant à la régulière un spécialiste des Porsche tel que Tim Sugden. Parmi ses autres victimes de marque, on peut compter également Danny Watts qui n’est pas réputé pour traîner en chemin, O’Young l’ayant battu à armes égales lors de la Macau GT Cup. Il court cette année en FIA GT pour le compte du Team Prospeed avec une Porsche 997 RSR et vient de terminer quatrième en GT2 à Adria. Il sera l’homme de pointe de la Porsche rouge.
Philippe Hesnault, comme O’Young, est un rookie du circuit manceau. C’est en revanche un fidèle du Perspective Racing et de Thierry Perrier pour qui il a couru en Le Mans Series en 2006 et en 2007 avec entre autres coéquipiers Nigel Smith et Anthony Beltoise. Philippe Hesnault est venu tout naturellement au sport automobile par son entourage familial ; son père a couru deux fois les 24 Heures du Mans dont justement la fameuse année 1983 avec Thierry Perrier et Bernard Salam sur la Lancia LC1, le trio étant non classé pour distance insuffisante; son oncle François a té pilote de Formule 1 chez Ligier en 1984 et a couru avec Brabham et Renault en 1985 ! Et cet héritage remonte encore plus loin, Philippe nous confiant tout récemment que son arrière grand-père paternel avait couru en Formule 2 avant la seconde guerre mondiale!! Et comme bon sang ne saurait mentir….
Plamen Kralev sera le premier pilote bulgare à faire la classique mancelle. Agé de 36 ans, le bulgare a une bonne expérience, pour avoir couru en FIA GT à San Luis l’année dernière. Il a fait aussi du FIA GT3 et a une année 2009 assez chargée puisqu’on l’a vu aux 1000 km de Spa sur une Ferrari 430 JMB et qu’il court aussi en Open GT sur une autre Ferrari 430GT, du Vitoria Racing, celle-ci, avec Andrea Montermini pour coéquipier. Plamen Kralev possède une entreprise de Travaux Publics en Bulgarie. Il est venu se familiariser cette semaine se familiariser avec Le Mans et une partie du grand circuit, sur le Bugatti, sur une Porsche de Thierry Perrier.
Les réponses de Thierry Perrier à Endurance-Info. “Les espoirs tiennent en trois mots : partir, terminer, être sur le podium. Partir, parce que tout peut arriver avant le départ de la course : un problème administratif avant la course, ça c’est déjà vu, un gros problème pendant les essais…Rien n’est sûr tant que vous n’êtes pas sur la grille de départ. Terminer, parce que c’est essentiel pour faire un résultat, il faut faire une course régulière, éviter les incidents de course, de l’endurance donc…Le podium enfin, parce que cela découle des deux points précédents. C’est difficile, mais c’est l’objectif de tout concurrent. Les plus sérieux adversaires seront tout d’abord les Porsche “officielles”, celle du Flying Lizard Motorsports, d’IMSA, de Felbermayr et les Ferrari conduites par des pilotes professionnels, cela fait une bonne dizaine en tout…”
| Endurance Asia Team | |||
| 75 | Darryl O’Young | Philippe Hesnault | Plamen Kralev |
| Porsche | 997 GT3-RSR (châssis WPO ZZZ 99 Z9S 799 918) |
||
| Flat 6 4,0l | Pneus Dunlop | ||
| Team Manager | Thierry Perrier | ||
| Ingénieur | Yann Michel | ||
| Ingénieur | Sébastien Moreau | ||
Felbermayr-Proton : Porsche met le paquet !
Né de l’association des familles Ried (Proton) et Felbermayr, le team Felbermayr-Proton a imposé peu à peu sa livrée bleue dans le paysage de l’endurance. Fidèle à Porsche depuis longtemps, l’écurie a disputé le championnat FIA-GT pendant plusieurs années avant de s’intéresser aux Le Mans Series depuis 2007.
Et quel palmarès pour une première année : 3 victoires et une deuxième place et un titre de vice-champion pour les pilotes Marc Lieb et Xavier Pompidou. C’est donc en favori que le team abordait la saison 2008 face à Virgo et sa Ferrari. Malheureusement, l’écurie allemande ne pourra rien avec ses pneumatiques Michelin clients face aux Britanniques chaussés de pneus Dunlop de développement. Elle finira donc la saison 2008 comme la précédente, avec le titre de vice-champion pour Marc Lieb et Alex Davison, collectionnant les deuxièmes places, devenant un peu le Poulidor de l’endurance.
Pour sa première participation aux 24 Heures du Mans en tant que tel – en 2007, l’écurie s’était associée avec le Seikel Motorsport – le team avait à cœur de défendre les couleurs de Porsche avec sa 997 GT3 RSR face aux Ferrari F430. Marc Lieb étant indisponible pour cause d’examens universitaires, Alex Davison a été épaulé par Wolf Henzler et Horst Felbermayr Sr. Mais le sort ayant décidé de favoriser le clan italien, l’équipe teutonne à rencontré moult soucis techniques et a multiplié les excursions dans le bac à graviers. La voiture n°77 a dû se contenter de la cinquième place du GT2, à 25 tours du leader de la catégorie.
Après un tel camouflet, le constructeur de Zuffenhausen ne pouvait que réagir et tenter de redorer son blason, si tant est qu’il soit terni. L’équipage annoncé pour les Le Mans Series avait de quoi faire peur aux concurrents les plus sérieux avec deux pilotes usines, Marc Lieb et Richard Lietz. Ceux-ci n’ont pas failli, raflant la victoire dans les deux premières manches, sans doute aidés par le passage aux pneumatiques de développement du manufacturier clermontois. Néanmoins, la voiture sera déclassée à l’issue de l’épreuve belge suite pour non-conformité de l’aéro, l’aile arrière ayant été arrachée par un pneu crevé, mais l’écurie a alors décidé d’interjeter appel.
Si l’équipe aligne deux voitures en Le Mans Series, une seule a reçu une invitation de la part de l’ACO pour la course mancelle. Toutefois, elle s’est associée avec l’écurie IMSA Performance Matmut dont la seconde auto, qui figurait sur la liste des réservistes, a finalement été invitée à se présenter aux vérifications techniques. Afin de contrer l’armada italienne, les deux écuries « porschistes » ont décidé d’unir leurs forces et c’est ainsi que Horst Felbermayr Senior se retrouvera dans un baquet pour la quatrième fois dans la Sarthe.
Le team allemand va, lui, se concentrer sur une seule voiture avec l’assistance appuyée de Porsche. Ainsi, pas moins de trois pilotes usines seront au départ, à commencer par les deux protagonistes qui officient habituellement en Le Mans Series, Marc Lieb et Richard Lietz. Wolf Henzler les rejoignant pour l’occasion.
Déjà victorieux de la catégorie GT2 en 2005 avec le team américain Alex Job Racing, l’Allemand Marc Lieb aimerait ajouter une autre ligne à un palmarès impressionnant, que ce soit sur le continent américain avec les 12H de Sebring ou européen avec le titre en GT2 en FIA-GT avec Gruppe M. Last but not least, le pilote originaire de Stuttgart est devenu Ringmeister le mois dernier en remportant les 24 Heures du Nürburgring pour la troisième fois avec le Manthey Racing.
Si le palmarès de Richard Lietz n’est pas aussi étoffé, il peut tout de même s’enorgueillir d’une victoire en GT2 aux 24 Heures du Mans 2007 avec le team IMSA Performance Matmut. Venu, comme de nombreux pilotes, de la monoplace, le pilote autrichien a rapidement bifurqué vers le GT à travers la Carrera Cup allemande et le GT Open dont il deviendra champion en 2007, année décidemment faste.
Enfin, le « petit dernier », pilote officiel depuis 2008 seulement, retrouvera l’écurie avec laquelle il a couru pour la première fois au Mans l’an dernier. Wolf Henzler est un habitué de l’American Le Mans Series qu’il dispute avec le Farnbacher Loles Racing. C’est pourtant avec une autre écurie, le Flying Lizard Motorsports qu’il a conquis le titre l’an dernier, en compagnie de Jörg Bergmeister.
Avec un tel équipage, il est clair que Porsche a sorti la grosse artillerie pour essayer de reconquérir une victoire qui lui a échappée l’an dernier. D’ailleurs, d’aucuns croiseront sans doute les retraités Norbert Singer et Roland Kussmaul, en vacances dans le coin…
| Team Felbermayr-Proton | |||
| 77 | Marc Lieb | Richard Lietz | Wolf Henzler |
| Porsche | 997 GT3-RSR | ||
| Flat 6 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Francis Schammo | ||
AF Corse : En embuscade…
Depuis 2004, AF Corse fait figure de favori en FIA-GT, que ce soit en GT1 avec les Maserati MC12 ou les Ferrari F430. Titré en 2006, 2007 et 2008, l’équipe d’Amato Ferrari débarque dans la Sarthe pour la troisième fois consécutive. Abandonnant prématurément l’an passé, AF Corse compte bien décrocher le meilleur résultat possible. Il est peu de dire que le team transalpin est présent sur tous les fronts cette saison, avec des engagements en FIA-GT, International GT Open, Le Mans Series et Italian GT, que ce soit sous sa propre bannière ou celle d’Advanced Engineering. Les Ferrari F430 n’ont plus de secret pour eux et Antonio Cazzago mène de main de maître le staff italien. Dominant outrageusement la catégorie FIA-GT2 depuis deux saisons, la suprématie d’AF Corse est toutefois mise à mal cette année avec un seul podium pour la paire championne en titre Bruni/Vilander.
Créée en 2002 et basée à Modène , AF Corse a débuté par la Maserati Cup avant de faire débuter les Maserati MC12 en FIA-GT (2004) avec des pilotes tels que Salo, Bertolini ou Johnny Herbert. Depuis 2006, l’équipe d’Amato Ferrari fait rouler des F430 dans divers championnats avec le succès que l’on connaît. Si en 2007, AF Corse faisait cause commune avec le JMB Racing dans la Sarthe, avec un certain Adrian Newey à son volant, le team est venu en son nom propre l’année passée.
Evoluant l’an passé chez Risi Competizione (1er en GT2), Gianmaria Bruni sera le chef de file de la « 78 ». Champion FIA-GT en titre, Gimmi va disputer ses secondes 24 Heures du Mans. Depuis ses débuts en GT, il pilote une Ferrari F430, que ce soit en FIA-GT, Le Mans Series ou American Le Mans Series. L’an passé, il rate le titre Le Mans Series pour ne pas avoir disputé la dernière manche suite à un clash de date avec le FIA-GT. Âgé de 28 ans, il gravit tous les échelons de la monoplace jusqu’à la F1 en 2004 où il pilote pour e compte de Minardi. Il passe ensuite en GP2 durant deux saisons avec trois victoires à la clé. Il remporte également les 6 Heures de Vallelunga 2002 sur une Durango. Cette année, il cumule à nouveau les championnats FIA-GT (AF Corse) et Le Mans Series (JMW Motorsport). Pas de chance jusqu’à présent pour l’Italien avec aucune victoire dans les deux séries. En début d’année, il a pris part aux 12 Heures de Sebring en compagnie de Companc/Russo, avec la seconde position de la catégorie à la clé.
