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La galerie des Champions 2012, part 7…

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Championnat du Monde d’Endurance

 

Le Championnat du Monde d’Endurance-World Endurance Championship-, attendu depuis des lustres par les fans et par les équipes, a fait son retour cette année au calendrier du sport automobile. Avec l’affrontement attendu Audi-Peugeot, et l’arrivée de Toyota pour Le Mans, des courses aux USA, en Europe, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud et en Asie, l’affiche était alléchante. Pourtant, à peine avait-on porté le nouveau-né sur les fonds baptismaux qu’on a failli signer son acte de décès. Une douche froide, une tornade, un cataclysme, s’abattait sur les amoureux de l’endurance et faisaient craindre le pire pour son avenir…Juste avant le dépôt des candidatures pour le WEC, Peugeot annonçait son retrait de l’Endurance en raison de la conjoncture économique et des difficultés du groupe PSA.

 

Heureusement, Toyota sauvait la situation et s’engageait officiellement dans le  Championnat du Monde. Deux constructeurs étant inscrits, le Championnat du Monde était mis sur les rails. Toyota bénéficiait de jokers et le Championnat pouvait débuter comme prévu à Sebring. Après des premiers pas difficiles, le bébé allait apprendre à marcher très vite….

 

LMP1

La première manche se déroulait donc à Sebring. Toyota n’était pas encore prêt et la TS030 HYBRID n’avait pas fait le déplacement. Le développement des modèles Audi 2012 n’étant pas encore achevé, Audi Sport faisait faire un dernier tour -d’honneur- aux R18 TDI qui avaient face à elles les deux Lola B12/60 Toyota du Rebellion Racing, les HPD ARX-03a du Strakka Racing et du JRM Racing, la OAK-Pescarolo Judd du OAK Racing ainsi que la Pescarolo-Judd du Pescarolo Team. Longtemps incertain, Henri Pescarolo avait finalement engagé une nouvelle voiture, la Pescarolo 03, construite sur la coque de l’AMR-One, et réalisée par Nicolas Perrin. Cette Pescarolo 03 n’étant pas encore prête, le quadruple vainqueur des 24 Heures du Mans avait obtenu une dérogation moyennant un lest pour faire courir la Pescarolo 01 équipée du moteur Judd V10 5 litres, la 01 ne pouvant accueillir le V8 3,4 litres. Les autres  LMP1 étaient les concurrents de l’ALMS, la HPD ARX-03a du Muscle Milk Pickett Racing et la Lola Mazda du Dyson Racing.

 

Nous ne reviendrons pas en détail sur la course qui a été marquée par un doublé des R18 TDI -dixième victoire pour Audi à Sebring-, les problèmes de l’Audi n°1 ayant empêché la  marque  aux quatre anneaux de monopoliser le podium. Cette première manche du WEC a été aussi celle de quelques dernières : dernière sortie pour les R18 TDI et dernière victoire, dernière victoire avec Audi de Dindo Capello, dernière course et dernier podium en LMP1 pour la Pescarolo 01-Judd, le Pescarolo Team prenant par la même occasion la tête du Trophée des équipes privées LMP1. Malheureusement, comme on le sait, la suite de la  saison sera toute différente. Kristensen, Capello et McNish prenaient la  tête du classement du Championnat du Monde Pilotes devant Bernhard, Dumas et Duval.

 

A Spa, Toyota était à nouveau absent en raison de l’accident de Nicolas Lapierre en essais privés et Audi alignait pour la première fois ses protos 2012. La marque allemande était venue en force dans les Ardennes pour préparer au mieux les 24 Heures du Mans et engageait quatre voitures : deux Audi R18 e-tron quattro -les hybrides- et deux R18 ultra. Timo Bernhard, blessé, était remplacé par Marc  Gené qui retrouvait ainsi un volant après l’abandon de Peugeot. La Pescarolo 03 n’était pas encore prête mais Henri Pescarolo faisait courir la Dome-Judd S102.5, là aussi pour préparer Le Mans.  

 

Audi a réalisé un quadruplé imparable à Spa et c’est l’Audi R18 ultra de Dumas/Duval/Gené qui l’a emporté devant la R18 e-tron quattro de Tréluyer/Lotterer/Fässler. Les deux Lola-Toyota Rebellion ont terminé derrière les Audi et devant la HPD ARX-03a du Strakka Racing.

