Après une saison en LMP2, au sein du Penske Racing, Patrick Long est de retour en GT2 cette année. Au volant de la Porsche n°45 du Flying Lizard, qu’il partage avec Jörg Bergmeister et Marc Lieb, le pilote américain fait clairement partie des favoris pour les 12 Heures de Sebring et le championnat. Pendant qu’il préparait un insert pour son baquet, Patrick nous a accordé quelques minutes… le jour de la St-Patrick !
Pat’, comment ont débuté les essais pour le Flying Lizard ?
« Plutôt bien. Nous avons effectué un test ici récemment et nous sommes satisfaits de l’équilibre que nous avons trouvé sur la voiture lors des premiers tours. Le set-up de base est vraiment bon. Depuis, nous continuons à travailler, en améliorant l’auto petit à petit. »
A propos de la 997 GT3-RSR, quelles sont les principales différences avec la version 2008 ?
« En fait, ce sont principalement les modifications apportées au règlement : la hauteur de caisse, les brides plus petites et un ou deux points sur le plan aérodynamique. Porsche a beaucoup travaillé durant l’hiver pour compenser l’effet de ces changements et améliorer la voiture. La RSR a bien progressé, notamment au niveau du grip généré par le train avant. Le développement fait à Weissach a été excellent. »
Il y a également l’arrivée de la climatisation…
« Oui, c’est bien ça (rire) ! C’est agréable pour le pilote, surtout ici car il fait toujours très chaud. Porsche a bien intégré ce système, même si je pense que cela nous prend un peu de puissance. Je comprends le choix de l’ACO : pour les GT2, comme la RSR, la température était supportable, mais pour des GT1 à moteur avant, la climatisation était nécessaire. »
Quel est l’objectif pour toi ici ?
« Je veux gagner chaque course, mais tout le monde connaît l’importance des 12 Heures de Sebring pour le championnat. Il faut marquer des points tout le temps, surtout ici où il y a les points bonus. J’ai appris une chose l’an dernier : commencer par un « 0 point » influe sur le déroulement de la saison. Ça complique les choses pour la suite du championnat. »
Avec Ferrari et BMW, la bataille va en tout cas être rude !
« Effectivement. Je pense d’ailleurs qu’on ne sait pas encore tout sur le niveau des M3. Quant aux Ferrari, nous avons vu l’an dernier qu’il fallait attendre les qualifications pour parler de leur niveau de performance… »
Mais vous avez, vous aussi, des atouts. Es-tu confiant pour la suite de la semaine ?
« Oui dans la mesure où Eric Ingraham, notre ingénieur, est l’un des tous meilleurs du plateau. Au niveau des pilotes, nous formons un bon trio. Avec Jörg (Bergmeister), nous nous connaissons depuis plusieurs années maintenant et nous avons désormais les mêmes goûts pour la voiture. Au tout début de notre association, nous n’avions pas forcément les mêmes souhaits de réglages. Mais au fil du temps, nous avons appris à nous connaître, à savoir ce que l’autre préfère. Ce qui est bien, c’est qu’on peut se dire les choses franchement. Quant à Marc (Lieb), en plus d’être un excellent pilote, c’est un super ingénieur ! »
Propos recueillis par Anthony Megevand