C’est d’ailleurs ses deux équipiers argentins de Sebring qu’il retrouvera au Mans, les deux pilotes prenant part à leurs premières 24 Heures du Mans. A 37 ans, Luis Perez-Companc est plutôt habitué aux rallyes, avec de nombreuses participations en WRC, terminant notamment 5ème du Rallye d’Argentine 2007. Il stoppe sa carrière de rallyman en fin de saison pour débuter l’an passé en FIA-GT sur une Ferrari F430 du Pecom Racing, en compagnie de Mattias Russo, les deux compatriotes remportant la dernière manche disputée à San Luis. Ils terminent seconds à Silverstone pour l’ouverture du championnat 2009. A 24 ans, Mattias Russo fait partie des pilotes d’avenir de la catégorie GT. L’Argentin décroche la pole en novembre dernier sur ses terres de San Luis avant de s’offrir la victoire. Son début de carrière s’est exclusivement passé en Argentine avec des championnats tels que la F3 Sudam Lights ou la Formule Renault Argentine. L’an passé, il prend part aux 24 Heures de Spa, déjà sur une F430 du team AF Corse.
Avec deux autos à gérer, Amato Ferrari et ses hommes vont avoir du travail, mais vu le planning 2009 de l’équipe, cela ne devrait pas poser trop de problèmes. Rappelons que AF Corse fera office de soutien technique à la F430 engagée sous la bannière Advanced Engineering. Avec une course sage, le trio pourrait bien jouer les premières places…
| AF Corse | |||
| 78 | Gianmaria Bruni | Luis Perez-Companc | Mattias Russo |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Amato Ferrari | ||
Flying Lizard Motorsports : Mise à exécution
L’équipe espère avoir réuni tous les éléments indispensables pour sa grande ambition, la victoire aux 24 Heures et ainsi passer à la mise en oeuvre de son projet.. Le team californien revient pour la cinquième année consécutive au Mans. Après une entame réussie, récompensée par une troisième place en 2005, l’équipe a connu des fortunes diverses et n’a pas concrétisé ses espoirs, la victoire dans les 24 Heures se refusant pour l’instant à elle. Dans l’intervalle, les Lizards sont constamment montés en puissance en ALMS, guerroyant constamment avec le grand rival qu’est le Risi Competizione, prenant la deuxième place des classements teams et pilotes (Bergmeister et van Overbeek) en 2007 et remportant les deux titres en 2008 grâce à Jörg Bergmeister et Wolf Henzler, après un doublé gagnant dans les 12 Heures de Sebring.
Défaits à Sebring en début de saison par la Ferrari Risi, les Lizards ont refait surface depuis en remportant les trois manches suivantes à St Petersburg, Long Beach et Salt Lake City, accumulant ainsi un capital confiance avant les 24 Heures du Mans. Dans la Sarthe, Porsche ayant décidé de répartir ses forces, le tandem en tête de l’ALMS, Jorg Bergmeister et Patrick Long, sera dissocié mais l’équipe californienne est prête à relever le défi d’une concurrence sévère en GT2 et va viser au Mans une première victoire, d’autant que son équipe technique est toujours aussi solide autour d’Eric Ingraham, le Team Manager.
Eric Ingraham, Team Manager à Endurance-Info : “Cette année, le programme pour Le Mans était axé sur une voiture bien préparée, une équipe technique bien préparée, l’adaptation aux modifications de cette année (règlements, programme de l’épreuve) et ensuite, et le plus important, sur le fait de faire une bonne course, propre. La seule chose à laquelle on puisse s’attendre au Mans c’est que cette une longue course dans laquelle tout pourrait arriver : que ce soit avec la mécanique, la piste, les pilotes, la météo. Cette année est proche d’une “nouvelle année” comme nous n’en jamais eue au Mans. Les règlements des ravitaillements sont différents, il y a de nouvelles spécifications sur les voitures (air conditionné, etc.) et plus spécialement un programme condensé sans Journée Test, avec moins de temps pour les essais libres et une nouvelle règle qui stipule que vous devez prendre le départ avec le moteur qui a servi en qualification. Aussi, il ya de nombreuses variables qu’il nous faut résoudre rapidement!
La grande inquiétude que nous avons tous avant la course c’est la peur de l’inconnu. On peut pratiquement anticiper tout ce qui peut arriver, mais on ne peut pas nécessairement le planifier -quand ça arrive, ce qui arrive, le degré de gravité. C’est un gros projet que de venir au Mans : tout le planning, les besoins, le travail et l’organisation – cela demande un énorme effort à l’ensemble du team. Tout ce travail, et tout peut être anéanti en un instant – parfois à cause d’un problème totalement hors de votre contrôle- et l’issue possible de la course a complètement changé.”
Les adversaires : “Cette année le plateau GT2 est très fort : 10 Ferrari, 5 Porsche, 1 Spyker et 1 Asron Martin. Historiquement les Porsche ont une bonne chance ici en raison de leur fiiabilité, et bien sûr aussi, des teams comme Risi Competizione qui a gagné cette course en GT2 auparavant, seront de rudes adversaires. Il y a beaucoup de voitures performantes avec des pilotes professionnels avec qui nous allons devoir nous battre. Au Mans, avant la course, nous ne pensons spécifiquement pas au niveau de la concurrence, mais plutôt à notre propre stratégie de course – pour nous assurer que la voiture est aussi rapide et fiable que possible et que nous sommes bien préparés. On pourrait dire que les voitures que nous devons battre sont celles qui sont devant nous à la 20ème heure.”
Du côté des pilotes, Jörg Bergmeister est en train de se constituer un palmarès incroyable. L’allemand, pilote officiel Porsche depuis 2001 (à l’exception d’une saison), il engrange les honneurs. Il a été trois fois champion GT2, en 2005 et 2006 (avec Long et le Petersen/White Lightning) et en 2008 avec les Lizards et Wolf Henzler, a été champion Grand-Am en catégorie Daytona Prototypes en 2006, a remporté les 24 Heures du Mans en GT en 2004 avec Sascha Maassen et Patrick Long sur la Porsche du White Lightning Racing, a remporté cinq fois le Petit Le Mans, remporté les 24 Heures de Daytona au classement général en 2003 (Porsche Racers’ Group), a remporté plus de 25 victoires en catégorie GT2 et fait une cinquantaine de podiums…. Si les pilotes Risi visent le doublé Sebring-Le Mans, Bergmeister est en course pour le doublé Daytona-Le Mans puisqu’il faisait partie de l’équipage de la Porsche TRG qui a remporté la catégorie GT lors des 24 Heures de Daytona 2009.
Darren Law peut également prétendre au doublé Daytona-Le Mans, mais d’une manière un peu différente puisqu’il a gagné à Daytona au classement général sur une Riley Porsche du Brumos Racing en compagnie de David Donohue, Antonio Garcia et Buddy Rice. Le pilote habituel de la Porsche n°44 appartient à la catégorie des pilotes sous-estimés. Law est un farouche combattant, dur au mal et c’est un redoutable finisseur. Si sa victoire de 2009 à Daytona constitue pour l’instant le haut fait de sa déjà longue carrière, celle-ci est marquée par de nombreuses belles places tant en Grand-Am qu’en ALMS où il s’est classé 35 dans le Top 5 en un peu plus de 50 courses. Darren Law est régulièrement dans le Top 10 de la Porsche Cup. Il ne baisse jamais les bras, et dans une course de 24 Heures, cela a son importance!
Seth Neiman est le fondateur et le propriétaire du Flying Lizard Motorsports. C’est également un amoureux inconditionnel de la classique mancelle qu’il ambitionne de remporter et qu’il va disputer pour la cinquième fois. Il a remporté les 6 Heures de Watkins Glen en GT en 2003, a pris la deuxième place des 12 Heures de Sebring 2008 avec Darren Law et Alex Davison, la troisième des 24 Heures du Mans 2005 avec Johannes van Overbeek et Lonnie Pechnik. S’il n’est pas aussi rapide que peuvent l’être Bergmeister ou Law, il possède une connaissance technique très poussée et connaît à fond la mécanique de ses Porsche. Il est doté d’un solide feedback qui permet au team de travailler dans la bonne direction.
| Flying Lizard Motorsports | |||
| 80 | Jörg Bergmeister | Darren Law | Seith Neiman |
| Porsche | 997 GT3-RSR (Châssis WPO ZZZ 99 Z9S 799 913) |
||
| Flat 6 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Eric Ingraham | ||
| Ingénieur en Chef | Craig Watkins | ||
Advanced Engineering/Team Seattle : Racing for children
Courir pour les Enfants – Rien que pour cette devise, l’engagement du Team Seattle -en partenariat avec le Team Advanced Engineering et AF Corse- aux 24 Heures du Mans mérite le respect, même si pour des raisons plus “people”, elle sera aussi le centre d’intérêt des media et du grand public, avec la présence à bord de Patrick Dempsey. On peut déjà imaginer la cohue qui se pressera sur le Quinconce des Jacobins le mardi 9 juin vers 12h40 lors des vérifications techniques…
Le Team Seattle vient pour la première fois dans la Sarthe alors que son -ses- action était jusque lors concentrée sur les 24 Heures de Daytona où le team était engagé depuis 1997. Le but de Don Kitch, le fondateur du team, était de récolter des fonds pour le Children’s Hospital de Seattle, spécialisé dans le traitement médical et chirurgical des enfants atteints de maladies cardiaques. Sur la piste de Daytona, le team a obtenu quelques résultats sportif intéressants, comme une première place en GT en 1999 et les deux premières places en SRP-II en 2003. Mais, comme le précise le team; en fait il a toujours gagné les courses auxquelles il a . Le résultat est là en effet : le Children’s Hospital de Seattle comptait 12 lits lors de sa création, il en possède désormais 250 ! Le team a récolté 3,3 millions de dollars depuis sa fondation ! Récoltant des fonds auprès des sociétés et des particuliers pour chaque de course bouclé, le team a choisi Le Mans pour son action et a déjà réuni d’importantes sommes grâce au partenariat de firmes telles que Microsoft. Tout naturellement pour une épreuve française, le Team Seattle s’est associé pour les 24 Heures avec Mécénat Chirurgie Cardiaque, l’Association française bien connue qui poursuit des buts presque similaires -Mécénat Chirurgie Cardiaque permet à des enfants atteints de graves maladies cardiaques et venant de pays défavorisés de se faire opérer en France lorsque ce n’est pas possible chez eux (modalités de contribution ici), la voiture portant également les couleurs de Mécénat.
