Avec un double programme sur la même auto et au sein de la même équipe cette saison, Antoine Leclerc avait de quoi nourrir de grandes ambitions chez ART Grand Prix. Si son année Blancpain Endurance Series s’est soldée par deux podiums en Pro-Cup sur la McLaren partagée avec Mike Parisy et Andy Soucek, c’est un peu plus dur sur la scène nationale en compagnie de son compère et ami Gilles Vannelet. L’objectif sera de bien terminer la saison ces jours-ci pour la finale du GT Tour au Paul Ricard. Le Vosgien tire donc un bilan mitigé de son année même si les satisfactions ont tout de même été bien présentes. Rien n’est encore confirmé pour 2014 mais poursuivre la relation avec McLaren et ART Grand Prix serait dans la logique des choses.
La saison Blancpain Endurance Series a connu des hauts puis des bas, pour finalement se terminer par un podium. La satisfaction est tout de même de mise ?
« Il était important pour nous de terminer sur une note positive. Malgré la contre-performance enregistrée à Spa, nous terminons dans le quinté de tête au championnat, ce qui est tout de même positif quand on voit le niveau de la série. La classe Pro-Cup est vraiment disputée et la plupart de nos concurrents étaient mieux armés avec deux autos en Pro-Cup. Il nous a fallu apprendre pas mal de choses mais nous terminons meilleure équipe McLaren et nous n’avons pas à rougir face à un team comme Hexis Racing qui reste une des meilleures équipes GT en Europe. »
Les 24 Heures de Spa ont été le tournant de la saison avec aucun point marqué…
« Rater le point d’orgue de la saison est forcément mauvais sur le plan comptable. Je pense qu’on a été les plus poissards de la course en cassant deux moteurs durant la semaine sachant que le team n’est absolument pas en faute. Le problème a été identifié chez McLaren mais l’abandon de Spa se paie cash au championnat car c’était LA course à ne pas manquer. Il faut au minimum récupérer de gros points aux 6ème et 12ème heures. Marc VDS a réussi à se relancer au championnat comme cela et HTP Motorsport a brillé en ne disputant que trois courses. »
Tu connais ton programme 2014 ?
« J’espère poursuivre avec McLaren et ART Grand Prix mais aussi avec Gilles si nous en avons la possibilité. C’est encore un peu tôt pour confirmer quoi que ce soit. Je garde aussi les 24 Heures du Mans dans un coin de ma tête. Je sais que ce n’est pas encore possible avec McLaren et ART Grand Prix mais pourquoi pas dans un proche avenir du fait d’une possible nouvelle catégorie GT. Je souhaite construire quelque chose avec ART et McLaren. Il faut de la continuité pour gagner. »
Ta saison n’est pas encore terminée puisqu’il reste un meeting en France. Là aussi, l’objectif est de terminer sur une bonne note ?
« En France, c’est plus compliqué pour nous. Nous avons mal débuté au Mans avec une grosse sortie de piste. Il y a eu des hauts et des bas, et les erreurs se paient cash. Il y a des faits de course qui ne doivent pas arriver car nous ne sommes pas en Renault Clio Cup. Là on parle de GT3 à plus de 300 000 euros. Aucune sanction n’est prise donc chacun fait un peu ce qu’il veut. Il y a moins d’autos qu’en Blancpain Endurance Series mais le trafic est plus compliqué à gérer car on ne peut pas dire qu’il y ait du respect en piste. Cela me fait penser au World GT1 2011 où Eduardo Freitas était obligé de réguler le tout au mieux possible. A Magny-Cours, ART Grand Prix, Hexis Racing et TDS Racing ont été pénalisés en respectant le règlement à la lettre quant à l’utilisation des pneumatiques.
Pour nous, c’est une année à oublier et nous avons à cœur de briller pour la finale. On veut vraiment en gagner une ! Notre équipage est homogène et l’objectif était de se battre pour le titre en début de saison. »
