GT Tour

Xavier Combet (TDS) : "On continue ce qu’on sait faire en LMP2."

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C’est fort d’un podium décroché en Blancpain Endurance Series à Monza que le TDS Racing s’apprête à faire ses débuts sur la scène nationale avec deux BMW Z4 GT3. Avec Ludovic Badey et Henri Hassid, mais aussi Pierre Thiriet et Jonathan Hirschi, l’équipe dirigée par Xavier Combet a de quoi jouer les premiers rôles en Championnat de France GT. Dans trois semaines, le week-end sera pour le moins chargé avec les deux BMW engagées en GT Tour à Imola et la ORECA 03 sur ce même tracé italien en ELMS. Quelques semaines plus tard, c’est bien le Thiriet by TDS Racing qui prendra part à ses deuxièmes 24 Heures du Mans où le très rapide Maxime Martin viendra prêter main fort au tandem Hirschi/Thiriet. En attendant un retour en terre mancelle, il faut briller sur le circuit Bugatti pour le coup d’envoi du Championnat de France GT. Les deux BMW Z4 GT3 du TDS Racing ne passeront pas inaperçues avec une livrée terrible by Stéphane Brun de GaazMaster (photos sur la page Facebook TDS Racing). Pour les 24 Heures du Mans, la ORECA 03 aura une déco particulière et on peut faire confiance à GaazMaster pour nous conconcter quelque chose d’orginal. Xavier Combet fait le point avant le coup d’envoi de la saison française.

 

Laurent Mercier : Quel est ton premier regard sur ce Championnat de France GT ?

Xavier Combet : « Le niveau est relevé comme on s’en doutait avant de venir. Le plateau est bien garni avec des bonnes équipes et de bons pilotes. Nous devons apprendre à connaître ce nouveau monde et faire notre place. On continue ce qu’on sait faire en LMP2. Il nous faut maîtriser les règles techniques mais aussi sportives. En Blancpain Endurance Series, nous roulons avec les Pirelli et là c’est le passage aux Michelin avec quelques ajustements à la clé. Le team continue sa collaboration avec les gens de chez BMW où tout se met en place petit à petit depuis Monza. BMW aime le « family spirit. » Un ingénieur en étroite relation avec BMW est à nos côtés. BMW poursuit sa restructuration afin d’être encore plus solide face à l’enjeu du GT3. »

 

Le team arrive gonflé à bloc après le podium décroché à Monza…

« Nous avons deux très beaux équipages. Le même week-end, l’équipe a décroché deux podiums, l’un à Monza en Blancpain, l’autre à Silverstone en European Le Mans Series où la victoire nous tendait les bras. Ce podium avec la BMW à Monza a été une surprise après les galères du samedi où nous avons peu roulé. Il y avait tellement de voitures sur la grille qu’il était impossible de donner un quelconque pronostic. L’équipe a travaillé jusqu’à 4 heures du matin pour tout préparer. Au final, nous n’avons pas rencontré le moindre problème technique durant les trois heures de course. Les pilotes ont été parfaits. Henri a été impérial en piste et les gens de BMW l’ont bien remarqué. Il est parti 43ème pour laisser son baquet au 22ème rang à Ludo, qui a poursuivi la remontée pour ramener l’auto aux portes du Top Ten. Le second relais d’Henri a été tout aussi incroyable en alignant les chronos à 0.1s de pilotes de la trempe de Martin ou Catsburg. Notre Z4 GT3 a été la plus rapide des BMW. Pour une première, on ne pouvait pas espérer mieux sachant que les BMW rendaient 11 km/h en ligne droite à la concurrence. »

 

La seconde BMW roulera en cours de saison Blancpain Endurance Series ?

« Il est prévu de l’aligner aux 24 Heures de Spa avec un équipage gentlemen ainsi qu’au meeting du Paul Ricard. »

 

La grosse surprise est l’arrivée de Maxime Martin pour les 24 Heures du Mans…

« Nous étions en pleine réflexion pour le troisième pilote et nous avons réuni toutes les données. On connaît Max depuis les World Series by Renault où il roulait en Renault Megane. Sa performance au volant de la Lola Aston Martin aux 24 Heures du Mans m’avait bluffé. Nous en avons discuté avec Jacques (Morello) et nous avons contacté Max qui était en passe de devenir pilote officiel BMW. Tout s’est ensuite passé très vite car BMW nous a demandé nos résultats avant d’accepter dans la foulée. Il débutera réellement avec nous lors de la Journée Test des 24 Heures du Mans. Compte tenu de son calendrier, il n’était pas possible qu’il roule à nos côtés plus tôt. »

 

L’objectif au Mans sera de gagner encore une place ?

« C’était notre première expérience aux 24 Heures du Mans avec une belle deuxième place à la clé. Il est trop tôt pour parler de résultats. L’an dernier, Christophe (Tinseau) nous a amené son expérience du Mans. On sait que cette année, la catégorie LMP2 sera une nouvelle fois relevée car les équipes sont bien habituées à leurs montures. Il faudra faire aussi bien voire mieux mais on ne part en disant que l’on va gagner. Les 24 Heures du Mans, c’est une inconnue pour tout le monde. On va s’y préparer au mieux sachant qu’on l’a déjà fait une fois. Au Mans, il faut passer à travers les embûches. Les LMP2 sont devenues si fiables que c’est un sprint de 24 heures. »

 

Il y a déjà des réflexions engagées pour le futur de l’équipe ?

« Bien entendu, nous parlons de l’avenir avec notre partenaire principal. L’objectif est de continuer à progresser et d’élever la barre. On peut voir cela de plusieurs façons mais il faut pour cela plus de moyens. On a bien essayé de s’engager en Championnat du Monde d’Endurance mais l’enveloppe financière globale n’a pas été réunie. Si on va en FIA WEC, ce sera avec une équipe qui en aura le profil. Les enjeux sont importants ! Nous sommes bien dans la catégorie prototype car nous y avons nos marques. »

 

On peut voir le Thiriet by TDS Racing avec deux protos comme c’est le cas en GT ?

« La donne est différente. En GT, les équipes mettent généralement deux autos pour avoir un certain équilibre financier. Aligner deux LMP2 demandent beaucoup plus de moyens et il faut que tout soit réuni pour bien figurer. »

 

Un retour au Petit Le Mans est à l’étude ?

« Pour nous, Petit Le Mans a été très positif avec une quatrième place finale. Nous sommes allés en Georgie avec beaucoup d’humilité. On ne connaissait rien et il a fallu tout apprendre en très peu de temps. Il y avait une grosse appréhension car le titre européen était en jeu avec des points multipliés par deux. Si on peut y retourner, on y retournera, même si rien n’est planifié pour le moment. On fait selon les budgets et il y a déjà deux programmes en cours où il faut bien figurer. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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