Pour cette épreuve mancelle, le Team Seattle est venu se roder au Mans lors des essais Le Mans Series au mois d’avril sur le circuit Bugatti, Don Kitch Jr et Patrick Dempsey pouvant ainsi se familiariser avec une petite partie du tracé sarthois. Le matériel qui sera à la disposition du team est des plus sérieux, puisqu’il s’agit d’un châssis du Team AF Corse. Le team bénéficiera également d’un fort soutien de la structure transalpine.
Don Kitch Jr est la cheville ouvrière du Team Seattle dont il a été le fondateur en 1997. Pur californien de par sa naissance à Hollywood, Don Kitch a commencé très jeune en Formule Ford, non sans un certain succès dans les années 80. Il est ensuite passé aux protos et aux GT, en Barber Series et en IMSA et a décroché son plus grand succès en 2003, remportant la catégorie SRP-II dans les 24 Heures de Daytona, prenant la septième place au classement général avec une Lola Nissan avec entre autres coéquipiers Ross Bentley. Désormais résidant à Seattle, Don Kitch est l’Instructeur en Chef de la ProFormance Racing School qu’il a fondée avec sa femme Donna en 1987 et qui compte une trentaine d’instructeurs.
Patrick Dempsey sera donc LA cible préférée des media, de préférence non spécialisés. Pour une collecte de fonds pour le Children’s Hospital de Seattle et pour Mécénat Chirurgie Cardiaque, la présence d’un docteur était indispensable. Et qui mieux que le Dr Shepherd, rôle tenu par Patrick Dempsey dans la série Grey’s Anatomy, pouvait occuper la place? Plus sérieusement, Patrick Dempsey est de plus en plus pilote, même s’il faut le placer davantage dans la catégorie des gentlemen drivers que dans celle des top drivers. Il court régulièrement dans le Championnat Grand-Am en GT avec une Mazda RX-8 depuis 2008. Dempsey est pilote et co-propriétaire du Team Hyper Sport depuis 2005 et a d’abord fait ses armes en KONI Challenge avant de passer à la Rolex Series. Preuve de sa grande implication et de sa passion pour le sport automobile, Hyper Sport a changé de nom en 2009 pour devenir le Dempsey Racing, profitant également de sa notoriété pour promouvoir des actions en faveur de la santé publique, comme cette année à Daytona où la Mazda, toute de rose vêtue pour la circonstance, collectait des fonds en faveur de la recherche sur le cancer du sein. Après un résultat décevant dans la Rolex 24, Dempsey est rentré dans le Top 10 dans les deux dernières courses, à New Jersey -7ème- et à Laguna Seca -10ème-. S’il n’avait pas manqué la manche du Virginia International Raceway, ayant préféré venir sur le Bugatti pour les essais Le Mans Series, il occuperait avec son coéquipier habituel Joe Foster une honorable 10ème place au classement pilotes.
Joe Foster, justement, sera lui aussi dans la Sarthe aux commandes de la Ferrari F430GT. Agé de 43 ans, il a commencé en monoplace dans les diverses formules de Promotion avant de s’attaquer à la British F3 qu’il dut abandonner à la suite d’un accident. Il est ensuite revenu aux USA pour être l’Instructeur en Chef de la célèbre Panoz Driving School. Il possède des diplômes élevés en mécanique et est également un spécialiste des composites. Il a repris une carrière en tant que pilote dans le KONI Challenge, championnat parallèle de la Rolex Series, progressant régulièrement dans la hiérarchie, se classant troisième de la catégorie GS en 2007 et décrochant le titre dans cette même catégorie en 2008 en compagnie de Scott Maxwell sur une Ford Mustang GT du Team Hyper Sport. Foster sera l’homme de pointe de la Ferrari, même s’il ne l’a pas encore pilotée en course. Tout comme Dempsey et Kitch, en tant que rookie de l’épreuve mancelle, il devra se qualifier pour participer à la course.
“Comme ce sont nos premières 24 Heures du Mans, notre but sera de bien représenter notre pays et d’être à l’arrivée.” dixit Don Kitch Jr. “Je crois que la GT2 à battre sera la Ferrari 430 engagée par AF Corse.”
| Advanced Engineering/Team Seattle | |||
| 81 | Patrick Dempsey | Don Kitch Jr | Joe Foster |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | James Gue Antonio Cazzaga |
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| Ingénieur en Chef | Dario Milan | ||
Risi Competizione : Prêt pour le doublé !
Avec ce titre, le tenant du titre GT2 au Mans annonce clairement la couleur. Pas question de s’endormir sur ses lauriers, Giuseppe Risi veut rééditer sa superbe prestation de 2008 et remporter à nouveau l’épreuve, le châssis de la Ferrari n°82 étant d’ailleurs celui qui s’est imposé au Mans l’an passé. Comme en 2007 et en 2008, le Risi Competizione s’est associé avec le Krohn Racing, alignant ainsi deux voitures. La combinaison avait fort bien marché en 2007, la Ferrari vert et bleu de Jonsson/Krohn/Braun se classant deuxième en GT2, elle avait tourné court en 2008, Krohn/Jonsson/Van de Poele ayant été les premiers à abandonner après avoir couvert 12 tours seulement.
Le team dispose de beaucoup d’atouts pour postuler à la victoire dans une catégorie GT2 dans laquelle les prétendants ne manquent pas. Giuseppe Risi, le Propriétaire du Team, a réuni une équipe technique de première grandeur autour de David Sims, le Team Manager, et de Rick Mayer, le Directeur Technique. Tous les membres de l’équipe sont parfaitement rôdés grâce à l’expérience acquise dans les dures joutes de l’ALMS où le team joue les premiers rôles comme en témoigne le titre de 2007. Le Risi Competizione connaît la Ferrari F430GTC dans les moindres recoins et possède des pilotes de premier plan, c’est pourquoi le doublé 2008-2009 est tout à fait envisageable.
Jaime Melo, après un bon début de carrière en monoplace, couronné par le titre d’Euro F3000 en 2002 alors qu’il n’avait que 22 ans, s’est tourné vers le GT en 2004. Les résultats ont rapidement suivi : il a été champion GT2 en FIA GT en 2006 avec une Ferrari du Team AF Corse, avant de franchir l’Atlantique, engagé par le Risi Competizione. Le brésilien décroche un nouveau titre en GT2 après une saison somptueuse, avec entre autres la victoire dans les 12 Heures de Sebring, avec Mika Salo et Johnny Mowlem pour coéquipiers. Après deux participations non fructueuses au Mans en 2004 et 2007, la troisième fois a été la bonne, Melo remportant la victoire en GT2 à bord de la Ferrari Risi. Cette année, la saison ALMS est plus difficile mais l’année avait commencé en fanfare avec un nouveau succès à Sebring, associé à Pierre Kaffer et Mika Salo. Tout en étant un féroce combattant, Melo maîtrise parfaitement les arcanes de l’endurance et est un pilote respecté.
Pierre Kaffer est le “petit nouveau” cette année dans l”équipe de Giuseppe Risi et sa collaboration avec le team a commencé sous les meilleurs auspices avec donc cette victoire de Sebring. A 32 ans, le pilote allemand a déjà une carrière bien remplie. Après des titres en Allemagne en Formule Ford et en Formule Opel, de très belles places d’honneur en Formule 3, il débute en GT en 2002 en Carrera Cup, puis en Porsche Supercup en 2003, troisième de ces championnats, ce qui lui vaut d’être appelé par le Team Veloqx en 2004 pour courir les 12 Heures de Sebring sur une Audi R8 en compagnie de Allan McNish et de Frank Biela. Essai transformé, le trio remportant l’épreuve. Kaffer se classe cette même année 2004 deuxième du classement Le Mans Endurance Series et cinquième en ALMS. En 2005 et 2006, il revient en Allemagne pour participer au DTM avec une Audi A4, court en Carrera Cup en 2007 et fait son retour sur la scène internationale en 2008, prenant la troisième place en GT2 au Mans sur une Ferrari F430 du Farnbacher Racing, prenant aussi la troisième place du classement GT2 des Le Mans Series, et récoltant des places d’honneur au Petit Le Mans et à Laguna Seca, sans oublier une deuxième lace aux 24 Heures du Nürburgring. Ce sera sa troisième participation aux 24 Heures, la première ayant été malheureuse avec l’Audi R8 Veloqx UK.
Mika Salo, à 42 ans, va faire figure de vétéran à côté de ses deux équipiers. Mais quel vétéran et quelle carrière! Vice-champion de British F3 derrière Mika Hakkinen, il dut s’exiler ensuite durant trois années au Japon pour courir en F3000 japonaise, étant également le test driver de Yokohama. Ce furent ensuite huit saisons de Formule 1, chez Lotus, Tyrrell, Arrows, BAR, Toyota et même chez Ferrari où il assura un temps l’intérim de Michael Schumacher en 1999, laissant la victoire dans le GP d’Allemagne à son coéquipier Eddie Irvine, celui-ci étant en lutte pour le titre. En 2002, il quitte définitivement la F1 et on le retrouve la saison suivante à bord de l’Audi R8 UK qu’il aurait dû piloter lors des 24 Heures du Mans si la R8 n’avait pas abandonné prématurément sur panne de carburant. En 2004, il passe au GT avec une Ferrari 575, avant de faire débuter la Maserati MC12 en FIA GT, remportant deux victoires et scorant une deuxième place en quatre courses. Après une participation erratique avec la Maserati MC12 en ALMS en 2005, il revient à temps complet en FIA GT avec AF Corse en 2006 (3ème au championnat pilotes GT2) ainsi qu’en ALMS avec le Risi Competizione, contribuant au titre teams. En 2007, toujours avec Risi et avec Jaime Melo, il remporte le titre pilotes GT2 en ALMS et l’année dernière il remporte donc les 24 Heures du Mans en GT2. Remplacé dans l’équipe Risi cette année en ALMS par Pierre Kaffer, il est quand même appelé dans l’équipe pour Sebring et remporte les 12 Heures. Il va donc défendre son titre au Mans cette année.