 

Nous ne nous étendrons pas sur les 24 Heures du Mans  qui seront  traitées ultérieurement. Chacun a encore en mémoire le duel Audi-Toyota du samedi et le dramatique 245ème tour. Notons simplement qu’après le doublé de  Sebring, le quadruplé de Spa et le  triplé du Mans -doté d’un coefficient 2-, Audi avait pris le large au classement constructeurs, Toyota ayant déjà consommé ses jokers à Sebring et à Spa. Signe de la richesse du constructeur allemand, Audi avait remporté les trois premières courses du Championnat avec trois modèles différents -R18 TDI, R18 ultra, R18 e-tron quattro-, exploit peut-être inédit et de surcroît grâce à trois équipages différents -Kristensen/Mcish/Capello à Sebring, Dumas/Duval/Gené à Spa et Tréluyer/Lotterer/Fässler au Mans, le dernier trio rééditant sa victoire de 2011 ! Le Rebellion Racing se classait premier des teams privés grâce à une belle quatrième place de Prost/Jani/Heidfeld. 

 

Bien qu’Audi soit sur orbite pour le titre Constructeurs, le championnat était véritablement lancé. On ne savait pas trop où situer Toyota avant Le Mans où la TS030 HYBRID disputait sa toute première course, on était tout à fait rassuré après la course, la défaite de Toyota s’expliquant en grande partie par l’accident de Davidson et la touchette de Nakajima avec la Nissan DeltaWing. On savait désormais qu’il pouvait y avoir match…

 

On en eut la confirmation dès la course suivante à Silverstone où la TS030 fut à la hauteur et où Wurz,Lapierre et Nakajima s’intercalèrent entre les deux Audi, devant la R18 ultra mais derrière l’e-tron quattro de Fässler/Tréluyer/Lotterer qui remportaient leur deuxième victoire consécutive. La Toyota avait été en tête en début de course et avait  réalisé le meilleur tour de l’épreuve. Audi, désormais menacé par Toyota en termes de performances, repartait néanmoins de Silverstone avec le  titre Constructeurs en poche alors qu’il restait encore quatre manches à disputer.

 

Toyota allait d’ailleurs concrétiser dès la manche suivante à São Paulo. Après avoir fait la pole position, la TS030 ne laissait aucune chance à ses concurrentes allemandes et remportait la manche brésilienne à la régulière, signant un succès dès sa troisième course. Malgré une consommation inférieure des Audi, la TS030 l’emportait avec près d’une minute d’avance. Deuxièmes à São Paulo, Fässler/Tréluyer/Lotterer grapillaient encore quelques points supplémentaires au classement pilotes sur Kristensen/McNish -Capello ayant tiré sa révérence après Le Mans- mais rien n’était encore joué.  Du côté des privés, la Lola-Toyota de Jani et Prost avait été au-dessus du lot au Brésil.

 

Le match tourna court lors de la course suivante au Bahrain quand la Toyota dut abandonner sur sortie de route après une touchette avec un autre concurrent, mais auparavant elle avait démontré ses qualités, ayant pointé momentanément en tête de la course. Fässler/Tréluyer/Lotterer remportaient leur troisième victoire de la saison et prenaient encore un peu plus de champ sur leurs coéquipiers. Derrière les deux Audi, la  HPD ARX-03a du Strakka Racing obtenait son premier podium de la  saison devant les deux Lola-Toyota, une belle performance.

 

Les deux manches asiatiques confirmaient la montée en puissance de Toyota. Tout d’abord, à domicile sur le Fuji Speedway, la TS030 battait les Audi après une course très disputée, Fässler/Tréluyer/Lotterer, deuxième, se rapprochant un peu plus du titre pilotes mais pouvant encore être devancés par Kristensen et McNish. Chez les privés, la Lola-Toyota de  Prost/Jani n’a pas laissé de chance à ses adversaires et le Rebellion Racing s’adjugeait avant même la dernière manche le Trophée d’Endurance FIA récompensant la meilleure équipe privée LMP1. Ensuite à Shanghai, la domination de la Toyota fut encore plus nette. La TS030 avait battu les Audi trois fois en six courses, une entrée en matière plus que réussie, et on peut s’attendre à une rude bataille pour le WEC en 2013 car on imagine bien que à Ingolstadt on ne va pas rester les bras croisés durant l’intersaison et que les R18 e-tron quattro seront affûtées cette année 2013.

