Grand-Am

VIR 250 : Christophe Bouchut "comblé de joie !"

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Après une longue pause au lendemain des 24 Heures de Daytona, le Grand-Am a repris ses droits le week-end dernier à l’occasion du VIR250. Si la majorité du plateau va enchaîner avec une épreuve à New Jersey, Supercar Life Racing ne sera pas du déplacement, Scott Tucker, le patron-pilote, étant retenu par une manche de Ferrari Challenge. Nous en avons profité pour revenir sur la dernière manche disputée en compagnie de Christophe Bouchut.

 

 

Comme il en a l’habitude, Christophe Bouchut était de nouveau sur tous les fronts la semaine dernière. Avant de rejoindre le Virginia International Raceway, il était en effet à… Interlagos ! Sur le circuit brésilien, il effectuait en effet des tests d’équivalence pour le championnat GT3. A peine arrivé sur le sol américain, Christophe a donc sauté d’un baquet à l’autre pour prendre le volant de la Riley-BMW n°55. « J’ai découvert un circuit assez spécial » note-t-il. « C’est relativement rapide et dangereux : il y a une seule trajectoire et beaucoup de sable. La moindre erreur se paye cash. Malgré cela, les premiers essais ont été positifs, avec le cinquième temps. »

 

Lors de la seconde séance, son coéquipier, Scott Tucker, était malheureusement victime d’une sortie de piste. « Il n’a pas touché le mur, mais il a décollé sur un vibreur avant de retomber dans le sable » précise Christophe Bouchut. « Le choc a été si violent que la voiture a été endommagée. Il a fallu une intervention impeccable des mécaniciens pour que notre Riley reparte, permettant ainsi à Scott de faire un tour durant la qualification. »

 

Remis de ses émotions, Scott Tucker prenait le départ en dernière position des DP. Au cours de son premier relais, d’une durée de cinquante minutes, il parvenait toutefois à rester dans le même tour que le leader. De quoi permettre au pilote français d’espérer une belle deuxième partie de course. « Malheureusement, notre premier ravitaillement a été catastrophique » poursuit Christophe. « Nous avons perdu 25 secondes, tout en écopant d’une pénalité de 10 secondes pour une infraction d’un mécanicien. A ce moment là, c’était difficilement imaginable de décrocher un bon résultat. Je remontais à la régulière, mais l’écart était encore important. »

 

Le safety car, déjà intervenu à plusieurs reprises, revient en piste une ultime fois. La fin de course s’annonce agitée. « La neutralisation a regroupé plus d’une dizaine de DP en quelques secondes » confirme le pilote du Supercar Life Racing. « Nous étions tous collés les uns aux autres et le premier virage du dernier tour a été très chaud ! J’avais pour consigne de rallier l’arrivée, donc je n’ai pas pris trop de risque. C’est dommage car je pense sincèrement que j’aurais pu faire le freinage, tirer les marrons du feu et gagner plusieurs positions. Par la suite, j’ai roulé sur de l’huile et la tâche s’est compliquée. J’ai repris du grip et j’ai pu revenir au quatrième rang, mais il m’a manqué quelques mètres pour grimper sur le podium. »

 

Si la Riley-BMW n°55 devra se contenter de la quatrième place, elle suffit au bonheur du Supercar Life Racing : « L’équipe était comblée de joie après cette course. C’était notre première épreuve sprint, avec tout ce que cela suppose de nouveau par rapport aux 24 Heures de Daytona. Nous avons montré que la combinaison pilote pro/gentleman driver peut bien fonctionner. »

 

Et Christophe Bouchut de regarder l’avenir avec une certaine sérénité : « Avant le début de la saison, mon ambition était de décrocher plusieurs podiums, voire une victoire. Aujourd’hui, je sais que cet objectif est plus que réalisable. La victoire est jouable, mais il faudra éviter les embûches et saisir la moindre opportunité. En tout cas, comme le team, je suis comblé de joie. Cela fait un moment que je n’avais pas pris autant de plaisir en course ! J’ai retrouvé le bonheur d’être au volant comme un jeune pilote. D’autant que les circuits sont vraiment incroyables. Il faut les respecter, sinon, ça peut faire mal. »

 

Prochaine étape le 17 mai à Laguna Seca. D’ici là, Christophe Bouchut disputera les 1000km de Spa, avec la Gallardo du Reiter Engineering. « J’ai découvert la Lamborghini GT2 au Castellet. Nous avons une bonne vitesse de pointe, mais il reste du travail. Ce sera compliqué face à Ferrari et Porsche. Il faudra aller au charbon ! »

 

Propos recueillis par Anthony Megevand

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