Giuseppe Risi à Endurance-Info : “Comme toujours, nous allons au Mans en sachant que ce sera la course la plus difficile de l’année à tous égards, et que nous ne pouvons rien considérer comme acquis. La victoire de l’année dernière a été la consécration d’une ambition d’une vie entière. Bien sûr, on pourrait dire que nous avons désormais davantage de pression pour renouveler la victoire, mais d’une certaine manière la pression est moindre parce que nous savons ce qu’il faut faire pour gagner et que nous savosn que nous avons le professionnalisme, la performance et que nous avons les éléments au sein du team pour y parvenir, tout comme nous l’avons déjà fait à Sebring cette année. En 2009, Le Mans sera sous beaucoup d’aspects spécial pour Ferrari, comme c’est le soixantième anniversaire de la première victoire de la marque dans la Sarthe. Luca di Montezemolo sera le starter officiel de la course, et parce que Ferrari a davantage d’engagés (10) que tout autre constructeur. Cela signifie aussi que l’opposition sera même plus dure que jamais pour Risi Competizione.
Plusieurs autres Ferrari seront très fortes et vont nous concurrencer réellement, notamment AF Corse, JWW Motorsport et la BMS Scuderia Italia. Comme toujours cependant je vois Porsche, notre très valeureux et très ancien adversaire, comme la concurrence la plus solide. L’équipage IMSA Performance sera particulièrement fort, comme pourrait l’être, nous le pensons, celui du Team Felbermayr.”
| Risi Competizione | |||
| 82 | Jaime Melo | Pierre Kaffer | Mika Salo |
| Ferrari | F430 GTC (Châssis F131 EVO GT 2606) |
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| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | David Sims | ||
| Ingénieur de Course | Rick Mayer | ||
Risi Competizione (Krohn Racing) : Les années se suivent et se ressemblent…
Comme en 2007 et en 2008, le Risi Competizione s’est associé avec le Krohn Racing, alignant ainsi deux voitures. La combinaison avait fort bien marché en 2007, la Ferrari vert et bleu de Jonsson/Krohn/Braun se classant deuxième en GT2, elle avait tourné court en 2008, Krohn/Jonsson/Van de Poele ayant été les premiers à abandonner après avoir couvert 12 tours seulement.
Tracy Krohn a bien volontiers reconduit l’association, le trio du Mans ayant terminé sixième en GT2 des 12 Heures de Sebring. Parallèlement à son programme type Le Mans, Tracy Krohn poursuit son programme en Grand-Am avec les Lola Ford, même si le milliardaire a dû, crise économique oblige, réduire ses activités sportives en n’engageant plus qu’une seule voiture. Cependant Tracy Krohn n’aurait pas voulu manquer pour rien au monde le rendez-vous manceau, ayant fortement apprécié les joies du podium en 2007 et sachant qu’il bénéficie à plein de la structure technique d’exception du Risi Competizione.
Le suédois Nic Jönsson (Nic pour Niclas), 41 ans, est un de ces pilotes méconnus du grand public qu’il vaut mieux avoir dans son camp que dans celui des autres. Après un beau début de carrrière en monoplace (deux fois champion de Scandinavie F3, vice-champion européen de F3 et un bref passage en Indy Lights, il est passé à l’ALMS en 1999 avec Intersport puis avec PTG en 2000 et 2001, avec quelques belles places d’honneur ponctuées par une troisième place au classement pilotes GT en 2001. L’année suivante, il court en Grand-Am avec le Rand Racing et remporte sa première course en SRPII associé à Marino Franchiitti sur une Lola Nissan. En 2003, à bord d’une Porsche Petersen, il se classe deuxième en GT2 à Sebring, tout comme en 2005 à bord d’une Porsche J3. Cette même année 2005, il remporte sa première victoire en Grand-Am, les Six Heures de Watkins Glen, avec une Riley Ford du Krohn Racing. Toujours dans l’équipe de Tracy Krohn, il termine 5ème des 24 Heures de Daytona et fait ses débuts au Mans sur la Porsche RSR de l’association Petersen/Krohn Racing. En 2007, il termine second en GT2 au Mans avec la Ferrari Risi/Krohn, se classe troisième à Long Beach et Lime Rock avec cette même Ferrari et termine quatrième du classement pilotes DP en Grand-Am avec la Riley Pontiac Krohn. Après une quatrième place à Daytona en 2008 avec cette même Riley Pontiac, il fait débuter le châssis Lola. Après une année 2008 en demi-teinte avec cette Lola, il donne en 2009 au constructeur britannique sa première victoire sous le déluge de New Jersey avec Ricardo Zonta. Nic Jönsson est également instructeur dans diverses écoles de conduite et a la particularité d’avoir initié la famille royale suédoise à la conduite rapide !
Eric van de Poele, l’homme au chapeau, a un palmarès impressionnant qu’il serait trop long d’énumérer ici. N’en retenons donc que les grandes lignes : vice-champion de Formule 3000 en 1990, pilote de F1 en 1991 (Modena Team Lamborghini), vainqueur des 12 Heures de Sebring 1995 (Ferrari 333 SP Team Scandia), vainqueur des 12 Heures de Sebring 2006 (Riley & Scott), 1er en LMP1 des 24 Heures du Mans 1998 (Ferrari 333 SP Doyle/Risi), 3ème des 24 Heures de Daytona 2000 (Cadillac), 3ème des 24 Heures du Mans 2001 (Bentley EXP Speed 8) et 1er en LM GTP, 4ème des 24 Heures du Mans 2002 (Bentley EXP Speed 8), vainqueur des 24 Heures de Spa 2005, 2006 et 2008 (Maserati MC12), plus d’innombrables places d’honneur dans des championnats aussi diversifiés que le Tourisme, l’ALMS, le Grand-Am et bien d’autres encore. Il manque au sympathique pilote belge une victoire au Mans qui ne serait qu’une juste récompense pour son talent. Eric est une référence en matière d’endurance, Alors qu’il est membre du Krohn Racing depuis 2008 (3ème à Sebring en GT2 avec Jönson et Krohn), sa saison 2009 est un peu tronquée en raison du recul pris par Tracy Krohn, son équipier à bord de la Lola-Ford DP n°75 en Grand-Am, mais on peut faire confiance à Van de Poele pour qu’il se présente en pleine possession de ses moyens dans la Sarthe.
Tracy Krohn aura 55 ans cette année mais il a toujours la passion de la course automobile en lui. Le milliardaire texan, une des 50 plus grandes fortunes des Etats-Unis, est le Président-Directeur-Général de W&T Offshore Incorporated, une importante société spécialisée dans la recherche et l’extraction de gaz et de pétrole offshore. Il est venu tardivement à la compétition automobile en 2002, commençant par la Panoz GT Pro Series, avant de franchir en 2004 un échelon de plus en Grand-Am, catégorie SGS, et en ALMS, en GTS, associé au team de Dirk Barbour, avec une Lamborghini Murcielago. En 2005, il passe aux protos et remporte les Six Heures de Watkins Glen avec Nic Jönsson. En 2006, il termine cinquième des 24 Heures de Daytona et vient au Mans pour la première fois après un partenariat avec le Petersen Motorsports. En 2007, c’est avec Risi qu’il revient au Mans, avec une belle deuxième place en GT2 avec Jönsson et Colin Braun, reçoit la Jim Trueman Award récompensant le meilleur gentleman driver en Grand-Am et conclut un accord avec Lola Cars pour faire courir la nouvelle Lola DP en 2008, ce qu’il fait en équipant les châssis Proto-Auto Lola d’un V8 Pontiac. Après une année de mise au point de la Lola, Krohn termine 13ème du classement pilotes avant que Nic Jönsson ne fasse triompher la Lola à New Jersey cette année. Tracy Krohn, Van de Poele et Jönsson ont également terminé troisièmes en GT2 des 12 Heures de Sebring 2008
Tracy Krohn : “Quand nous courons nous avons toujours l’espoir d’être à l’arrivée et d’être bien classés. Nos pilotes ont suffisamment d’expérience pour que nous pensions avoir la possibilité de gagner. Nous avons terminé deuxièmes en GT2 en 2007, aussi il n’y a pas de raison de ne pas croire que nous puissions gagner. Nous n’avons pas de craintes. Pour citer Franklin Delanoe Roosevelt “La seule chose dont nous devons avoir peur c’est la peur elle-même!!!” Une bonne préparation, c’est le meilleur antidote et nous sommes bien préparés. Je suis toujours heureux d’être dans cette course et c’est un pur plaisir de se battre avec les meilleurs au monde. Nous sommes ravis d’être au Mans et je vais certainement essayer d’améliorer ma prestation de l’année dernière qui a été lamentable au plus haut point. C’est un circuit très exigeant sur lequel la moindre petite faute est amplifiée. Le sport automobile est un sport dans lequel vous payez pour chaque faute que vous faites, que ce soit au niveau du temps, du matériel, de vous-même, ou de tout autre chose. Le Mans est certainnement la compétition la plus excitante au monde et, que nous gagnons, que nous perdions, ou autre, notre intention est d’y courir autant d’années que nous pourrons.
“Je pense que tout le monde est difficile à battre. La compétition entre les concurrents GT2 sera difficile parce que cette catégorie est à mon opinion la plus serrée de la course. Je pense que le public s’identifie aux GT parce que ce sont des voitures que chacun voit sur la route et qu’elles servent de base pour la vente des voitures de sport à travers le monde. Il semble toujours y avoir des surprises quand nous abordons les deux premières séances d’essai quant aux différences de performances car tout le monde veut gagner cette course. Donc, les innovations deviennent évidentes une fois qu’elles sont exposées sur la piste, aussi même si vous pensez savoir quel compétiteur sera le plus rapide, il y a toujours des surprises.”
| Risi Competizione (Krohn Racing) | |||
| 83 | Tracy Krohn | Nic Jonsson | Eric van de Poele |
| Ferrari | F430 GTC (CHâssis F131 EVO GT 2656) |
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| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | David Sims | ||
| Ingénieur de Course | Mark Schomann | ||
Team Modena : D’une catégorie GT à l’autre…
Exit le « vieux » châssis Aston Martin DBR9, place à la Ferrari F430 ! Le Team Modena a donc déserté la catégorie GT1 pour venir renforcer une catégorie GT2 toujours plus compétitive. Présent depuis 2005 en Le Mans Series, le team britannique affiche trois participations aux 24 Heures du Mans au compteur et espère sortir du lot de l’armada italienne.
L’écurie dirigée par Rick Bryan et Graham Schultz a joué un rôle de premier plan en Le Mans Series la saison dernière. Grâce à un duo composé de l’Espagnol Antonio Garcia et du Tchèque Tomáš Enge, l’Aston Martin aurait pu remporter le championnat, sans ce maudit abandon à Barcelone. Dans une catégorie GT1 plus que clairsemée, la moindre anicroche conduisait à dire adieu au titre. Malgré trois victoires en cinq courses, la paire infernale n’a pu conquérir un titre qui semblait à sa portée.
