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Guillaume Van de Vyver : "Décrocher les étoiles jusqu’au Mans !"

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Dans la famille Van de Vyver, on pourrait parler de Eric, le père, Promoteur de la VdeV Endurance Series et toujours pilote dans la série, que ce soit en GT/Tourisme ou en VHC, à la suite d’une carrière bien remplie dont les 24 Heures du Mans ou les 24 Heures du Nürburgring. On pourrait également parler de Laure, sa fille, une des chevilles ouvrières de la série, de Carine, sa femme, qui s’occupe de l’organisation et de la communication, de Charles, le fils cadet, spécialiste des interviews pour la TV du championnat VdeV Endurance Series. Aujourd’hui, nous allons parler de Guillaume, le fils aîné.

 

Guillaume, 25 ans, après avoir couru tout d’abord avec son père sur la Mosler MT900 n°11 de l’écurie VdeV Sports, avait sa propre structure avec une autre Mosler MT900, la n°22 sous les couleurs de VdeV Energy. En 2013, il franchit un nouveau cap et a monté son propre team avec l’aide d’autres jeunes passionnés de sports mécaniques comme lui, le Vyver Racing, qui va de nouveau engager la Mosler n°22.

 

Guillaume nous a fourni quelques précisions sur l’équipe, sur son présent, son avenir et sur les ambitions.

 

Guillaume, comment t’est venue l’idée de fonder ton propre team ?

« Cela a commencé effectivement en 2012, mais ça fait longtemps que j’avais envie de monter mon propre team pour essayer de faire les meilleurs résultats possibles. Mon idée, c’était de monter un team jeune, parce qu’on n’avait pas forcément le budget pour avoir des personnes très expérimentées. Jean-Paul Petit m’a aidé à monter ce team et a acheté la Mosler MT900.”

 

« La Mosler 2013, c’est la même qu’en 2012 ? »

« Oui, c’est l’ex-Mosler de Damien Kohler, qui n’avait d’ailleurs fini aucune course avant qu’on la reprenne. Comme pour toutes les Mosler, on a mis un peu de temps pour la fiabiliser. Mais, sur les dernières courses, si on n’a pas de crash, on fait des bons résultats. A Magny-Cours, on a mené la course pendant deux heures et demie, on a fait un podium à Estoril alors que la voiture était partie dans le mur aux essais…. C’étaient de belles performances, sur la fin de saison. »

 

C’est vrai qu’à Magny-Cours, vous n’avez pas eu de chance…

« Dans une course d’endurance, il y a beaucoup de voitures en piste, et donc beaucoup de pilotes qui prennent les relais en partant en pneus froids sur une piste aussi froide, ce qui peut peut créer des risques. A Magny-Cours, on avait pris un bon départ et avec la stratégie adoptée, avec les safety cars successifs, on a réussi à prendre un tour d’avance sur le deuxième, puis un deuxième, et ensuite on tombe sur un retardataire qui se met en tête-à-queue dans un des endroits rapides du circuit, juste devant la Mosler, sans que Manuel Ferreira puisse faire quelque soit pour l’éviter, avec de gros dégâts. »

 

Pendant l’intersaison, tu as beaucoup travaillé sur la voiture ?

« On ne voulait pas trop repartir cette saison avec un projet pas totalement abouti, une voiture -entre guillemets- à moitié prête, donc là j’ai tout refait, j’ai déshabillé le châssis, j’ai fait tout revérifier, on a trouvé quelques pièces qu’il fallait changer. On s’est occupé de la carrosserie qui était endommagée, c’est moi qui l’ai réparée avec du carbone, etc, j’ai vraiment refait la voiture de A à Z. Le moteur, on l’a refait, la boîte aussi, et je pense qu’elle sera prête à sortir pour le Paul Ricard. »

 

Donc, elle ne sera pas prête pour la prochaine course au Mugello ?

« Non, non, elle ne sera pas prête pour le Mugello, c’est sûr. Elle est encore en pièces détachées. Je refais les sous-parties petit à petit et après on va tout réassembler. »

 

C’est pour ça que tu as couru avec ton père à Barcelone sur sa Mosler ?

« Oui, pour ça et parce que mon père tenait à m’avoir à ses côtés, pour que je reprenne le volant pour la suite de la saison. Mon père et Thierry Proust ont été plus vite qu’en 2012. Moi aussi j’ai tourné plus vite et on a fait une belle performance avec un podium en GTV2, ce qui fait plaisir. La victoire en GTV2, c’est l’objectif. »

 

L’équipage 2013 de la Mosler Vyver Racing, ce sera toi, Cyril Raymond et Manuel Ferreira, comme l’année dernière ?

« Ce sera une histoire de budget. Mon idée, c’est vraiment de repartir avec Cyril et Manu. C’est pour ça pour qu’on a pensé à la « télé réalité », des émissions de 13 minutes sur le Vyver Racing  diffusées  hebdomadairement, ceci dans le but de trouver des partenaires qui nous permettent de progresser. (ndlr : Vous pouvez voir quelques teasers ici  ainsi qu’un clip de présentation sur youtube ). La voiture est peu coûteuse, mais il faut quand même de l’argent pour avoir des bons pilotes, pas forcément des pilotes pros. C’est bien de faire monter un jeune comme Cyril, et c’est toujours intéressant de rouler avec quelqu’un comme Manu qui fait des trucs vraiment bien et qui a fait souvent de belles performances, proches des meilleurs, tout en respectant la voiture. Donc, c’est mon idée première, mais la partie budget est importante et trouver des sponsors n’est pas chose facile. Si je ne trouve pas les sponsors, j’aurai toujours la ressource de trouver des gentlemen drivers. J’ai quelques bons contacts avec des pilotes. C’est vrai que rouler avec Cyril et sa bonne pointe de vitesse, sans oublier Manu et son expérience, ce serait top. »

 

Au Mugello, tu vas de nouveau courir sur la Mosler de ton père ?

