Si la finale du championnat VLN s’annonçait explosive, la montagne aura hélas accouché d’une souris. Les caprices de la météo contraignant les organisateurs à annuler purement et simplement leur épreuve.
Dès le vendredi, traditionnellement consacré aux essais libres, les concurrents furent confrontés à des conditions dantesques, forte pluie se mêlant au brouillard. Pas de quoi cependant refroidir leurs ardeurs, Uwe Alzen offrant son baptême du feu à sa nouvelle BMW Z4 GT3 tandis que Bas Leinders accumulait les rondes sur la voiture de test du Marc VDS Racing.
Le retour de la bestiale P4/5 Competizione de Giovanardi-Larini Lauck et la première apparition de l’Aston Martin Vantage GT3 du Cyber Racing AMR venant apporter une touche d’exotisme à un peloton déjà bien coloré.
Las, de légères chutes de neige, suivies d’une gelée nocturne, transformaient la piste en véritable patinoire. De fait les organisateurs se voyaient contraint de repousser les qualifications. Tout profit pour les membres du Team Falken qui pouvaient s’en donner à cœur joie et réchauffer l’atmosphère en effectuant quelques séances de drift dans la ligne de départ-arrivée avec leurs mélodieuses BMW M3.
Si le soleil faisait son apparition, le mercure restait très proche du zéro et la situation ne s’améliorait guère. Peu après midi, le directeur de course Andreas Thamm effectuait un dernier tour de circuit en compagnie de Hans-Joachim Stuck avant d’annoncer l’annulation pure et simple de la course, les sections de Fuchsröhre et Tiergarten étant entièrement verglacées. Seulement 9 courses ayant été disputées, les organisateurs décidaient de décerner le titre en fonction des 7 meilleurs résultats acquis.
Auteurs de 7 succès en classe SP3T avec la VW Scirocco du LMS Engineering, Ulrich Andree, Dominik Brinkmann et Christian Krognes décrochaient ainsi la couronne au nez et à la barbe de Jannik Olivo et Elmar Jurek (Renault Clio) tandis que Marcel Belka et Norbert Bermes (Aston Martin Vantage GT4) se voyaient reléguer au 6e rang.
Les photos du paddock sont ici.
Fabrice Bergenhuizen