Retenus par Aston Martin Racing, les deux pilotes habituels ont laissé leur baquet à Christian Fittipaldi, Terry Borcheller et Jos Menten pour la course mancelle. Les trois protagonistes ne pouvant rivaliser avec leurs homologues des voitures officielles, ils prennent assez rapidement un tour de retard. Leurs espoirs de bon résultat sont anéantis vers la fin de la nuit quand l’embrayage rend l’âme. Plus de deux heures de réparation seront nécessaires et si la voiture reprendra la piste au petit matin, elle passera sous le drapeau à damiers en dernière position de la catégorie GT1.
Changement de décor donc cette saison avec l’arrivée dans la catégorie GT2 et le camp Ferrari. Fidèle au poste, Antonio Garcia a repris du service, mais sans son coéquipier, parti en catégorie reine. Il sera remplacé par un jeune pilote au nom évocateur pour tout passionné de sport automobile : Mansell, mais le fils, Leo. Malgré une bonne séance de qualifications lors de la première manche espagnoles des Le Mans Series, le team devra se contenter de la cinquième place, l’adage « tel père, tel fils » ne se vérifiant pas en course. Pour pallier la tendreté de Monsieur fils, les Britanniques ont fait appel à Jaime Melo pour la course de Spa et pour le reste de la saison. Bien leur en a pris puisque le l’écurie a finalement remporté la catégorie après le déclassement de la Porsche de Team Felbermayr-Proton.
Mais bien difficile d’établir un pronostic dans la mesure où le pilote espagnol désertera l’écurie britannique pour la course mancelle pour l’ex-ennemi, Corvette Racing et le pilote brésilien retrouvera son port d’attache, Risi Competizione. Seul Leo Mansell sera de la partie et disputera ses premières 24 Heures du Mans. Venu depuis le début de la saison seulement en endurance, le Britannique manque cruellement d’expérience et, malgré les conseils de son père, il ne possède pas la même pointe de vitesse que le champion du monde de Formule 1.
Le Britannique sera épaulé par l’Allemand Pierre Ehret et le Russe Roman Rusinov. Le premier, pilier de l’endurance depuis de nombreuses années, peut s’enorgueillir d’un palmarès éloquent dans la Sarthe pour un gentleman-driver : quatre participations, trois podiums avec trois équipes différentes. Il a ainsi terminé troisième l’an dernier au volant d’une Ferrari F430 du team Farnbacher. Fidèle à la fois de l’American Le Mans Series et des Le Mans Series, le pilote germanique a fugacement goûté aux joies du prototype en 2002, avant de se tourner vers le GT, y compris en GrandAm.
Le pilote russe, quant à lui, a trouvé refuge dans l’écurie britannique après l’annonce du retrait de la Lamborghini Murcielago du team IPB Spartak avec laquelle il dispute les Le Mans Series. Champion de ce championnat en 2004 dans la catégorie GT, devenue GT2, avec une Ferrari F360… Modena, le slave était parti sous d’autres cieux, devenant pilote d’essai de l’écurie Midland en Formule 1. Il est ensuite revenu en endurance en 2008 en GT1 au sein de l’écurie russe avec laquelle il a remporté la course de Barcelone en début de saison, après une saison 2008 en demi-teinte : les podiums masquent l’absence de victoire dans une catégorie où il suffit de finir pour boire du champagne.
| Team Modena | |||
| 84 | Pierre Ehret | Leo Mansell | Roman Rusinov |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Hans Mühlbauer | ||
Snoras Spyker Squadron : La bonne année ?
Présente aux 24 Heures du Mans depuis 2002 sans interruption, à l’exception de l’année 2004, l’écurie néerlandaise n’a jamais eue encore de voiture classée. Une seule voiture de la marque, la C8 Double 12R de Coronel/Simon/Hugenholtz, a vu le drapeau à damiers en 2003, mais ne fut pas classée, ayant accompli une distance insuffisante. Ce n’est donc pas s’avancer beaucoup en disant que le team espère cette année vaincre le signe indien et figurer ainsi dans les palmarès de la course mancelle. Comme en 2008, l’équipe aligne une C8 Laviolette, toujours propulsée par un bloc Audi. Spyker sera une fois encore bien seul face aux géants Porsche et Ferrari, même si cette année, la présence de l’Aston Martin Vantage pourra donner au team l’impression d’être moins isolé…
Cette année, les débuts ont été difficiles en Le Mans Series, la Spyker inaugurant la liste des abandons avec six tours seulement bouclés, à la suite d’une fuite d’huile. La deuxième course Le Mans Series a été plus réconfortante, Tom Coronel et Peter Dumbreck prenant la quatrième place, ce qui peut laisser espérer des jours meilleurs.
Châssis identique, moteur identique, mais équipage différent…. mais exit le trio Dumbreck/Kelleners/Vassiliev, bonjour à Tom Coronel, Jeroen Bleekemolen et Jarek Janis. Tom Coronel a un palmarès qui fait bien des envieux, avec des titres de Champion de Hollande de Formule Ford, de Japan F3 et de Formula Nippon, une deuxième place en SUPER GT, et des multiples podiums dans des championnats aussi divers que le ETTC ou le WTCC en Tourisme, le FIA GT et bien d’autres encore. Depuis 2002, il est devenu un spécialiste du Tourisme et pilote pour la cinquième année consécutive une SEAT Leon. Ce sera la neuvième participation de Tom aux 24 Heures. Il n’a pas été très heureux jusqu’ici dans la Sarthe, n’ayant été classé qu’une seule fois, en 2002 avec une Dome Judd du Racing for Holland, associé à Jan Lammers et Val Hillebrand. On l’a même vu au Mans sur une Audi R8 avec Stefan Johansson et Patrick Lemarié en 2001. Coronel connaît bien la maison Spyker puisqu’il courra pour la quatrième fois pour l’équipe hollandaise, et comme il faisait partie du seul équipage ayant jamais terminé au Mans -même s’il n’a pas été classé, c’est peut-être de bon augure.
Jeroen Bleekemolen est comme Coronel un ancien Champion de Formule Ford. C’est lui aussi un pilote multicartes qui a évolué dans beaucoup de championnats comme le FIA GT, la LMES, l’ADAC GT Masters, l’A1GP, Belcar, Porsche Supercup, 24 Heures de Spa, 12 Heures de Senring (avec Spyker)…. Il même été pilote de DTM avec une Opel durant deux saisons. Côté prototypes, on le retrouve en 2007 sur la Dome Judd LMP1 du RfH. Alors qu’il a failli piloter en famille en 2001 avec son père et son frère sur une Viper du Carsport Holland, la voiture n’avait pas été retenue, il est venu à trois reprises dans la Sarthe, en 2006, 2007 et 2008, pour un abandon en 2006 avec une Spyker C8 Spyder et une 25ème place, mais l’essai a été transformé en 2008 avec la Porsche RS Spyder du Van Merkjstein Motorsport avec la victoire en LMP2 associé à Jos Verstappen et Peter Van Merkjstein. Un deuxième bon présage pour Spyker ?
Jarek Janis va être le troisième homme de la Spyker Laviolette. Bien aidé dans sa carrière par son Team Manager Antonin Charouz, le jeune tchèque est passé par tous les échelons de la monoplace, en passant par la Formule Renault, la Foormule 3, la Formule 3000. Il a même été test driver en F1 pour Jordan. En 2004, il a fait une saison de DTM avec une Mercedes puis a fait la dernière course de Champ Car en Australie, à Surfers Paradise. En 2005, il part au Japon faire une saison de Formula Nippon, revient en Europe, contribue au titre du Charouz Racing System en F3000 International Masters et court pour Zakspeed en FIA GT avec une Saleen S7R, avec la distinction de “débutant de l’année”. En 2006, il court en A1GP sous évidemment la banière de la République tchèque. Coup d’arrêt dans sa carrière puisqu’une violente sortie de route lors des 1000 km de Spa Le Mans Series lui occasionne une grave blessure à la colonne vertébrale l’obligeant à interrompre sa saison Le Mans Series ainsi que le FIA GT avec la Scuderia Ecosse. Il a fait son retour fin 2008 dans le championnat tchèque de Tourisme et a signé pour le Spyker Squadron en 2009. Néanmoins, il n’a pas fait les deux premières courses Le Mans Series, étant absent à Barcelone pour des problèmes de dos et à Spa pour des problèmes de mâchoires. Il devrait donc faire sa rentrée au Mans.
Peter van Erp à Endurance-Info : “Cette année, nous sommes mieux préparés que jamais et donc notre objectif est de terminer, et également avec tous les efforts que le team a faits, c’est notre espoir. Si nous pouvons faire une course propre, nous espérons tailler notre route vers un top 5, et si nous sommes dans le top 5, tout est possible. Nous ne pensons pas pouvoir remporter Le Mans avec nos propres atouts, pour cela la bataille entre Ferrari et Porsche est trop forte. Nous n’avons pas de réelles craintes, cependant, nous avons un grand respect pour le circuit du Mans tel qu’il est. Les vitesses extrêmement élevées, les 24 heures de course, le changement entre le jour et la nuit, les possibles changements météo au cours des 24 heures de course sont toutes des choses qu’il faut prendre en considération, et beaucoup d’évènements peuvent se produire; Il faut respecter tout cela pour garantir la sécurité du team et des pilotes. Nous espérons que ce sera une grande course. Le plateau est très compétitif en LMP1 et LMP2, et bien sûr il y a une lutte très serrée entre Ferrari et Porsche et GT2. C’est un plaisir et un honneur de participer à tout cela. C’est très difficle de choisir un seul team en GT2, car tous ceux qui courent au Mans sont très forts et bien préparés. Au Mans, seuls les meilleures équipes de tous les championnats (ALMS, LMS, FIA GT) courent et nuous nous attendons à une grande course, et nous avons hâte d’être au départ.”
| Snoras Spyker Squadron | |||
| 85 | Jarek Janis | Tom Coronel | Jeroen Bleekemolen |
| Spyker | C8 Laviolette (Châssis XL9AB01G37Z363190) |
||
| Moteur Audi V8 3,8l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Peter van Erp | ||
| Ingénieur de Course | Jille de Kleine | ||
Drayson Racing : Détermination
Une Aston Martin, 50 ans après le dernier succès de la marque au Mans, une voiture “British racing green”, un authentique ministre du gouvernement britannique, Lord de surcroît, un trio de pilotes d’Outre-Manche, la première course d’une Aston Martin GT2 au Mans, tous les ingrédients sont réunis pour que cette voiture recueille tous les suffrages des supporters du Royaume-Uni, qui seront une fois de plus légion cette année, et fasse un véritable tabac à l’applaudimètre lors de la présentation des pilotes le 13 juin sur la ligne droite des tribunes.