 

Troisièmes à Shanghai, Benoît Tréluyer, André Lotterer et Marcel Fässler sont sacrés Champions du Monde Pilotes et sur l’ensemble de la saison c’est mérité, le trio ayant été plus performant que leurs équipiers du Audi Sport Team Joest. Kristensen et McNish prennent la deuxième place devant Alexander Wurz et Nicolas Lapierre, les pilotes Toyota décrochant la dernière place du podium alors que celle-ci tendait les bras à Nicolas Prost et Neel Jani jusqu’à huit minutes de l’arrivée à Shangai avant que les deux pilotes du Rebellion Racing ne soient contraints à l’abandon.

 

 

LMP2

Le plateau du LPM2 était de belle qualité avec en lice des  ORECA 03-Nissan, des Zytek Z11SN-Nissan, des Morgan (Judd puis Nissan), des Lola Coupé (Lotus ou Nissan) et une HPD ARX-03a. Les équipes étaient toutes de valeur, qu’elles soient confirmées comme Signatech-Nissan, OAK Racing, Greaves Motorsport pour n’en citer que quelques-unes ou nouvelles comme ADR-Delta.

 

Le premier round 2012 mettait également en concurrence à Sebring les LMP2 du WEC et les LMP2 de l’ALMS. La bataillé a été rude et les LMP2 se sont montrées performantes au point que l’une d’entre elles finit sur le podium à la distance, derrière deux Audi R18 TDI, mais devant les Lola-Toyota, les HPD ARX-03a, la Pescarolo-Judd et une troisième Audi R18 TDI, la même performance étant également réalisée par la Morgan-Judd n°24 de Pla/Lahaye/Nicolet, troisième en LMP2 -mais deuxième du WEC derrière une HPD ARX-03b Level 5 Motorsports) et cinquième au classement général devant la Pescarolo 01 LMP1 !

 

Le Starworks Motorsport de Peter Baron a parfaitement réussi son entrée avec la victoire de Enzo Potolicchio, Ryan Dalziel et Stéphane Sarrazin qui après le retrait de Peugeot a donc trouvé un bon volant. Bons débuts également pour le team de Jacques Nicolet, OAK Racing donnant son premier podium à Morgan. Le Pecom Racing complète le podium LMP2 avec l’ORECA 03 Nissan de Kaffer/Ayari/Perez Companc, la Zytek Greaves Motorsport étant quatrième de la catégorie. HPD, Morgan, ORECA, Zytek, quate marques différentes aux quatre premières places, la saison était bien lancée.

 

Après avoir affronté les LMP2 US à Sebring, les LMP2 du WEC étaient opposées à Spa à celles de l’ELMS et elles ont dû cette fois battre pavillon devant la Zytek  du Jota Sport. Celle-ci étant hors classement, la première place du WEC revenait à l’Oreca-Nissan ADR-Delta de Robbie Kerr, Tor Graves et John Martin, ce dernier s’étant montré particulièrement performant. La Lola-Coupé Nissan du Gulf Racing Middle East, prenait la deuxième place en WEC  devant la Zytek Greaves Motorsport. ADR-Delta prenait par la même occasion la tête du classement teams devant OAK Racing et Starworks, mais les écarts étaient très serrés.

 

Le Mans pouvait évidemment changer la hiérarchie, avec son coefficient 2. Comme pour les LMP1, nous ne reviendrons pas en détail sur la course mancelle. OAK Racing, en début de course, avait apposé sa marque sur l’épreuve mais l’abandon était très dommageable pour l’équipe sarthoise qui voyait ses concurrents directs s’envoler au classement du Championnat.  Victorieux pour la deuxième fois de l’année, StarworksMotorsport reprenait les rênes du championnat devant ADR-Delta et le Pecom Racing, deuxième de ces 24 Heures en LMP2, la troisième place ayant été prise par la Zylek Greaves.

 

 A Silverstone, le podium WEC des LMP2 était identique à celui du Mans, mais dans un ordre différent toutefois. ADR-Delta l’emportait (Martin/Charouz/Graves) devant la HPD, avec une nouvelle superbe performance de John Martin. L’Oreca Pecom prenait la troisième place en WEC et les positions en tête du classement se précisaient.

