DTM

Christian Bakkerud : "Tout peut arriver !"

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Après un parcours en monoplace, Christian Bakkerud découvre non pas une mais deux disciplines cette année. Avec le team Kolles, il pilote une Audi R10 en Le Mans Series et aux 24 Heures du Mans, ainsi qu’une A4 en DTM. A l’occasion de la deuxième manche du championnat au Lauditzring, le pilote danois revient avec nous sur son début de saison.

 

Christian, comment a débuté le week-end sur l’EuroSpeedway ?

« Les essais libres ont été plutôt bons, même si nous n’avons pas pu passer un train de pneus neufs suite au drapeau rouge, qui a provoqué la fin de la séance. Certains de nos adversaires ont roulé avec des gommes neuves, aussi je pense que nous ne sommes pas aussi loin sur le sec que la feuille des temps ne peut le laisser penser. »

 

Les qualifications également été positives, avec le deuxième chrono de la Q1 !

« Oui c’est clair que c’était bien. Je pense que j’ai été un peu chanceux : je suis parti tôt dans la séance et j’ai fait un bon premier tour. La stratégie était la bonne. Ensuite, la météo s’est dégradée. Mais avec une voiture de deux ans d’âge, nous avons besoin d’un peu de chance… et que nos concurrents le soient un peu moins ! »

 

Es-tu satisfait de ta treizième place sur la grille ?

« J’ai commis une petite erreur et je ne suis pas parvenu à réchauffer les pneus. J’ai perdu le pic de performance et je n’ai pas pu faire mieux que ce chrono. C’est dommage car je pense que la dixième position était atteignable. Je suis donc un peu déçu. Mais s’il pleut demain, tout peut arriver ! »

 

Tu souhaites donc la pluie ?

« Si la piste est humide, je pense que nous avons de bonne chance de bien figurer. Mais comme je l’ai dit, nous ne sommes pas si distancés que cela sur le sec. En fait peu m’importe, je dois faire une bonne course, avec l’objectif d’intégrer le Top Ten. Et avec la pluie, pourquoi pas les points… »

 

Comment se sont passés tes débuts dans la discipline à Hockenheim ?

« Ma prestation était plutôt honorable. Malheureusement, j’ai été trop vite dans la pitlane et j’ai écopé d’un stop&go, alors que j’étais onzième. Je pense que je pouvais finir à cette place, voire dixième. Mais c’était ma première épreuve donc je ne suis pas déçu. J’ai pu accumuler les kilomètres et emmagasiner de l’expérience. »

 

N’est-ce pas difficile de courir avec une voiture de 2007 ?

« D’un côté, ça l’est effectivement. De l’autre, c’est ma première saison donc cela me permet de rouler sans pression. Je dois battre mes coéquipiers, et si je parviens à battre une auto de 2008 ce sera très bien. J’apprends dans un bon contexte. Avec l’espoir d’avoir une voiture plus récente l’an prochain. »

 

Tu as découvert une autre discipline, l’endurance. Quel regard portes-tu sur tes deux premières courses avec la R10 ?

« Nous avons beaucoup appris puisque nous n’avions pas pu faire beaucoup d’essais avant le début des Le Mans Series. L’endurance, c’est complètement différent de tout ce que j’ai pu connaître, mais j’apprécie vraiment. »

 

N’es-tu pas déçu des résultats ?

« Si un peu, mais la seule course qui compte, c’est Le Mans ! On peut utiliser ce qu’on a appris à Barcelone et Spa pour être meilleur au Mans. Je pense qu’il faudra me reposer cette question après les 24 Heures ! Nous avons eu une mauvaise course en Belgique, mais au final, nous finissons devant une Peugeot. Et l’épreuve ne faisait que six heures. Donc je le répète, tout peut arriver ! »

 

Collin Kolles disait à Spa que si la R10 rallie l’arrivée des 24 Heures du Mans sans problème, elle ne sera pas loin du podium. Etes-vous d’accord ?

 

« Oui, complètement ! Si nous avons une course claire, nous pouvons obtenir un très bon résultat. La voiture est fiable, c’est notre avantage. On sera peut être un peu en retrait en performance pure, mais cette auto n’a pas gagné trois fois Le Mans pour rien. Qui plus est, l’équipe a beaucoup travaillé et la R10 devrait être meilleure dans la Sarthe qu’à Barcelone ou Spa. Nous aurons sûrement un meilleur équilibre. »

 

Vous avez fait un test d’endurance au Castellet il n’y a pas si longtemps. Etait-ce concluant ?

« Oui puisque nous avons parcouru environ 3600km sans problème particulier. Ces essais ont été très enrichissants. Nous avons pu rouler de nuit, ce qui était important avant Le Mans. C’était ma première expérience en nocturne et j’ai adoré. Etre seul comme ça dans la nuit, avec sa voiture, c’était presque une expérience religieuse ! »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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