Le Mans

Sérénité confortée pour Benoît Tréluyer.

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Reprise de contact, dimanche dernier, avec le circuit des 24 Heures pour les inscrits à la plus grande course automobile au monde. Une entrée en matière rendue délicate par les caprices de la météo mais qui n’a pas entamé le moral de Benoît Tréluyer et de ses équipiers André Lotterer et Marcel Fässler. Bien au contraire…

Conditions de pistes changeantes, interruptions de séances, programme de travail forcément chargé, la journée d’essais préliminaires qui s’est disputée dimanche sur le circuit des 24 Heures n’aura pas été de tout repos pour les participants à la 90e édition de la classique mancelle. Sauf, peut-être, pour une armada Audi pas plus épargnée que les autres par les circonstances mais pour qui tous les programmes furent bouclés dans le calme et la rigueur.

« Nous avons trouvé ce que nous étions venu chercher, lâche en toute simplicité Benoît Tréluyer. Nous avions un programme, et nous nous y sommes tenus. Le matin alors que la pluie s’était installée et que la trajectoire était mouillée, nous avons procédé à quelques ajustements pour ces conditions spécifiques. L’après-midi, sur le sec, nous avons été en mesure de couvrir 48 tours qui nous ont permis de compléter notre programme et d’apprendre de nouvelles choses. Bref, une journée productive malgré tout ! »

Pour cette reprise de contact avec le tracé sur lequel ils se sont imposés lors des deux dernières éditions des « 24 Heures », André Lotterer, Marcel Fässler et le natif d’Alençon se concentrèrent sur les réglages, sans jamais rechercher la performance pure.

« En fait, précise Benoît, chaque voiture a travaillé sur différents domaines spécifiques. Une a testé une configuration qualif, une autre a plus travaillé sur les charges aéro, etc. En raison des conditions changeantes, ce ne fut pas une journée facile mais l’équipe est parfaitement rodée. Leena, notre ingénieur de piste, a parfaitement réagi sur tous les changements de planning. Vraiment, je suis satisfait de la manière dont ces tests se sont déroulés. »

Tests qui avaient aussi l’intérêt d’offrir une première comparaison directe avec la grande rivale Toyota, sauf que de ce point de vue il faudra attendre les premiers essais officiels du mercredi 19 juin pour en savoir un peu plus.

« Il est vraiment difficile d’émettre le moindre avis, souligne le Champion du Monde WEC en titre et leader du championnat 2013. En tous les cas, nous, nous sommes allés au bout de notre programme. C’était le but recherché et cela se présente bien. Tout fonctionne correctement. Nous avons encore de petits ajustements à faire mais nous sommes sereins à défaut d’être totalement confiants. L’être serait d’ailleurs une erreur tant Le Mans punit sévèrement les excès d’assurance. La course est longue, les stratégies sont différentes, nous y verrons un peu plus clair mercredi et jeudi prochains. »

Au lendemain de cette journée riche en enseignements, Benoît devait effectuer un rapide aller et retour vers Paris avant de se reposer quelques jours dans le Vaucluse, à Gordes, dans son village d’adoption. Puis, ce sera la montée en pression…

« Moi, s’amuse-t-il, je préfère le mot puissance ! Nous sommes dans notre petite bulle avec des objectifs fixés et le plan à suivre. On reste concentrés là-dessus. La pression ? On essaie de faire en sorte qu’elle nous soit étrangère ! »

 

Source : Benoît Tréluyer

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