FIA World Endurance Championship

Mathias Beche : “On ne relâche pas nos efforts.”

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Champion European Le Mans Series 2012, Mathias Beche a connu une saison 2013 bien chargée en se partageant entre le Championnat du Monde d’Endurance et l’European Le Mans Series. En complément, une participation aux 12 Heures de Sebring puis aux 24 Heures de Spa lui ont permis de s’affûter encore plus aux courses d’endurance. On connaissait la pointe de vitesse du pilote suisse depuis un bon moment mais cette saison 2013 lui a certainement permis de franchir un nouveau cap sachant qu’il lui reste encore trois courses du FIA WEC à disputer chez Rebellion Racing. A l’origine, il était prévu de disputer uniquement le FIA WEC mais Mathias Beche est venu prêter main forte à Pierre Thiriet en ELMS à compter d’Imola avec comme mission de doubler la mise au championnat. Son retour sur la scène européenne s’est terminé par deux victoires en quatre courses. Le Thiriet by TDS Racing lui a fait confiance en LMP2 avant que le Rebellion Racing ne lui donne sa chance dans la catégorie reine. Voir le Suisse à l’avenir sous la coupe d’un constructeur ne serait que juste récompense pour lui.

 

Mathias, que retenir de ce retour en European Le Mans Series ?

« Il n’était pas prévu que je rejoigne le Thiriet by TDS Racing mais j’ai rempilé à compter d’Imola au sein de l’équipe pour laquelle j’avais décroché le titre en 2012. Arriver en cours de saison n’est pas chose facile car je n’ai pas pu boucler de séances d’essais pour préparer la saison. Nous avons été dans le match sur toutes les courses même si les deux dernières ne se sont pas déroulées comme nous l’espérions. En arrivant au Paul Ricard pour la finale, le titre était jouable puisque nous étions à égalité de points avec Signatech-Alpine. J’ai pris un bon départ mais j’ai vite eu un feeling assez étrange avec l’auto. Perdre une roue à 255 km/h dans Signes n’est jamais plaisant. Par chance, je n’ai rien touché avec malgré tout un brin de réussite car à cette vitesse là, on ne maîtrise plus grand-chose. On ne sait toujours pas ce qui s’est passé car ce n’est pas une erreur humaine. L’équipe a vraiment fait du bon travail pour remettre l’auto d’aplomb mais le titre s’était envolé compte tenu du handicap à remonter. »

 

La saison est tout de même satisfaisante…

« Pierre termine vice-champion mais le titre était clairement l’objectif à atteindre. La performance était là pour bien figurer mais il faut savoir accepter cette situation. Cela fait partie du sport auto. L’année passée, nous n’avons pas connu le moindre problème de fiabilité. J’ai toujours eu entière confiance dans l’équipe car il n’y a jamais eu le moindre défaut dans la préparation de l’auto. Le niveau était encore plus relevé cette année. Toutes les équipes ont beaucoup travaillé durant l’hiver. »

 

Selon toi, Pierre a franchi un nouveau cap cette année ?

« Pierre poursuit sa progression et je pense sincèrement qu’il a franchi un nouveau cap en termes de maturité. Il a encore une bonne marge de progression. Sa constance est indéniable et son côté incisif est vraiment bon. »

 

Tu comptes rempiler en 2014 ?

« J’ai toujours aimé la continuité et j’avoue que j’aimerais bien prendre ma revanche. Cependant, il faudra voir selon les calendriers. Mon objectif est de poursuivre en FIA WEC avec en parallèle l’ELMS ou bien le FIA WEC plus un programme complémentaire qui pourrait passer par les Etats-Unis. Je souhaite consolider un programme en FIA WEC avant tout. Je regarder aussi ce qui se fait du côté du Japon. »

 

Pour une première saison en LMP1, on peut clairement dire que la mission est remplie. C’est aussi ton avis ?

« Le bilan est positif sachant que la saison n’est pas terminée. C’est pour moi une année de transition car je découvre un nouveau monde. C’est très différent de ce que je connaissais jusqu’à présent. J’ai prouvé que j’avais une bonne pointe de vitesse en LMP2 mais il fallait démontrer que j’étais rapide en LMP1. Il me restait pas mal de choses à appréhender. Il a fallu m’intégrer à une nouvelle équipe mais aussi aller plus loin dans les réglages de la voiture. L’aspect technique est plus important en LMP1. J’ai la chance de rouler avec des pointures comme Neel Jani, Nick Heidfeld, Andrea Belicchi ou Nico Prost. C’est une grande chance pour moi que d’être à leurs côtés. Mes objectifs personnels posés du début d’année sont allés dans le bon sens. J’espère bien poursuivre avec Rebellion Racing la saison prochaine avec la nouvelle auto. J’ai trouvé mes marques sur le plan du pilotage mais aussi au sein de l’équipe où tout se passe à merveille. Au début, j’étais le petit nouveau et ils m’ont fait confiance. »

 

Par manque de concurrence, le Rebellion Racing roule contre lui-même. Ce n’est pas un peu frustrant ?

« Bien sûr qu’il y a de la frustration car ce n’est jamais bon de se retrouver seul. Ce n’est que ma première année en LMP1, ce qui fait qu’il m’a fallu bien prendre mes marques. Comme je l’ai dit, partager le volant avec des pilotes professionnels est positif. Rouler seul en LMP1 représente un vrai défi et c’est un plaisir pour moi que de monter dans l’auto. Il ne faut pas croire que l’on roule le coude à la portière. Tous les pilotes donnent tout ce qu’ils peuvent. De plus, à chaque fois que je monte dans l’auto, j’apprends quelque chose. Nous voulons tous le meilleur résultat possible alors on ne relâche pas nos efforts. J’ai pu changer de coéquipier au cours de la saison, si bien que cela me permet d’apprendre et d’échanger. J’ai la chance de rouler beaucoup cette année. »

 

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