« Normalement, je roule avec lui sur la Mosler, mais aussi sur la TVR en VHC. »

 

La TVR est de retour cette année ?

« Oui, sur la TVR, il y a eu pas mal de changements. On a eu la satisfaction de faire les Deux Tours d’Horloge et la TVR était à l’arrivée après avoir très bien roulé. On a monté une boîte à crabots comme celles qui équipent les Mustang et qui permettent de passer plus de puissance. On a refait les moyeux arrières pour ne pas casser les goujons, donc on refait également les roues arrière. La TVR est vraiment sympa. Elle a réussi à tourner 24 heures, donc on si peut faire toute la saison avec, ce sera sympa, car c’est une belle voiture et elle marche bien. C’est comme la Mosler, elle a un gros moteur et l’entretien ne coûte pas cher. »

 

Quelle puissance fait ta Mosler ?

« Avec le moteur refait, on s’est fixé de ne pas faire de folies dans un but de fiabilité, donc on s’est limité à un régime de 6000 tours/minute maxi, ce qui nous permet de ne pas passer à la pompe toutes les heures, ça permet une longévité accrue du moteur avec la possibilité de faire toute la saison avec. Le moteur, dans cette configuration, développe 520 chevaux à 6000 tours pour 1165 kg, c’est largement assez. C’est une voiture, si on met trois bons pilotes dedans, qui peut faire de très, très bons résultats. Le plus fragile dans la voiture, c’est ce qu’il y a autour du châssis. Si tu prends les vibreurs, tu peux gagner une demi-seconde au tour, mais si tu montes sur les vibreurs, tu risques de casser un triangle…Il faut savoir préserver la voiture. A Barcelone, sous la pluie, on était performants bien que n’ayant ni traction control ni ABS, mais la Mosler a beaucoup de couple, la voiture répond bien, on a juste à se concentrer sur le volant, elle est très souple dans ces conditions. »

 

J’ai lu sur le site du Vyver Racing – http://www.vyver-racing.com –   que vous ambitionniez de faire les 24 Heures de Silverstone ?

« Oui, c’était l’ambition, mais je crois que cette année la course ne fera pas 24 Heures, mais 1000 Km. Il faudra voir, mais ça nous intéresse, d’une part parce que les Mosler sont admises dans le Championnat Britcar, et d’autre part parce qu’il faut que nous nous fassions connaître. C’est une course sympa. Il faut qu’on fasse le maximum de courses. Si j’ai monté mon écurie, c’est pour décrocher les étoiles, préparer une équipe à aller à l’avenir aux 24 Heures du Mans. Pour moi, la meilleure solution, c’était de prendre des jeunes, non seulement par ce que c’est moins cher, mais parce que ça permet d’avoir une équipe soudée et solide, et de la monter petit à petit jusqu’aux 24 Heures du Mans. C’est pour cet objectif que n’importe quelle course de 24 Heures est intéressante à faire. Silverstone est une course assez bon marché qui nous permettrait de nous préparer. On va également faire cette année les 24 Heures du Nürburgring. Il n’y aura que moi entant que pilote du Vyver Racing, je vais la faire avec mon père et on en va en profiter pour faire la promotion de la VdeV Endurance Series autour de cet évènement là. »

 

Il va falloir se qualifier…

« Pour mon père, il n’y a pas de souci, il a fait 14 fois les 24 Heures du Nürburgring, donc il est qualifié. Moi, je vais faire les prochaines courses du VLN et le stage pour avoir la qualification. »

 

Sur quelle voiture vous allez courir sur la Nordschleife ?

« Ce sera très vraisemblablement sur la BMW Z4 du Le Duigou Racing, une petite GT4. Pour découvrir le Nürburgring, l’idéal c’est de rouler sur une petite voiture. Comme dit mon père, avant de faire des chronos sur le Nürburgring, il faut un peu de temps… »

 

A plus long terme, Le Mans, ce sera en GT ?

« Oui même si la date dépendra de beaucoup de choses. Ce qui serait bien, c’est que ça puisse se faire d’ici trois, quatre ans. »

 

Combien êtes-vous dans l’équipe ?

« Nous sommes encore une petite équipe puisque nous sommes six sur les courses : moi donc qui fait fonction de chef d’équipe, Nicolas Bourion, qui est Team Manager, Lancelot Mahé, Ingénieur DATA, Jérémy Thibault, Ingénieur Technique. Nous avons tous les quatre 25 ans et avons tous notre diplôme d’ingénieur, même si les disciplines sont différentes mais très complémentaires. Guilain Cannet et Cyril Gogel, tous deux mécaniciens motoristes SNECMA ont beaucoup de compétences et d’expérience. L’avantage d’avoir une bonne formation technique, c’est que si j’ai un problème sur la piste, je peux l’identifier assez rapidement en un ou deux tours et le faire partager quand je rentre au stand pour que les régalages ou la réparation se fassent au plus vite. Au volant, Cyril va chercher un peu plus la limite pour qu’on puisse régler au mieux la voiture et Manu amène son expérience. »       

 

Merci à Guillaume à qui nous souhaitons une bonne route pour la saison à venir et qui nous l’éspérons décrochera ses étoiles.   

 

Propos recueillis par Claude Foubert

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