Super GT

Entretien avec Fred Mako, le nouveau frenchie du Super GT.

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L’histoire d’amour entre la France et le Super GT dure depuis maintenant deux décennies. On a d’abord eu Erik Comas, puis Sébastien Philippe, Jérémie Dufour, Benoît Tréluyer et Loïc Duval. C’est maintenant au tour de Fred Makowiecki de représenter la France dans le championnat GT japonais (GT500), réputé pour être l’un des plus disputés dans le monde. Nos autre frenchies ont bien figuré dans le passé et Fred Mako est fin prêt à prendre la relève au volant d’une HSV-010 GT du Weider Modulo Dome Racing en compagnie de Naoki Yamamoto. Le néo-perpignanais devra partager son temps entre le Championnat du Monde d’Endurance avec Aston Martin Racing et le Super GT avec Dome-Honda. On dit que les voyages forment la jeunesse et Fred va avoir le temps de méditer ce proverbe bien connu. Tout juste revenu de la présentation de son programme nippon, le Vice-Champion du Monde GT1 n’a pas eu le temps de quitter la zone de transit de l’aéroport de Roissy CDG avec un déplacement à Portimao avec AMR avant un retour vers Roissy pour retourner au Japon dans la foulée. Qui a dit que la vie de pilote était un long fleuve tranquille…

 

Laurent Mercier : Comment se passe ton intégration au Japon ?

Fred Mako : « C’est pour moi une totale découverte. Je connaissais l’Asie pour avoir roulé en Chine en Championnat du Monde GT1. Mais là c’est autre chose car c’est un programme complet qui m’attend au Japon. Tout est nouveau pour moi : le pays, la langue, le championnat, l’équipe, mon coéquipier, les circuits, l’auto. Il faut du temps pour prendre ses marques sachant que nous ne sommes pas encore rentrés dans le vif du sujet sur le plan de la compétition. La saison s’ouvrira le 7 avril à Okayama. Bien entendu plusieurs séances d’essais sont prévues avant le coup d’envoi. J’ai fait connaissance avec l’équipe lors de la présentation du programme. L’accueil est parfait et les Japonais sont vraiment des gens ouverts qui se démènent pour casser la barrière de la langue. Je sais qu’il me faudra voyager entre mes deux programmes mais je suis prêt à relever le challenge dans les deux championnats avec la même envie de bien faire. J’ai tout de même été conseillé par Richard Divila et Benoît Tréluyer sur certains aspects. »

 

Pourquoi le Super GT ?

« C’est un championnat qui me plaît depuis des années avec des autos très pointues sur le plan technologique. Il y a trois constructeurs majeurs engagés avec Honda, Nissan et Toyota. C’est selon moi une série de spécialistes et il faudra se faire une place. J’ai pu voir que l’auto avait l’apparence d’une GT mais en-dessous peu de pièces proviennent du modèle de série. Le Super GT rentre dans une année de transition avant une réglementation commune avec le DTM en 2014. Si je suis tombé d’accord avec Dome-Honda, c’est pour décrocher de bons résultats. »

 

Tu vas tout de même retrouver un manufacturier pneumatique tricolore sur place ?

« Cela fait deux saisons que Michelin remporte le championnat avec une équipe privée. Si on peut dire que c’est la guerre entre les constructeurs, c’est la même chose du côté des manufacturiers pneumatiques entre Michelin et Bridgestone. L’aspect pneumatique est très important en GT500. Ce n’est pas pour rien que ce sont les deux premiers pneumaticiens mondiaux qui s’affrontent et tout le monde est content que ce ne soit pas un championnat mono-marque. Cela rajoute encore plus de piment. »

 

Les constructeurs suivent de près les autos ?

« Chacun travaille pour avoir la meilleure voiture et aucun des trois va dans le mauvais sens. C’est ce qui fait que les courses sont disputées. Il y a les 1000 km de Suzuka au menu en août sur un format que je connais. Le Super GT revêt beaucoup d’importance chez Dome-Honda. Toutes les personnes impliquées travaillent d’arrache pied pour nous donner la meilleure auto possible. Tout est mis en place pour reprendre le titre à Nissan. »


Un mot sur ton coéquipier Naoki Yamamoto ?

« C’est un jeune pilote de 24 ans très talentueux. Il compte déjà trois saisons à son actif. Naoki est à la recherche de sa première victoire en GT500 et on va tout faire pour lui apporter. Ce sera ses débuts chez Dome-Honda. L’entente entre nous est très bonne. »

 

Ce poste chez Dome-Honda en Super GT est une première étape pour toi ? Pourquoi pas le DTM à l’avenir…

« Pour être franc, j’ai plus suivi le Super GT que le DTM ces dernières années. Je sais que le DTM est aussi un très bon championnat, mais la réglementation y est nettement plus fermée avec en plus un manufacturier pneumatique unique. Pour ce qui est du Super GT, je sais que l’auto a évolué même si c’est sa dernière saison. Plusieurs aspects ont été comblés par rapport à 2012. Honda prend les choses très au sérieux, tout comme Dome. C’est une très belle vitrine technologique. De plus, la série est très médiatisée avec beaucoup de public sur les différents circuits. »

 

Tu t’attends à une auto proche du GT1 comme par exemple l’Aston Martin DBR9 ?

« Une GT500 est plus rapide qu’une GT1 de l’ancienne époque. Les autos ont le look d’une GT mais je pense que ça se rapproche plus du prototype. A titre d’exemple, la pole en GT500 sur le Fuji Speedway s’est faite l’année passée en 1.30.823 alors qu’en LMP2 pour le Championnat du Monde d’Endurance le plus rapide a tourné en 1.32.548. Je pense que c’est une bonne école pour le prototype. Et on voit maintenant où roulent Ben et Loïc (rires). »

 

On sait que Dome va revenir en prototype en 2014. Il est prévu que tu fasses partie du deal ?

« Je n’ai pas plus d’informations sur le sujet et je vais me consacrer pleinement au Super GT. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Retrouvez toute l’actualité de Fred Mako sur sa page Facebook officielle.

 

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