Rouler cette saison dans deux McLaren MP4-12C de pointe pourrait donner un statut de pilote maison à Mike Parisy. Depuis ses débuts dans le baquet de la MP4-12C, le Palois n’en finit plus de se montrer aux avant-postes. Très en verve à Nogaro en FIA GT Series chez Sébastien Loeb Racing, c’est en Blancpain Endurance Series qu’il est monté sur le podium le week-end avec une deuxième place décrochée en compagnie de Antoine Leclerc et Andy Soucek chez ART Grand Prix. On le retrouve maintenant à Zolder pour le deuxième meeting FIA GT Series où la MP4-12C #10 qu’il partage avec Andi Zuber partira de la deuxième ligne pour la Course Principale.
Laurent Mercier : Comment se passe ton début de week-end belge ?
Mike Parisy : « Pour nous, la course qualificative a été très solide. J’ai bien résisté durant mon relais et nous partirons de la même position demain pour la course principale. Zolder est un tracé qui m’a souri l’année passée avec une victoire en Championnat du Monde GT1 au volant d’une Porsche. Toutefois, nous sommes sur la défensive avec un capteur de pression de turbo qui peut mettre en défaut nos qualités moteur. Nous avons connu un petit souci lors des Libres 1 avant de mettre le doigt dessus. Dans la session suivante, il a plu et nous sommes partis de la deuxième ligne avec une stratégie très sécuritaire. Le petit pépin nous a mis en retard dans le programme du week-end mais l’équipe a parfaitement su gérer la chose. »
Le problème rencontré sur la #9 en qualification est le même qu’à Nogaro sur ta voiture ?
« Pas vraiment ! A Nogaro, c’était une défaillance du capteur de pression de turbo dont la courbe n’était pas linéaire. Il y a avait deux solutions : faire appel ou partir 9ème. Nous avons choisi la seconde solution et le fournisseur s’est rendu compte que le problème était le même sur la grille de départ. Aujourd’hui, c’est la pression du turbo qui a été dépassée pour la #9. »
Quel est ton avis sur le championnat par rapport à ce que tu as connu l’année passée en World GT1 ?
« C’est aussi relevé qu’en 2012 voire plus. J’ai la chance de rouler dans une structure très professionnelle mais aussi très familiale. L’équipe est ultra motivée sachant que les membres viennent d’horizons divers, que ce soit le rallye ou la monoplace. C’est vraiment positif que de faire partie d’un team qui fait dans la stabilité. L’aspect professionnel est très bénéfique et être entouré de personnes compétentes fait avancer les choses dans le bon sens. Cela donne de la fraicheur à l’équipe. »
Surtout que le team découvre le GT sur la scène internationale…
« Après une saison passée en GT Tour, le Sébastien Loeb Racing passe à la vitesse supérieure et c’est leur première année d’exploitation avec les McLaren MP4-12C. Il ne faut rien lâcher quand on voit à qui nous devons faire face. La majorité des équipes est rompue aux courses GT d’envergure internationale. Alvaro (Parente) et moi avons une grosse expérience du GT et on amène notre pierre à l’édifice. Travailler avec Sébastien (Loeb) est positif car c’est quelqu’un de vraiment bien sur le plan humain. Il est très déterminé à bien figurer et on peut voir qu’il est rapide en adaptation. »
Tu retrouves le même professionnalisme chez ART Grand Prix ?
« ART Grand Prix est un team dont le professionnalisme n’est plus à prouver depuis bien longtemps. C’est très intéressant pour moi de pouvoir rouler dans deux structures de premier ordre, l’une en Sprint, l’autre en Endurance. A chaque fois c’est sur la même auto et avec les mêmes pneus. Les méthodes de travail peuvent être différentes mais la finalité est la même. Ces deux programmes me permettent d’augmenter mon capital connaissance de la McLaren et cela me permet aussi d’être productif. »
La deuxième place de Monza était attendue ?
« Nous avions de gros espoirs pour la course. L’auto était bonne, tout comme l’équipe et l’équipage. Tous les ingrédients étaient réunis mais il fallait pour cela faire face à 59 GT3. Le FIA GT Series est l’élite GT mais en petit nombre. En Blancpain Endurance Series, il faut composer avec plusieurs aspects : stratégie, expérience, pointe de vitesse. Cette deuxième place est pour nous un très bon résultat quand on voit le niveau du championnat. Les GT3 ont toutes plus ou moins un tracé de prédilection. A nous de bien travailler pour la suite… »
Ton objectif est de poursuivre le plus longtemps possible avec McLaren ?
« Mes deux programmes renforcent mes relations avec McLaren. Je donne le meilleur de moi-même sur chaque course. Pour moi, c’est l’une de mes plus belles saisons car j’ai la chance de rouler au sein de deux équipes très professionnelles. »
Propos recueillis par Laurent Mercier