 

 A São Paulo, Straworks a conforté son avance en signant un troisième succès mais OAK Racing a été une nouvelle fois malheureux. La Morgan Nissan de Baguette/Kraihamer/Brundle a dû abandonner aux deux tiers de la course alors que la victoire était envisageable. La Morgan Nissan de Pla/Lahaye/Nicolet, troisième derrière l’Oreca du Pecom Racing, une nouvelle fois placée, a un peu sauvé la course de l’équipe mancelle.

 

Le Pecom Racing a remporté sa première course de l’année à Bahrein dans la manche suivante. Nicolas Minassian, qui avait remplacé Soheil Ayari en cours de saison, imposait avec Pierre kaffer et Luis Perez-Companc l’Oreca 03 n°49. Signatech Nissan, malheureux depuis l’entame du Championnat, faisait son premier podium grâce à Mailleux/Tresson/Lombard et Starworks, troisième, limitait les pertes, le Pecom Racing prenant la deuxième place du classement à ADR-Delta.  

 

ADR-Delta allait se reprendre immédiatement et remporter deux victoires successives à Fuji et Shangai. C’était toutefois insuffisant car la HPD Starwoks terminait deuxième au Japon et en Chine, remportant le titre teams de la catégorie avec une belle marge sur ADR-Delta, le Pecom Racing prenant la troisième place du classement. OAK Racing avait également bien terminé cette saison avec deux troisièmes places à Fuji et Shangai.

 

Bien emmenée par Stéphane Sarrazin, toujours aussi performant, Ryan Daziel -l’écossais étant un des pilotes de l’année pour ses résultats en WEC, au Mans, en ALMS et en Grand-Am- et Vicente Potolicchio, le vénézuélien ayant été très sûr tout au long de la saison, la HPD ARX-03b du Starworks Motorsport a bien mérité son titre, mais la saison a été très belle dans la catégorie, avec un plateau diversifié, des pilotes de talent et des LMP2 performantes et fiables.

 

 

GTE Pro

Le plateau était en revanche moins imposant en GTE Pro, avec quatre équipes engagées seulement : AF Corse, Aston Martin Racing, Felbermayr-Proton et Luxury Racing, cette dernière se retirant avant la fin de la saison.

 

A Sebring, ces quatre teams affrontaient la grosse armada des GT de l’ALMS et ont bien failli la terrasser, Olivier Beretta ne perdant la première place que dans le tout dernier tour. Sa Ferrari 458 AF Corse qu’il partageait avec Marco Cioci et Andrea Bertolini prenait cependant la première place du WEC, avec un tour d’avance sur la Porsche Felbermayr-Proton, l’Aston Martin Vantage, troisième, terminant loin derrière.

 

Porsche prenait sa revanche à Spa, mais la 997 RSR de Lieb et de Lietz était suivie de trois Ferrari, celle du Luxury Racing s’intercalant entre les deux Ferrari AF Corse. Le team allemand revenait à la hauteur de l’équipe italienne.

 

Porsche était le grand perdant au Mans, ne marquant aucun moins tandis que AF Corse, après une situation bien compromise par l’accident de la Ferrari n°51 lors des essais, en était le grand bénéficiare, cette même Ferrari n°51 reconstruite remportant la course et les 50 points qui allaient avec. La Ferrari Luxury de Jaime Melo, Dominik Farnbacher et Frédéric Makowiecki -ce dernier ayant mené grand train- prenait la deuxième place et permettait à AF Corse de s’échapper encore davantage, alors que la Vantage AMR terminait troisième.

 

Les trois courses suivantes, Silverstone, São Paulo et Bahrein, donnaient lieu à un résultat identique, AF Corse s’imposant à trois reprises devant Aston Martin Racing et Felbermayr-Proton. Avec cinq victoires en six courses, AF Corse décrochait le titre teams avant même les deux dernières manches. La Vantage avait affiché de réels progrès avec une belle pole au Brésil.

 

Felbermayr-Proton a en revanche nettement dominé la situation à Fuji et s’imposait facilement, la Ferrari AF Corse n°51 et la Vantage AMR ferraillant pendant toute la course avec une issue favorable à la voiture italienne. L’équipe allemande revenait ainsi pratiquement à la hauteur de Aston Martin Racing.

 

Aston Martin Racing, justement, parvenait enfin à concrétiser le potentiel exprimé au cours des manches précédentes. Darren Turner et Stefan Mücke donnaient à la Vantage sa première et seule victoire de la saison, avec une minute d’avance sur la Porsche de Richard Lietz et Marc Lieb, permettant ainsi à Aston Martin Racing de prendre la deuxième place du classement teams.

