Blancpain Endurance Series

Ludovic Badey : "Avec la BMW, il n’y a pas de compromis !"

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Fidèle au Team SOFREV-ASP depuis plusieurs saisons, Ludovic Badey change d’équipe pour cette campagne 2013. Si les programmes restent identiques avec Blancpain Endurance Series et GT Tour, le Lyonnais est maintenant sur la BMW Z4 GT3 du TDS Racing, à chaque fois en compagnie de Henry Hassid. En parallèle, une participation aux 24 Heures du Mans n’est pas à exclure. Si le TDS Racing découvre l’univers du GT, on peut faire confiance à son duo de pilotes pour jouer les premières places compte tenu de son homogénéité. Malgré son amour de la montagne, Ludo Badey est bien content de revenir sur un circuit pour la reprise de la compétition.

 

Laurent Mercier : Tu retrouves les mêmes championnats mais le reste est nouveau pour toi : auto, team, coéquipier. Comment se passe tes débuts même si la vraie compétition n’a pas encore débuté ?

Ludovic Badey : « Avoir deux programmes dans la même équipe avec le même coéquipier est quelque chose de bien. J’ai connu cela avec le Team SOFREV-ASP et je suis ravi de pouvoir le renouveler avec TDS Racing. Jusqu’à présent, j’ai bouclé cinq journées d’essais avec la BMW. Pour ce qui est du team, on connaît son sérieux et son pedigree. C’est la même chose pour Henry avec qui je vais partager le baquet. Quant à la BMW Z4 GT3, cela reste une GT3 même si elle n’a pas grand-chose à voir avec la Ferrari. On sent vraiment que l’auto est pensée pour la compétition. Avec la BMW il n’y a pas de compromis ! Tout est utile et sans superflu même s’il y a beaucoup de procédures, mais qui sont très simples. C’est un vrai plaisir que de la piloter car c’est une auto qui vit. Vu l’électronique embarquée, il n’y a pas le syndrome du sous-virage. La Z4 GT3 est une auto sécurisante et on a toujours envie de repousser les limites. »

 

Quel est ton premier sentiment sur le plateau Blancpain ?

« La crise est bien là et tout le monde la ressent. Cependant, le règlement Blancpain Endurance Series est clair et c’est un championnat calme sur le plan des polémiques. On peut voir l’arrivée de nouveaux teams qui représentent des pays comme l’Ukraine ou la Russie. On sent bien qu’il s’étant au bout des frontières européennes et même plus. Il y a un équipage américain et même un pilote d’Oman. Les circuits empruntés sont beaux et le budget est quasiment identique à celui de l’année passée. Pour la majorité des équipes, l’option numéro un reste le championnat Blancpain avant même une série nationale. Chacun a sa légitimité, l’un étant dédié à l’Endurance, l’autre au Sprint. Aujourd’hui, pas un seul autre championnat ne m’attire autant et je suis ravi de combiner avec le Championnat de France GT FFSA. Les séries nationales restent cohérentes car elles sont bien en place et le plateau attendu cette année en France le montre très bien. Le niveau s’annonce relevé comme jamais. Selon moi, le championnat Blancpain devrait être le FIA GT Series, c’est à dire la référence GT. Je suis bien incapable de donner un quelconque favori dans les différentes catégories. »

 

Quel est l’objectif ?

« Gagner ! Avec Henry, j’ai l’un des meilleurs gentlemen de la scène européenne. On connaît les compétences de l’équipe TDS et tout est réuni pour bien faire. On sait que ce ne sera pas facile compte tenu du plateau présent en Pro-Am Cup. »

 

La mission sera la même en France ?

« Exactement ! Le Championnat de France GT FFSA s’annonce diabolique. Là aussi tout est fait pour que ça fonctionne. Tous les teams roulent en Europe, ce qui est fait que tout le monde est bien affûté. Seule la politique française n’est guère favorable au sport automobile même si l’on a de beaux circuits. »

 

On peut également te revoir en LMP2 ? Notamment au Mans ?

« J’ai vraiment apprécié l’expérience l’année passée. Le Mans reste Le Mans. Il était prévu de rouler en LMP2 chez Sébastien Loeb Racing mais cela n’a finalement pas pu se faire pour les raisons que l’on connaît. Cependant, je laisse la porte ouverte pour le futur. J’ai testé l’auto en début d’année où tout s’était bien passé. Il est possible que je prenne part à mes deuxièmes 24 Heures du Mans en juin prochain. Aussi bien en LMP2 qu’en GT, des discussions sont en cours mais rien n’est encore finalisé. »

 

Il a été plus compliqué de trouver les budgets cette saison ?

« Nous avons une barrière pour le budget à mettre en sport automobile et on ne déborde pas. Si je dois diminuer, je préfère arrêter le sport automobile plutôt que de faire des piges ici et là. Aujourd’hui, j’ai la chance de rouler et d’avoir pu rouler dans de grandes équipes qui n’ont plus rien à prouver. »


Il est donc toujours possible de faire la promotion du sport automobile pour une entreprise…

« Nous faisons venir des clients sur les meetings ainsi que le personnel de l’entreprise. Tout le monde en garde de très bons souvenirs. Beaucoup de gens aiment le sport automobile mais il est souvent inaccessible, pas seulement en termes d’argent, mais aussi et surtout sur le plan du cloisonnement. Ce qui fait rêver, c’est de pouvoir approcher les autos, se faire photographier avec les pilotes, toucher les voitures, etc… C’est ce que les gens retiennent, et ce bien plus que la course en elle-même. On donne accès à l’inaccessible. Certes, on ne peut pas le faire à des milliers de personnes. Tout le monde devrait pouvoir aller sur la grille de départ sans pour cela avoir un pass spécial. C’est bien plus facile de faire cela aux Etats-Unis où la culture est différente. Le Mans l’a bien compris en ouvrant la pitlane toute la journée du vendredi avec un simple billet d’enceintes générales. Le GT Tour ouvre également la piste avant la course. Pour ce qui est des partenaires, il est plus facile de nos jours d’en trouver 100 à 1000 euros que 1 à 100 000. Malheureusement, il est encore trop compliqué de rendre le sport auto accessible. Les clients que j’invite ne me reparlent pas de la course mais de leur visite dans le box, d’avoir pu monter dans la voiture. Les Français aiment le sport automobile cela ne fait aucun doute. Il faut donner du rêve et ne pas le vendre. Les World Series by Renault l’ont bien compris. »


Ce qui est certain, c’est que ta monture sera la proie des photographes…

« (rires). Lorsque le premier projet m’a été présenté, l’auto était sans sponsor et je me suis dit « bof ». Ensuite il y a eu l’idée de proposer la même livrée mais bleu blanc rouge. Je souhaitais un côté américain. Une fois habillée avec les partenaires, j’ai vite vu que c’était cette livrée qu’il fallait pour notre Z4 GT3. On espère bien qu’elle plaira à tous les âges… »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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