Dirk Adorf, poleman (Ford/Raeder) : « Nous savions que nous étions rapides, mais nous ne savions pas ce que nos adversaires seraient capables de faire. Cela étant, je dois admettre que je n’aurais pas pu réaliser ce tour de rêve sans suivre Timo Scheider. Il m’a aspiré tout au long de Dottinger Hohe. Et quand j’ai coupé la ligne, le Team Principal a crié de joie dans mes oreilles. Je suis sur la lune avec cette pole : nous avons eu si peu de temps pour adapter la Ford GT au Nürburgring après l’incendie de la Lamborghini. Maintenant, nous avons une voiture qui n’est pas seulement belle, mais aussi rapide. En course, nous n’avons pas ce qu’il faut pour suivre les autos de tête, telles que les Audi. Nous allons tenter de rejoindre l’arrivée. »
Marc Lieb, deuxième (Porsche/Manthey) : « Je pense que nous pouvons nous attendre à une course sprint. Les temps sont relativement proches et c’était également le cas sous la pluie et de nuit. Compte tenu des changements réglementaires, il y a une dizaine de voitures qui ont des chances de se battre pour les plus hautes positions et la victoire. Certains se concentreront sur le drapeau à damiers, mais nous devrons attaquer pour rester devant. L’an dernier, nous avons vu que nous étions capables de le faire, notre Porsche étant fiable. Toutes les autos de notre team sont éprouvées, donc nous pouvons attaquer sans être inquiets. La seconde Porsche a aussi le potentiel pour s’imposer. S’il pleut, notre voiture pourrait avoir un avantage sur la concurrence, mais la course serra tout de même serrée. Cela s’annonce excitant et palpitant. »
Olaf Manthey, Team Principal Manthey Racing : « Les positions ont été établies rapidement et nous n’avons pas cherché à faire un meilleur tour. Le résultat est bon (Les Porsche de l’équipe se sont classées 2e, 7e et 8e). Ce sera un print de 24 heures : nous sommes préparés pour cela, avec la n°1 et la n°2. Nous aurons une bataille entre Ford, Porsche et Audi. De mon point de vue, le fait que l’Audi n’ait pas encore fait une course longue durée ne sera pas un problème pour eux. Ils savent comment construire une voiture. Notre approche est simple : la n°1 et la n°2 attaqueront, tandis que la n°5 devra rester au contact. »
Marc Basseng, troisième (Audi/Phoenix) : « Notre auto est 100% nouvelle et elle a été constamment renforcée par les ingénieurs durant les derniers mois. Les étapes de développement ont pu être testées lors des manches du VLN, mais nous ne sommes pas encore complètement au niveau de Porsche. Mais, avec notre moteur en position centrale, nous avons une meilleure répartition du poids et cela nous donne un avantage sur eux. Après dix ans passés à piloter des Porsche, je vais courir avec Audi et je suis ravi par l’esprit d’équipe. Tout le monde est très ouvert. Et quand je regarde mes coéquipiers, j’ai l’impression d’être un junior à leurs côtés. D’un autre côté, j’ai dû faire toutes les courses du VLN depuis cinq ans donc j’ai une certaine expérience de la Nordschleife. Partager cette expérience avec mes équipiers, c’est un plaisir. »
Helmut Kissling, Team Principal du Kissling Motorsport, dont la Corvette a été victime de problèmes mécaniques à Hatzenbach : « Nous avons rencontré des ennuis électriques jeudi et vendredi. Nous ne nous préoccupons pas de notre position sur la grille, mais nous avons travaillé dur pour résoudre le problème avant la course. Les difficultés mécaniques représenteront certainement le plus gros problème pour nous. »
Lance David Arnold (Porsche/Alzen) : « Uwe (Alzen) est tout simplement incroyable. Réaliser un tel chrono (14e) avec une Porsche Cup, respect ! C’est particulièrement remarquable car il a fait ce tour avec du trafic et non en début de séance avec une piste claire. Désormais, notre but est de figurer dans le top ten tout au long de l’épreuve. »
Volker Strycek (Opel Manta) : « Jeudi, nous avons connu une sortie de piste, mais rien de dramatique. Vendredi, nous avons eu un ennui au niveau des températures d’huile et nous avons travaillé pour régler cela. Heureusement, même sur une « jeune » voiture historique comme la nôtre, on peut identifier un tel problème avec un ordinateur ! »
Anthony Megevand