 

 

GTE Am

Au départ de la saison, six équipes étaient engagées, représentant trois constructeurs : Corvette, avec deux C6.R pour Larbre Compétition, Ferrari, avec le Krohn Racing, AF Corse Waltrip et Luxury Racing qui alignaient chacun une Ferrari 458, et Porsche, représenté par Felbermayr-Proton et JWA-Avila.

 

Porsche démarrait en trombe, signant deux victoires dans les deux premières manches, à Sebring et à Spa grâce à Ruberti/Roda/Ried bien que ceux-ci aient été devancés par la Porsche IMSA dans les Ardennes. Larbre plaçait ses deux Corvette sur le podium à Sebring et Canal/Bornhauser/Rees terminaient deuxièmes à Spa, ce qui permettait au team de rester au contact, tandis que la Ferrari Luxury complétait le podium.

 

Au Mans, la Corvette n°50 était intouchable pour les concurrents du WEC et doublait aussi la mise en coiffant dans la dernière ligne droite la Porsche IMSA, future championne ELMS, et en s’imposant dans la catégorie. L’abandon de la Porsche Felbermayr-Proton permettait à Larbre Compétition de prendre une bonne avance au championnat. Le podium virtuel du WEC était complété par les Ferrari du Krohn Racing et de AF Corse-Waltrip.

 

Cette dernière équipe gagnait à Silverstone, Cioci/Perazzini/Griffin l’emportant devant la Corvette n°50 et la Porsche Felbermayr, ces  trois voitures terminant dans le même tour. Larbre accentuait encore son avance.

 

La Corvette n°50 (Bornhauser/Canal/Rees) s’imposait à nouveau de belle manière à São Paulo mais était exclue du classement après les vérifications techniques d’après-course. Le team faisait appel de cette décision immédiatement. La victoire revenait donc à la Porsche Felbermayr-Proton mais  Jack Leconte gardait cependant la mise sur le championnat grâce à la deuxième Corvette, la n°70 de Jean-Philippe Belloc/Christophe Bourret/Pascal Gibon.

 

La victoire de la Porsche n°88  à Bahrein ne doit rien par contre au tapis vert puisqu’elle a remporté facilement l’épreuve. Les deux Corvette ont rencontré des problèmes mécaniques et pour la première fois aucune d’entre elles n’était sur le podium. L’avance de Larbre n’était plus que de dix points avant les dernières courses de  Fuji et de Shangai.

 

Larbre Compétition en remportant coup sur coup les deux dernières manches asiatiques restait cependant hors de portée du team Felbermayr-Proton. L’équipe française ajoutait un nouveau trophée à son palmarès déjà plus que fourni, ajoutant ainsi le titre du WEC aux titres Le Mans Series et Asian Le Mans Series 2010, aux titres ILMC 2010 et  2011, sans oublier bien sûr les trois victoires consécutives au Mans de 2010, 2011 et 2012 et sans compter les nombreux titres en FFSA GT ou en FIA GT qui font du team de Jack Leconte un des plus huppés en GT.

 

Felbermayr-Proton prenait la  deuxième place du classement teams et le Krohn Racing complétait le tiercé de tête.

 

 

Championnat du Monde d’Endurance Pilotes

1 Benoît Tréluyer/André Lotterer/Marcel Fässler (Audi R18 e-tron quattro) 172,5

2 Tom Kristensen/Allan McNish (Audi R18 e-tron quattro) 159

3 Alexander Wurz/Nicolas Lapierre (Toyota TS030 HYBRID) 96

 

Championnat du Monde Constructeurs

1 Audi 209

2 Toyota 96

 

Trophée d’Endurance Teams Privés LMP1

1 Rebellion Racing 205

2 Strakka Racing 148

3 JRM 123

 

Trophée d’Endurance LMP2

1 Starworks Motorsport 177

2 ADR-Delta 154

3 Pecom Racing 141

 

Trophée d’Endurance GTE Pro

1 AF Corse 201

2 Aston Martin Racing 142

3 Felbermayr-Proton 133

 

Trophée d’Endurance GTE Am

1 Larbre Compétition 179

 2 Felbermayr-Proton 153

3 Krohn Racing 119

 

La Rédaction

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