European Le Mans Series

Gary Hirsch : Diverses options privilégiées pour 2014

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Après avoir expérimenté la filière de la monoplace puis du GT, nous rencontrons le jeune homme de 26 ans. Actuellement aux commandes du Championnat ELMS, avec son équipier Paul-Loup Chatin au sein du Team Endurance Challenge (Oreca), il se prépare pour un week-end décisif sur le circuit Paul Ricard théâtre de la dernière manche du Championnat.

 

C’est à l’âge de 12 ans que Gary découvre le karting. Le jeune helvète découvre alors « par hasard » le sport automobile grâce à sa qualification à la finale française Open Kart à Paris Bercy. Naît alors une véritable passion, ne cessant de surprendre malgré un parcours atypique. On notera dans les faits à retenir sa participation en 2007 aux Championnats de France et d’Europe de Formula Renault 2.0, un essai sur la Formule 1 Ferrari en 2008 et un crochet en Championnat d’Europe FIA GT3 en 2011 à bord de la Mercedes SLS GT3 AMG, affichant ainsi un parcours déjà bien étoffé.

Q : Gary, comment es-tu tombé dans la marmite du sport automobile ?

G.H. : « J’ai grandi à Genève avec mes deux frères ayant poursuivi mes études en fac HEC Genève. Mes parents nous incitaient à pratiquer des sports pour nous dépenser : natation, tennis etc. C’est alors que j’ai découvert le karting lors de l’anniversaire d’un ami où nous avions organisé une course. C’est là que toute a débuté ».


Q : Tu as poursuivi tes études parallèlement au sport auto, comment combiner ces deux objectifs ?

G.H. : « La passion et la discipline tout simplement! La passion pour la course m’a donné une motivation supplémentaire pour mener en parallèle des études. Je rêvais comme tout enfant de piloter des voitures de course et j’ai souhaité très tôt me consacrer à ce rêve. Ce n’était donc pas une contrainte. Enfin, il faut aussi avouer que je n’avais pas trop le choix, c’était la condition sine qua non à la pratique du karting, imposée par mes parents. Grâce à cela j’ai pu monter une start-up lorsque j’étais étudiant dans le domaine des technologies Internet et acquis une expérience très précieuse en dehors du monde de l’automobile. Avec le recul ce fut le bon choix ! ».


Q : Après le karting, la monoplace. Quels sont les moments forts de ton parcours ?

G.H. : « Le passage à la monoplace était un temps fort, après avoir remporté le Challenge Suisse de karting en Rotax Max. Il a fallu travailler dur pour réunir les budgets adéquats. La sélection Mygale était le filtre naturel pour passer à l’échelon supérieur, à laquelle je suis arrivé en demi-finale. Puis la Formule Ford et la Formule Renault 2.0, qui était un excellent étalon afin de se frotter à certains pilotes actuellement en F1 tels que Ricciardo ou Bianchi. C’était aussi le facteur déclencheur pour persévérer et en arriver là aujourd’hui ».

 

Q : En 2010 et 2011 tu as aussi découvert le GT, quelle expérience as-tu fais à bord des autos fermées ?

G.H. : « En effet, j’ai roulé pendant une année en essais avec la structure Ferrari Clienti, à bord de la 599XX. Une auto complètement démesurée du point de vue des sensations et des technologies employées. Mais c’était un très bon moyen d’engranger des kilomètres à bord de ce genre de voiture. Puis la Mercedes SLS, qui était encore à ses débuts, mais qui affichait déjà un très bon équilibre. J’ai effectué deux courses avec le Graff Racing où nous avions réalisé de bonnes performances ».

 

Q : Tu as eu la chance d’essayer une Formule 1 avec Ferrari, racontes-nous !

G.H. : « Un jour du mois d’avril on m’annonce que je dois me préparer pour un essai en F1 un mois plus tard. J’imaginais depuis tout jeune piloter une F1, ma surprise était d’autant plus grande lorsque j’ai appris cette nouvelle! J’ai eu l’occasion de piloter la F1-2000 de Michaël Schumacher à Fiorano, avec l’équipe Corse Clienti. Elle était équipée du V10 sans antipatinage! Au volant les premières sensations étaient fabuleuses bien que décuplées par rapport à ce à quoi je m’attendais. Étrangement la voiture était facile à piloter. Une fois lancé en piste tout était naturel, sauf que cela va plus beaucoup plus vite qu’une Formule Renault et les repères ne sont pas les mêmes! Ce n’est que lorsque l’on se met à attaquer que l’on comprend à quel point la voiture est exigeante. Les freinages sont simplement hallucinants sans parler de la tenue de route et l’accélération. J’ai effectué une vingtaine de tours pour me retrouver à environ 2 secondes des temps de référence pour une première et sur un nouveau circuit. D’un point de vue humain j’ai rencontré des personnes extraordinaires … un grand moment ! ».

 

Q : Vous êtes avec Paul-Loup en tête du championnat ELMS à bord de la Formula Le Mans (LMPC), comment abordes-tu ce dernier week-end de la saison après avoir remporté les 3 dernières courses ?

G.H. : « Sans pression, juste du plaisir et du bonheur! Notre objectif sera de faire un week-end propre, avec la même approche que les précédents. Comme d’habitude il nous faudra bien travailler le vendredi en vue de la course, chaque tour de piste étant une occasion de se perfectionner et de se préparer au mieux pour la suite. Je vais essayer d’en profiter un maximum et prendre le plus de plaisir possible. Nous avons notre destin en mains avec l’équipe et Paul-Loup. Nous voulons faire du bon travail, confirmer nos performances et essayer de nous démarquer du peloton ».

 

Q : A propos des épreuves d’endurance, l’approche est-elle la même que les courses sprint en monoplace ?

G.H. : « Non, l’approche est très différente. Bien que nos courses soient assez courtes (3heures) il faut bien prendre en compte que la performance est une affaire de travail d’équipe. En particulier la vitesse moyenne du pilote sur la durée d’une course. Une harmonie doit régner pour que chacun puisse faire son travail correctement. Et c’est à ce moment là que la discipline devient d’autant plus passionnante, car tous les détails comptent pour gagner du temps, tels que les ravitaillements, les changements de pilotes ou encore la stratégie en piste. J’ai beaucoup appris cette année. Avec Paul-Loup nous formons un équipage fort et homogène qui, avec l’appui d’Oreca, contribue grandement à cet apprentissage ».

 

Q : Quels sont tes projets pour 2014 ?

G.H. : « L’objectif est de gagner le championnat ce week-end et d’être au départ de grandes courses du calendrier l’an prochain tel que les 24 Heures du Mans ou le WEC. J’évalue les différentes options offertes en prototype mais aussi en GT, sans oublier l’Amérique où le championnat USCR s’annonce prometteur. Mon but aujourd’hui est d’obtenir un essai avec une équipe clé pour activer la suite des choses. A moyen terme je souhaiterais piloter pour un constructeur, j’emploie mes efforts dans ce sens. Il existe aussi d’autres catégories compétitives telles que le DTM par exemple. Il faut continuer sur cette lancée et faire un travail sérieux pour espérer que d’autres portes s’ouvrent. Je reste donc focalisé sur l’endurance et cela passera par un bon résultat ce week-end, tout en gardant un œil attentif à ce qui se passe dans les échelons supérieurs ».

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