Le Drayson Racing a été fondé en 2006 et s’est associé avec le Barwell Motorsports, montant régulièrement en puissance au fil des années : sixième en British GT en 2006, vice-champion en 2007, toujours en British GT, passage en ALMS en 2008. En 2009, le team vole de ses propres ailes et a bâti un programme sportif très copieux : Sebring, les Le Mans Series, les 24 Heures du Mans, le Petit Le Mans, Laguna Seca et l’Asian Le Mans Series.
Le team va s’appuyer sur une structure très forte. Il est évident que, l’année du cinquantenaire de sa dernière victoire, Aston Martin va apporter un soin tout particulier à la préparation de la Vantage. De plus, le team peut s’appuyer sur la compétence unanimement reconnue de Dale White qui, après avoir tenu un rôle de conseiller en 2008, occupe désormais à plein temps les fonctions de Team Manager. Dale White a ainsi à son actif des victoires au Mans (2003, 2004), à Daytona (2001), à Sebring (2005), au Petit Le Mans et bien d’autres encore. Dans une course aussi exigeante que Le Mans, son expérience sera un atout important.
Paul Drayson, propriétaire du team avec son épouse Elspeth, Lady Drayson. Lord Drayson, ou plutôt Paul Drayson, avait remis un temps ses activités ministérielles en 2007 pour se consacrer à sa carrière de pilote. Il a depuis repris du service au sein du gouvernement britannique en tant que Ministre des Sciences et de l’Innovation, tout en continuant à piloter la Vantage. Paul Drayson est venu tardivement à la compétition en 2004, en commençant par du VHC et en poursuivant en Formula Audi Palmer en 2005 avant de se lancer dans l’aventure du British Gt en 2006 avec une Aston Martin DBRS9. Cette aventure en British GT eut pour point d’orgue une deuxième place au classement pilotes en 2007 avec une DBRS9 fonctionnant au bio-éthanol, avant de se lancer dans l’ALMS en 2008 avec une Vantage GT2 carburant au E85. Paul Drayson a toujours été passionné par les problèmes de santé et les questions environnementales. Avant de faire de la politique et du sport automobile, il avait fondé une importante société pharmaceutique spécialisée dans les vaccins. En tant que Ministre et patron de team, il a toujours le souci de promouvoir les énergies renouvelables, la devise du Drayson Racing étant “Go green”.
Jonny Cocker est une valeur montante du sport auto britannique. Contrairement à la majorité de ses pairs qui débutent leur carrière en monoplace, Cocker s’est lancé en GT dès l’âge de 17 ans, se classant sixième de la Carrera Cup britannique avant de remporter le convoité championnat British GT en 2004, avec six victoires et huit autres podiums au cours de sa saison au volant d’une Porsche 996 RSR, Pour sa première course en FIA GT, il prenait la même année la troisième place de sa catégorie lors de la manche de Donington. Cette saison tonitruante lui valut, à 18 ans, d’être désigné “Rising Star” de l’année. En 2005, il remporte un autre titre, celui de la Porsche Carrera Cup Asia. En 2006, il pilote une Aston Martin DBRS9 en FIA GT3 et termine deuxième du classement pilotes. C’est le début également de son association avec Paul Drayson et Cocker se classe troisième du British GT cette même année 2006 avant de prendre la deuxième place avec Paul Drayson en 2007, année où il est nommé pilote britannique GT n°1 et où il est admis dans le cercle très fermé du Brtish Racing Drivers Club (BRDC). Depuis 2007, ses résultats sont liés à ceux du Drayson Racing.
Marino Franchitti, a déjà disputé, contrairement à ses deux coéquipiers, les 24 Heures du Mans. C’était en 2005 à bord d’une Panoz Esperante GTLM. Bien qu’âgé de 30 ans, l’écossais, frère de Dario, possède de solides références et une grande expérience de l’endurance, que ce soit en ALMS, en FIA GT, dans les 24 Heures de Spa ou les 24 Heures du Nürbugring. Ses qualités lui ont valu d’être recruté par une équipe aussi prestigieuse que le Andretti Green Racing avec qui il a disputé huit courses avec l’Acura LMP2 dans l”ALMS 2008. Cette année, il a été engagé par le Dyson Racing pour être associé à Butch Leitzinger sur la Lola-Mazda B09/86 n°20. Il va apporter au Drayson Raciing sa pointe de vitesse. Il s’est familiarisé avec la Vantage fin avril lors des essais Le Mans Series sur le circuit Bugatti et a enchaîné la semaine suivante avec les essais d”Aston Martin sur le circuit de l’Algarve, aussi il sera fin prêt pour les 24 Heures où il sera l’homme de pointe du Drayson Racing.
Dale White : “J’espère que le team va se donner à 100% pendant toute la course et ne va penser à ses peurs. Si nous nous concentrons sur cet objectif, et grâce au travail que nous faisons, tout le reste se mettra en place. Tous ceux qui se qualifient pour la course sont des concurrents et je n’en élimine aucun. C’est la plus forte compétition au monde. Les meilleures équipes, les meilleurs pilotes viennent au Mans, au mieux de leur forme. C’est une longue course et on ne peut négliger personne.”
| Drayson Racing | |||
| 87 | Paul Drayson | Jonny Cocker | Marino Franchitti |
| Aston Martin | Vantage GT2 (Châssis GT2/01) |
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| Moteur V8 | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Dale White | ||
| Ingénieur en Chef | Graham Moore | ||
Hankook Farnbacher : A ne pas sous-estimer…
Si le team de Horst Farnbacher ne vient en son nom propre que pour la deuxième fois aux 24 Heures du Mans, on peut bel et bien parler d’une troisième participation pour l’équipe allemande basée à Lichtenau. Souvenons-nous en effet qu’en 2006, la Porsche classée seconde en catégorie GT2 à l’issue du double tour d’horloge, si elle était inscrite au nom du team de Peter Seikel, portait bel et bien les couleurs du Farnbacher Racing… Et pour une grande première, c’est même la victoire que l’équipe aurait pu obtenir sans un levier de vitesses, resté dans la main de son pilote !
Absente en 2007, l’équipe est donc revenue en 2008 mais avec une Ferrari cette fois ! Décision avait en effet été prise de panacher les chances entre les deux marques phares du GT2. Tout au long de la saison, l’équipe avait aligné les deux voitures concurrentes sous les mêmes couleurs ce qui n’est pas banal. La Ferrari (seule présente au Mans) permit de décrocher de nouveau le podium même s’il fallut descendre d’une marche. La course fut en effet émaillée de quelques problèmes. Ceux-ci obligèrent notamment l’équipe à monter pour quelques heures, la portière du Krohn Racing avant de revenir en fin de course et suite à une nouvelle touchette, à la portière d’origine !
Pour la saison 2009, le team Farnbacher a choisi son camp. Celui du cheval cabré italien. Ce sont même trois F430 GT qui sont engagées en Le Mans Series mais une seule porte officiellement les couleurs d’un manufacturier de pneumatiques japonais. En effet, l’une des grandes nouveautés de cette saison dans la catégorie est l’implication forte de Hankook. Et c’est d’ailleurs cette voiture et non pas les deux autres F430 du team que l’ACO a invité aux 24 Heures du Mans. Cela ne doit pas être innocent… Il faut dire que pour la première course à Barcelone, la F430 du Hankook Team Farnbacher a réalisé une jolie course décrochant d’emblée le podium. Certes, les chronos en course de la Ferrari germano-nippone sont légèrement en dessous du niveau des meilleurs en GT2 mais la prestation est très honorable. Surtout dans cette catégorie ou le niveau de la compétition est très serré…
Dominik Farnbacher, âgé de 24 ans, est le fils du patron et en tant que tel, il n’est pas étonnant de le trouver au volant de la voiture. Mais cela ne doit pas engendrer de doute sur ses capacités en tant que pilote. Le début de saison l’a d’ailleurs prouvé : après quatre épreuves, il est placé au 3ème rang du championnat ALMS GT2 avec son coéquipier Ian James sur la Panoz Esperante. Dominik a également fait une pige à Spa en Le Mans Series, s’octroyant la quatrième place de la catégorie sur l’une des Ferrari FBR justement. Pour le pilote allemand, il ne s’agira que de la deuxième expérience mancelle, la première ayant eu lieu en 2006 sur la Porsche dont nous avons parlé en préambule.
Il sera accompagné d’Allan Simonsen. Le pilote danois (30 ans) participera pour la troisième fois aux 24 Heures du Mans. L’an passé, son aventure avec la Lola Mazda du team Kruse avait été écourtée peu avant la mi-course par la faute de la boite de vitesses. En 2007, par contre, il avait eu la joie de goûter au podium manceau, puisque sur la Porsche Autorlando, il avait obtenu la troisième place du GT2. Le haut fait d’arme de sa carrière de pilote reste toutefois, son titre de Champion de Scandinavie de Formule Ford acquis en 1999. Au Mans, Allan sera au volant de “sa” voiture puisqu’il l’a pilotée lors des deux premières manches Le Mans Series de l’année.
C’est d’ailleurs accompagné de Christian Montanari que Allan était allé quérir la troisième place de la catégorie à Barcelone. Et l’italien, qui fêtera ses 28 ans une semaine pile après le baisser du drapeau à damiers, se joindra de nouveau à lui pour le double tour d’horloge sarthois. Christian a longtemps été pilote de monoplace décrochant même un place de vice-champion d’Italie F3 en 2003 après avoir été sacré Champion d’Italie en karting. Il n’a découvert l’endurance qu’en 2007 sur l’une des deux Maserati Vitaphone, se plaçant 4ème au championnat en remportant notamment la course de Brno et en scorant trois podiums. 4ème, il l’a de nouveau été l’an passé mais au championnat FIA GT2, cette fois-ci sur une Ferrari F430 GT du team AF Corse. C’est d’ailleurs avec ce même team que le pilote de San Marino avait découvert Le Mans l’an passé. Une expérience stoppée peu avant minuit sous la passerelle Dunlop, la voiture connaissant des problèmes de direction.
Ces trois pilotes ne cumulent donc pas énormément d’expérience sur le circuit sarthois. Mais aucun n’est un rookie non plus. A la fois jeunes, rapides et assez homogènes, ils pourraient bien jouer les trouble-fêtes du GT2. Il reste à connaître le comportement des pneus Hankook au Mans. Pour les techniciens japonais, la disparition de la Journée Test cette année, constitue donc un handicap et laisse une grande part à l’inconnue…
| Hankook Farnbacher | |||
| 89 | Dominik Farnbacher | Allan Simonsen | Christian Montanari |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Hankook | ||
| Team Manager | Horst Farnbacher | ||
JMW Motorsport : Nouveau, mais pas trop !
