American Le Mans Series

St-Pete : GT2, les réactions.

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 En l’absence de GT1, onze GT2 étaient au départ du Grand Prix de St Petersburg et le Flying Lizard Motorsports, malheureux à Sebring, a pris sa revanche. Patrick Long et Jörg Bergmeister se sont imposés après une course riche en incidents pour les GT2, avec un classement final improbable au départ :

 

1. Porsche Flying Lizard
2. BMW Rahal Lettermann
3. Panoz PTG
4. Corvette Riley LG Motorsports
5. Porsche Flying Lizard
6. Doran Ford GT Robertson Racing

 

Le grand battu de cette deuxième course en Floride est le vainqueur de Sebring, le Risi Compétizione, contraint à l’abandon au bout de 27 tours et qui, ne marquant aucun point lors de cette manche, voit la Porsche n°45 du Flying Lizard Motorsports prendre le large au classement, d’autant plus que la Porsche Farnbacher Loles a elle aussi connu son lot de soucis.

 

Flying Lizard Motorsports

 

Patrick Long (Porsche n°45) avait réalisé le cinquième temps de la catégorie, et c’est le rang qu’il occupait en début de course, avant de dépasser la BMW Rahal-Lettermann n°92 de Tommy Milner. Long se trouvait pris en sandwich entre les deux BMW et il eut du mal à prendre la troisième place à la BMW n°90 pilotée par Bll Auberlen. Quand il la passa, l’écart sur la Ferrari Risi de Jaime Melo, seconde, et la Porsche Farnbacher n°87 de Wolf Henzler, première était important. L’abandon de la Ferrari au bout de 27 tours porta Long en seconde position. La Porsche Farnbacher connaissant elle aussi de gros soucis, la Porsche des Lizards se retrouva en tête avant que Long ne passe le relais à Bergmeister qui n’eut plus qu’à rallier la ligne d’arrivée en vainqueur, avec deux tours d’avance sur la BMW. Sur la n°44, Seth Neiman partit en fond de grille et il céda le volant à Darren Law en neuvième position. Law fit un relais régulier mais très rapide qui ramena la Porsche au cinquième rang.

 

Patrick Long (Porsche 997 RSR n°45), 1er en GT2 et 5ème au général : “Aussi sauvage que mon relais a pu être, c’est ce qu’on peut avoir de plus agréable en matière de course automobile : on est le chasseur et non le gibier. C’est un remerciement pour le travail du team dans les stands, pour sa stratégie de course et sa préparation. Nous ne nous étions pas qualifiés comme nous le voulions, mais la voiture était très bien pour la course. En tant que pilote, le plus dur pour moi, cela a été d’être patient. Il fallait que je me débarrasse des BMW, ensuite je savais que Wolf était devant et que nous avions une voiture qui pouvait lutter avec lui. Les courses d’endurance, c’est cela, canaliser son agressivité, savoir quand il faut attaquer et savoir quand il faut être patient.”

 

Darren Law (Porsche 997 RSR n°44), 5ème en GT2 et 10ème au général : “Nous sommes partis en fond de grille, mais le team avait vraiment bien préparé la voiture et nous avons pu remonter pour finir cinquièmes. Je crois que j’avais une voiture pour faire le podium, nous tournions dans les mêmes temps que les leaders tout au long de la corse. Je suis ravi de rentrer avec un top 5. Je me tourne désormais vers Long Beach, un autre circuit en vile, aussi nous devrions être capables de mettre en pratique ce que nous avons appris à St Pete. Cela fait beaucoup de dommages aux voiture de courir sur ces circuits urbains – le fait que les deux Porsche Lizard aient terminé presque sans aucune éraflure et soient passées en tête du classement, c’est un résultat magnifique.”

 

Rahal Letterman Racing

 

 Superbe résultat pour le team, avec une seconde place pour ce qui était la deuxième course de la BMW M3. C’est la BMW n°92 de Tommy Milner et Dirk Müller qui a obtenu cette deuxième place, alors que la BMW de Auberlen et Joey Hand a été contrainte à l’abandon, le moteur ayant refusé de fonctionner après le ravitaillement de Auberlen. Milner avait cédé la voiture à Müller en troisième position. L’allemand perdit deux places lors de la neutralisation, repassant brièvement par la case stands pour une vérification de la suspension et chargea ensuite jusqu’à l’arrivée pour arracher cette deuxième place.

 

Tommy Milner (BMW M3 n°92), 2ème en GT2 et 7ème au général : “C’est merveilleux de montrer ce dont est capable la M3. Notre voiture a été parfaite pendant toute la course. Un seul petit souci avec quelque chose qui se baladait à l’avant. Les pneus ont été fantastiques. Dunlop est vraiment derrière nous. Ce podium, c’est génial après notre dur début à Sebring.”

