British GT

Benjamin Franassovici : "Le concept du British GT est idéal."

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Le championnat GT britannique fait partie des séries GT nationales les plus relevées d’Europe si ce n’est la plus relevée. La série britannique a connu le creux de la vague il y a quelques saisons avec un nombre d’engagés en nette baisse. Les choses ont bien changé puisque l’on retrouve des grilles garnies cette année, le plateau étant composé de GT3 et GT4. Avec sept meetings dont un à Zandvoort, les équipes ont répondu à l’appel si bien que l’on voit de plus en plus de teams hors Angleterre à venir se frotter aux concurrents réguliers. Managé par Benjamin Franassovici, l’Avon Tyres British GT Championship connaît donc un regain d’intérêt.

 

« Il y a quatre ans, nous avions 12 autos » nous explique Benjamin Franasovicci. « Maintenant, nous avons en moyenne 34 à 35 autos. La plateforme est basée sur le GT3 dont le succès n’est plus à prouver. Le concept global du British GT est idéal pour faire venir les concurrents. La BOP est maintenant stable. Nous avons mis en place quelques ajustements dans le calendrier avec des formats qui évoluent au fil de la saison. On a des courses de deux fois une heure, deux heures et même trois heures. Tout ce mélange fait que cela fonctionne. Les GT4 viennent compléter le plateau avec de belles bagarres sur chaque meeting. On pousse toujours pour avoir encore plus de GT4. »

 

L’an passé, la série s’est rendue au Nürburgring en préambule aux 24 Heures du Nürburgring. Changement de direction cette année avec une visite en Hollande : « A la rentrée, nous serons à Zandvoort où nous serons la série principale. Les teams ont accepté ces changements tout comme la mise en place de la course de trois heures à Silverstone qui a été un franc succès. Le cocktail a bien fonctionné. L’atmosphère au sein du championnat est vraiment bonne. Le plateau allie qualité et quantité. »

 

L’Avon Tyres British GT Championship fait la part belle à la vraie association Pro-Am où le promoteur n’a pas hésité à prendre une décision assez inédite en refusant deux Nissan : « Nissan souhaitait aligner un équipage exotique. Nous pouvions les accepter mais il fallait pour cela leur mettre du poids. Il faut protéger la majorité du plateau. Auparavant, la plateforme était affaiblie et nous avons souhaité respecter cette philosophie Pro-Am qui fait maintenant le succès de la série. Il était possible d’avoir deux Silver dans la même auto et maintenant nous avons rendu la vie plus dure à certaines associations. Il faut un vrai Bronze où la moyenne d’âge est actuellement de 50 ans. Pour nous, ce critère est important. Cette formule crée des courses intéressantes. Il y a un vrai mélange et cela ne dévalue pas la plateforme. Pour ce qui est de la BOP, nous avons mis en place quelques ajustements par rapport à celle de la Blancpain Endurance Series. »

 

Preuve de la réputation du championnat, l’équipage titré sera invité à Baku pour la finale FIA GT Series : « C’est une belle reconnaissance pour nous que les champions puissent se rendre à Baku pour une course en ville. C’est un plus que de faire partie de la famille SRO. »

 

Plusieurs marques n’ont pas hésité à faire débuter leurs GT3 en British GT : « McLaren et Nissan ont fait débuter leurs autos en British GT et on voit cela comme une belle récompense pour notre travail. On espère maintenant avoir la Bentley. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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