Au cours de l’hiver dernier, Jim McWhirter a décidé de voler de ses propres ailes. Il était, l’an passé, le principal partenaire financier du team Virgo. Il a décidé de rompre les liens le raccrochant au team de Chris Warne et de fonder sa propre structure. Tout en conservant à ses côtés l’ingénieur responsable de la voiture, Steve Bunkhall, ainsi que les deux mécaniciens principaux du team. Etant donné qu’il a également emmené avec lui les deux brillants pilotes qui ont déjà fait cause commune en Le Mans Series l’an passé, vous en conclurez que ce nouveau team ne part évidemment pas dans l’inconnu !
D’autant moins que la voiture reste la Ferrari F430 GT de l’an passé (le même châssis F131 EVO GT 2408) et que le JMW Motorsport conserve le soutien officiel du manufacturier de pneumatiques Dunlop, si précieux l’an passé, dans la conquête du titre en LM GT2 et des 4 victoires dans la série européenne. Toutefois, l’équipe n’avait pas été très chanceuse au Mans avec un abandon sur casse moteur. Afin de prendre sa revanche dans la Sarthe, la Ferrari a reçu quelques évolutions 2009. Malgré tout, il faut faire sans l’aileron apparu cette année et sans la version 2009 du V8 italien. Cela n’empêche pas la voiture et ses pilotes de demeurer extrêmement performants même s’ils ne peuvent plus afficher la domination insolente de la saison dernière. Une deuxième place à Barcelone constituait déjà un bon résultat mais les 1000 km de Spa ont, un temps, laissé penser que ce nouveau team allait pouvoir s’imposer. Avant l’ultime ravitaillement, la voiture était en tête de la catégorie et la fin de course s’annonçait particulièrement serrée avec Felbermayr et Modena. Las, à peine sortie des stands, une roue s’avérait mal positionnée et obligeait le pilote à un second arrêt consécutif. Bell et Bruni parvenaient tout de même à préserver une belle troisième place synonyme de deuxième place au championnat.
Le partenariat officiel avec Dunlop se manifestera de manière originale, cette année, sur la Ferrari JMW. Déjà l’an passé, la Ferrari aux couleurs Dunlop possédait une robe assez originale et “travaillée”. La démarche est encore plus sympa cette année puisque c’est par le biais d’un concours ouvert à tous sur le web que la déco de la voiture a été créée.
Rob Bell, qui disputera ses troisièmes 24 Heures (5ème du GT2 sur Panoz en 2007), est donc le pilier de cette équipe. Rob est évidemment l’un des pilotes-chroniqueurs d’Endurance-Info. Très rapide, il a longtemps sévi avec succès dans les formules monoplaces. Il y a notamment conquis deux titres hivernaux en Formule Renault britannique. En 2005, il décide d’orienter sa carrière vers l’endurance avec une victoire au Nürburgring en GT1 sur l’Aston Martin du team Convers. Il reste sur deux titres consécutifs au championnat pilotes Le Mans Series en catégorie GT2. S’il n’a pas partagé son titre 2008 avec son coéquipier Gianmaria Bruni, c’est bien parce que l’italien n’avait pas pu disputer l’une des manches pour cause de clash avec le FIA GT. Mais les deux hommes font donc cause commune sur la même voiture depuis l’an passé avec un succès certain. Sauf au Mans ! Passé l’année dernière dans le clan Risi Competizione, Gimmi comme on le surnomme, pilotera cette année pour AF Corse.
Comme l’an passé, c’est donc l’anglais Tim Sugden (45 ans) qui se joindra à Rob. Tim possède cette étonnante particularité de connaître aussi bien l’une que l’autre, les deux voitures majeures de la catégorie. Très lié à Porsche, il a l’habitude piloter la GT3 RSR. Mais depuis quatre ans, il prend également très souvent le volant de sa concurrente, la F430 GT… Ce fondateur d’une école de pilotage au Royaume Uni, responsable de la partie marketing du JMW Motorsport et manager de plusieurs pilotes, se présente pour la sixième fois au Mans. Il avait enregistré son meilleur résultat en Sarthe dès sa première participation avec une belle 4ème place sur la McLaren en 1998. L’année précédente, il avait été sacré champion en GT britannique. Depuis il a été sacré champion d’Asie et de Grande-Bretagne sur une Porsche 997 en 2007. Il a également terminé vice-champion FIA GT en 2005 toujours sur une GT3 du team GruppeM, année ou il remportait également la Coupe Porsche GB.
Ils seront rejoints par le coéquipier de Rob Bell en FIA GT, Andrew Kirkaldy. L’écossais de 33 ans était, logiquement, un fidèle de la Scuderia Ecosse et de ses Ferrari. Depuis la création du CRS Racing, lui aussi fidèle à la Ferrari F430, il fait partie de l’aventure. Andrew connaît donc très bien la voiture qu’il est appelé à piloter durant les 24 Heures. Il compte déjà trois participations aux 24 Heures du Mans mais n’a vu l’arrivée qu’une seule fois en 2006 (3ème du GT2). Classé actuellement 4ème du Championnat FIA GT2, la rapidité de ce pilote ne fait aucun doute. Associée à celle de ses coéquipiers et à leur expérience, elle fera parler la poudre. Et étant donné la valeur technique de l’équipe, on tient là probablement l’un des favoris logiques de la catégorie. En espérant que le moteur daigne tenir deux heures de plus que l’an passé…
| JMW Mtorsport | |||
| 92 | Rob Bell | Andrew Kirkaldy | Tim Sugden |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Dunlop | ||
| Ingénieur en Chef | Steve Bunkhall | ||
Virgo Motorsport : En famille pour le plaisir…
Après une saison 2008 très fructueuse en Le Mans Series, le team de Chris Warne a subi quelques remous lors de l’intersaison. Son partenaire financier principal, Jim McWhirter ayant décidé de voler de ses propres ailes en créant le JMW Motorsport. Si le nom de Virgo reste donc attaché à l’équipe de Chris, sa constitution en est quelque peu bouleversée. Certes, le team bénéficie d’une Ferrari F430 GT millésimée 2009 et conserve les pneumatiques Dunlop qu’il connaît bien mais il a perdu gros dans cette scission. Les meilleurs éléments ayant fui avec le JMW Motorsport, l’équipe technique n’est plus aussi aguerrie et le niveau de l’équipage a également baissé.
En témoigne d’ailleurs un début de saison Le Mans Series qui n’a plus rien à voir avec ce que l’on a connu lors des saisons passées. Malgré l’arrivée du rapide Michael Vergers, les ambitions ne peuvent plus être les mêmes… Si la Ferrari jaune a bel et bien vu l’arrivée lors des deux premières épreuves, les résultats sont incomparables : 9ème GT2 à Barcelone et 7ème à Spa-Francorchamps…
Il faut dire que les McInerney père et fils, coéquipiers de Michael Vergers, sont des gentlemen-drivers qui courent avant tout pour le plaisir et non pas des pros comme peuvent l’être Bell et Bruni. Tout comme l’amour de la compétition automobile, leur occupation professionnelle les réunit également puisqu’ils s’occupent d’une clinique spécialisée dans l’accompagnement des adultes souffrant d’autisme.
Michael McInerney, le père est âgé de 53 ans et a débuté en compétition à l’aube de ses 25 ans. Il n’est donc pas un débutant. Cependant, il a stoppé sa carrière entre 1985 et 2003… Il n’a repris le volant qu’un an après que son fils Sean ait débuté à son tour. Encore un point commun entre le père et le fils, tous deux, à 22 années d’intervalle, ont débuté par la Coupe Ford Fiesta GB ! Qu’ils ont tous les deux terminé à la 3ème place. Mais si le fils parvint à ce résultat dès sa première saison (en 2002 donc et avec 3 podiums à la clé), le père dut attendre 1984 pour en faire de même. Spécialisés tous deux dans les courses de voiture de tourisme, ils ont décidé de rouler ensemble dès 2003. C’était dans le championnat Britcar au volant d’une Honda Integra. Vice Champions de la classe 2 cette année là, ils obtinrent le titre de champion l’année suivante. Se contentant de nouveau de la seconde place en 2005, ils découvrent également les courses de 24 Heures en se classant seconds de leur catégorie à Silverstone. Poursuivant en 2006 en Britcar (encore seconds !), ils découvrent également le GT, se classant 4ème du championnat Britcar GT au volant de la Porsche 996 GT3 du Chad Motorsport. Stakhanovistes du volant, en 2007, ils se focalisent sur le GT en persévérant en Britcar GT. Ils y ajoutent le Classic Endurance Racing sur une BMW M1, mais aussi la Le Mans Series au volant de la Panoz du Chad Racing avec des résultats plus modestes. Ils maintiennent un programme identique en 2008 avant de revenir en Le Mans Series cette année et, étape ultime, de découvrir Le Mans !
Michael Vergers quant à lui, est le pilote pro de cet équipage. Le sésame indispensable pour que deux gentlemen drivers puissent espérer recevoir la précieuse invitation de l’ACO… Michael est loin d’être un inconnu pour les amoureux du Mans. Il disputera en effet cette année ses quatrièmes 24 Heures du Mans mais pour la première fois au volant d’une GT. Le pilote néerlandais, qui fêtera ses 40 ans dix jours après la course, a en effet toujours été présent en LM P2 avec le team de Michel Lecomte ou il était le co-pilote attitré de Juan Barazi. Cette association n’ayant pas été renouvelée cette année, Michael a du changer son fusil d’épaule. Le voilà donc au volant d’une Ferrari F430 GT. Un petit retour en arrière pour cet homme qui a fréquenté les formules monoplaces de 1988 à 1996 avant de découvrir le GT en Angleterre (où il réside) en 1997. Au cours de sa longue carrière (débutée en karting en 1984) Michael peut se prévaloir de 4 titres de champion obtenus aussi bien en GT, qu’en monoplace ou en prototypes ce qui prouve sa polyvalence ! Les deux titres majeurs de son palmarès restent celui acquis en 1990 dans le redoutable championnat britannique de Formule Ford et, bien évidemment, celui conquis en 2006 sur la Courage C65 en Le Mans Series…
Les trois hommes et la mécanique devront livrer une partition sans faute pour tirer leur épingle du jeu dans un contexte si relevé. Mais tout est toujours possible au Mans alors pourquoi pas une conte de fées, le dimanche à 15 Heures pour le papa et le fiston ?
| Virgo Motorsport | |||
| 96 | Micheal Mclnerney | Sean Mclnerney | Michael Vergers |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Dunlop | ||
| Team Manager | Chris Warne | ||
BMS Scuderia Italia : En spécialiste des grands événements !