 

Dirk Müller (BMW M3 n°92), 2ème en GT2 et 7ème au général : “Une journée exaltante, avec ce premier podium pour le BMW Rahal Letterman Racing! Tommy a fait un super premier relais. Il a piloté comme une machine, au volant d’une superbe machine. Nous avons dû faire un contrôle par mesure de sécurité et nous sommes tombés à la cinquième place. Ce fut une grande bataille pour remonter jusqu’à la deuxième place. J’ai adoré me battre contre mon équipier de l’année dernière (Dominik Farnbacher). C’était comme si je pouvais lire dans ses pensées à tout moment et cela a été un avantage. Dunlop m’a fourni un pneu parfait. C’était une gomme différente de celles que Tommy avait utilisée, en raison de la température élevée de la piste. C’était vraiment formidable, aussi les virages, c’était un vrai plaisir. Félicitations au team pour une deuxième place bien méritée.”

 

Panoz Team PTG

 

 L’Esperante GTLM a réalisé son second podium consécutif à St Petersburg, ce qui place Ian James et Dominik Farnbacher à la deuxième place du classement pilotes, juste derrière Bergmeister et Long, mais devant Kaffer et Melo les pilotes de la Ferrari Risi. Position inespérée probablement en début de saison, mais les performances sont là comme en témoignent les temps au tour. Farnbacher a du baisser pavillon devant Müller mais n’est pas déçu pour autant.

 

Dominik Farnbacher (Panoz Esperante GTLM n°21), 3ème en GT2 et 8ème au général : “Un nouveau résultat superbe pour l’équipe! Quelques voitures ont eu des problèmes avec les pneus à cause de la chaleur. J’ai pris un bon départ et j’ai eu une belle bataille avec la Corvette. En fin de course, mes pneus étaient très fatigués et avec la troisième place, nous sommes très satisfaits. Nous avons eu de la chance que les pneus n’aient pas éclaté.”

 

Farnbacher Loles Racing

 

Alors que la Porsche n°87 de Henzler et Werner menait un train d’enfer, quand Wolf Henzler dut ramener la voiture au stand. Un débris de carbone ramassé sur la piste avait déchiré un pneu arrière et endommagé les freins. Le temps de la réparation, la Porsche avait rétrogradé dans le fond du classement. Dirk Werner réussit à la ramener dans les points à une honorable septième place, avec la consolation du meilleur tour en course. La Porsche n°87 a pris du retard par rapport à ses principales rivales dans la course au titre, mais Werner et Henzler peuvent encore y croire.

 

Wolf Henzler (Porsche 997 RSR n°87), 7ème en GT2 et 12ème au général : “Tout marchait excellemment bien avant ce problème. Nous aurions pu gagner. Espérons mintenant que la chance soit de notre côté pour les autres courses après nos mésaventures de Sebring et de St Petersburg. Nous n’abandonnons pas le titre aussi rapidement.”

 

Risi Competizione

 

 Après le succès de Sebring, la course de St Petersburg a viré au cauchemar avec l’abandon de la Ferrari F430 n°62 sur bris de suspension; Pourtant, le week-end avait débuté de belle manière, le brésilien Jaime Melo ayant obtenu la pole position; Le début de course de la Ferrari fut à la mesure de cette pole position, Pierre Kaffer qui avait été chargé du premier relais menant la course pendant les dix premiers tours avant de céder le commandement à la Porsche Farnbacher de Wolf Henzler qu’il conservait cependant en point de mire. Malheureusement, la suspension avant gauche contraignit Kaffer à un arrêt prématuré après 27 tours de course. L’abandon était inéluctable.

 

Pierre Kaffer (Ferrari F430GT n°62), abandon : “Nous ne savons pas encore ce qui s’est passé, il semble que quelque chose se soit cassé sur la suspension; Nous allons devoir examiner cela plus tard. C’est dommage pour le team et les mécaniciens, car nous étions bien placés pour la course et le championnat, et abandonner, c’est dommage pour nous et pour Ferrari. Il n’y a pas eu de contact, rien, ni avec une autre voiture ni avec le muret j’ai senti au bout de deux à trois tours que quelque chose n’allait pas sur la voiture. On aurait dit une crevaison lente mais je pensais “peut-être que j’ai ramassé de la gomme ou quelque chose comme ça”. J’ai essayé de continuer jusqu’au pitstop, et Jaime était prêt à sauter dans la voiture, mais ça s’est avéré être un trop gros problème pour être solutionné pendant la course.”

 

Jaime Melo (Ferrari 430GT n°62), abandon : “La voiture marchait vraiment bien et je pense que Pierre était heureux de sa balance, aussi ce résultat est une grande déception. Néanmoins, ce qui est positif c’est que Pierre était content du set-up alors qu’il n’avait pas beaucoup tourné avec la voiture pendant les essais libres et que nous n’avons pas eu vrai warm-up ce matin (en raison des retards et des drapeaux rouges), aussi nous ne savions pas comment ça se passerait. Nous avons cédé la première place de la catégorie mais nous suivions la Porsche, aussi je pense que nous aurions gagné si nous n’avions pas eu ce problème.”

 

D’après les communiqués des teams,

Claude Foubert

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