Présent depuis 2005, on peut dire que la BMS Scuderia Italia fait partie des concurrents réguliers dans la Sarthe. L’équipe italienne s’était présentée aux 24 Heures du Mans dès 1997, avec une Porsche 911 GT1. Si les hommes de Tiziano Minuti engageait deux Ferrari 550 en 2005 puis deux Aston Martin DBR9 en 2007, elle est passée l’année dernière en GT2 avec une Ferrari F430 GT. Essai transformé avec la seconde place de la catégorie pour le trio Malucelli/Ruberti/Babini. Fort de ce podium, le team de Brescia revient cette année avec le même équipage 100% italien. Sélectionnée d’office suite à sa seconde place au championnat FIA-GT 2008, la BMS Scuderia Italia est toujours présente cette année en FIA-GT avec deux F430, avec comme meilleur résultat une 4ème place à Silverstone. Si l’auto a les évolutions 2009, c’est du côté de la monte pneumatique qu’est venu le changement principal à l’intersaison. Après plusieurs années passées chez Pirelli, la BMS est désormais en Michelin.
Créé en 1980 par Giuseppe Lucchini (rien à voir avec le constructeur du même nom), la BMS Scuderia Italia a débuté directement par la Formule 1 à la fin des années 80, avec comme meilleur résultat une 3ème place pour JJ Lehto au GP de St Marin en 1991. Depuis 1997, l’équipe est présente en GT, avec pour commencer une Porsche 911 GT1. Elle passe en SRWC puis en FIA SCC avec une Ferrari 333 SP. Retour en GT 2002 avec les Ferrari 550, dont un modèle écrasera la saison FIA-GT 2003 avec la paire Biagi/Bobbi. Même résultat l’année suivante avec le titre pour Gollin/Cappellari. Moins de chance avec les Aston Martin DBR9 en 2006/2007 avec peu de bons résultats. En 2007, l’équipe est également présente en FIA-GT2 avec une Porsche 997 GT3-RSR avec en point d’orgue la victoire aux 24 Heures de Spa. Bis repetita l’an passé avec une nouvelle victoire dans les Ardennes belges, avec une Ferrari F430 cette fois.
Cette année, le team fait dans la continuité au niveau de l’équipage avec le trio identique à celui vu en 2008. Le plus capé d’entre eux dans la Sarthe reste Fabio Babini avec 6 participations, dont une victoire en LM GT en 2001 sur une Porsche 996 GT3-RS du Seikel Motorsport. L’Italien était rentré dans les annales l’année précédente, en effectuant un tour de circuit la portière ouverte après que son capot se soit détaché. L’enjeu était de taille puisque Fabio jouait à cet instant la victoire. Sa manœuvre sera restée vaine avec l’abandon dans les dernières minutes de la course. Outre son rôle de directeur d’une école de pilotage et de sécurité, Fabio Babini a piloté dans beaucoup de catégories : FIA-GT, ALMS, Le Mans Endurance Series, FFSA-GT. On l’a également vu aux 24 Heures de Daytona au volant d’un DP. Depuis plusieurs saisons, il est lié à Pirelli mais reste sans volant cette année après le retrait de la Scuderia Ecosse. Il pilote néanmoins en Lamborghini Blancpain Super Trofeo. Matteo Malucelli compte pour sa part trois départs dans la Sarthe, tous au sein de la BMS Scuderia Italia. Son destin est d’ailleurs lié à l’équipe de Brescia depuis 2005, principalement en FIA-GT. C’est en 2007 qu’il décroche sa première victoire et pas n’importe laquelle. En compagnie notamment de Manu Collard, il remporte les 24 Heures de Spa sur une Porsche 997 GT3-RSR. Il récidive l’an passé sur une Ferrari F430 et termine vice-champion FIA-GT en compagnie de Paolo Ruberti. Quant au troisième homme qui n’est autre que Paolo Ruberti, il débute l’an passé au Mans et termine second. Âgé de 34 ans, Paolo débute en karting en 1988 avant de passer en Formule 3 italienne. En 1997, il teste une Formule 1, en l’occurrence une Prost GP. Il prend ensuite la direction de la F3000 avant de faire ses débuts en ETCC sur une Alfa Romeo 156. En 2004, il oriente sa carrière en GT avec le FIA-GT sur une Saleen S7-R du GNM. Depuis 2006, il est fidèle aux Ferrari F430, que ce soit les équipes GPC Squadra Corse, Racing Team Edil Cris ou la BMS.
Si sur le papier la BMS Scuderia Italia ne fait pas forcément partie des favoris, il faudra toutefois surveiller le team de Tiziano Minuti, qui répond toujours présent sur les grands évènements. Avec une course sage, le trio Babini/Malucelli/Ruberti pourrait bien une nouvelle fois créer la surprise et s’inviter une nouvelle foissur le podium.
| BMS Scuderia Italia | |||
| 97 | Fabio Babini | Matteo Malucelli | Paolo Ruberti |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Michelin | ||
| Team Manager | Tiziano Minuti | ||
JMB Racing : Ambition modeste…
Présent depuis maintenant quinze ans en sport automobile, le JMB Racing va disputer ses neuvièmes 24 Heures du Mans. Cette année encore, le team monégasque fait confiance à Ferrari avec l’engagement d’une F430 GT. Si Ben Aucott était le pilier de l’équipe depuis quelques saisons, le Britannique s’est momentanément retiré de la course automobile. Malgré tout, le JMB Stradale Racing (appellation 2009) est en piste cette année en Le Mans Series avec une F430 et des équipages changeant au gré des courses. Point de FIA-GT au programme, la Maserati MC12 restant pour le moment au garage. Les hommes de Jean-Michel Bouresche sont tout de même présents en FIA-GT3 avec une Ferrari Scuderia ainsi que dans les meetings historiques, que ce soit avec des Ferrari ou des Maserati. Le modèle engagé en Le Mans Series est celui vu l’an passé. L’an passé, les 24 Heures du Mans avaient plutôt mal débuté pour le JMB Aucott Racing (appellation 2008) avec une grosse sortie de Ben Aucott à la chicane Dunlop lors des essais. L’équipe avait dû travailler jour et nuit pour reconstruire l’auto et une belle 4ème place venait récompenser les efforts de Aucott/Daoudi/Ferté. Bis repetita aux 24 Heures de Spa quelques semaines plus tard, avec une nouvelle 4ème place pour le même trio, ce coup-ci avec une Maserati MC12. Malheureusement, Ben Aucott et Stéphane Daoudi ne font plus partie de l’équipage 2009, l’équipage étant composé de John Hartshorne, Yvan Lebon et Manuel Rodrigues.
Avec une quinzaine de titres remportés, le JMB Racing fait partie du paysage de l’Endurance depuis 1995, que ce soit en prototype ou en GT. Le succès arrive en 1998 avec le titre ISRS avec une Ferrari 333 SP confiée à Collard/Sospiri. En 2001, l’équipe passe en GT avec une Ferrari F360 engagée en FIA-GT pour Terrien/Pescatori, avec le titre à la clé. D’autres trophées viendront rejoindre les étagères des Monégasques comme le titre GT2 en Le Mans Endurance Series pour Roman Rusinov, bien aidé par Stéphane Daoudi. En 2007, Ben Aucott remporte la Citation Cup en FIA-GT sur une Maserati MC12, toujours secondé par le pilote Parisien. Notons que le JMB Racing est la seule équipe de course à être certifiée ISO 9001. L’équipe technique compte dans ses rangs Marie-Pierre Fauroux dans le rôle de team manager, mais également Jean-Pierre Malcher comme directeur technique et sportif. Excepté l’an passé, les 24 Heures du Mans n’ont guère réussi au team de Jean-Michel Bouresche, avec seulement deux drapeaux à damiers.
On ne présente plus Christophe Bouchut et ses 15 participations, dont une victoire en 1993 sur une Peugeot 905 dès sa première année au Mans. Après des débuts en karting, le Bourguignon a remporté le championnat Peugeot Spider 905 en 1992, ce qui lui ouvre la voie du prototype l’année suivante. Il a ensuite piloté quasiment toutes les GT possibles et inimaginables : Honda NSX, Mercedes CLK-LM, CLR, Porsche 911 GT3-RS, Chrysler Viper GTS-R, Ferrari 550, Aston Martin DBR9, Lamborghini Murcielago, Saleen S7-R. Longtemps pensionnaire du championnat FIA-GT (titré en 2000/2001/2002), Christophe est présent dorénavant en Grand-Am où il pilote une Riley-BMW. Sa pointe de vitesse n’est plus à démontrer depuis longtemps, et ce au volant de n’importe quelle auto. N’oublions pas non plus son rôle de Test Driver FIA pour l’équivalence des autos du championnat FIA-GT3. Il y a fort à parier que la qualification soit animée et qu’il fasse une nouvelle fois parler la poudre, comme ce fut par exemple le cas l’an passé sur la Saleen. Journaliste de métier, Yvan Lebon n’en est pas moins pilote. Depuis de nombreuses saisons, il est pensionnaire du FFSA-GT (notamment avec Christophe Bouchut sur une Corvette), que ce soit sur une Chrysler Viper GTS-R ou une Corvette C6.R. On l’a également vu en Trophée Andros, aux 24 Heures de Spa ainsi qu’en Championnat de France de rallye-cross sur une Ford Focus WRC. Cette année, il fait débuter l’Audi R8 LMS du Team ORECA Audi France en FFSA-GT3. Le troisième homme sera Manuel Rodrigues. Le Franco-Portugais fait partie du Hexis Racing AMR en FIA-GT3 depuis trois saisons au volant d’une Aston Martin DBRS9. Il reste d’ailleurs sur une victoire décrochée à Adria en compagnie de Fred Makowiecki. Manuel a pu faire connaissance avec la F430 lors des 1000 km de Spa le mois dernier.
Avec sa grande expérience de l’Endurance et une équipe technique compétente, le JMB Racing compte bien rallier l’arrivée à la meilleure place possible, même si la tâche ne sera pas facile avec de nombreux prétendants dans la catégorie.
| JMB Racing | |||
| 99 | Christophe Bouchut | Manuel Rodrigues | Yvan Lebon |
| Ferrari | F430 GTC | ||
| Moteur V8 4,0l | Pneus Dunlop | ||
| Directeur | Jean-Michel Bouresche | ||































