GT Tour

Un programme 2013 bien chargé pour Jean-Marc Quintois.

thumbnail
0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

En passant directement de l’Audi Endurance Experience au GT Tour, Jean-Marc Quintois s’est mis en tête de relever un sacré défi. L’Audi A1 a laissé place à une R8 LMS, avant une ultra depuis le meeting de Navarra. On ne peut qu’avoir du respect pour ce type de challenge à relever. Au fil des courses, Jean-Marc Quintois s’est mis dans le rythme, bien secondé par son compère William David. En fin de semaine, ce sera un nouveau défi avec une participation au meeting Blancpain Endurance Series de Navarra au volant d’une Audi R8 LMS ultra alignée par JWS by Saintéloc Racing et partagée avec Jérôme Demay et Adrien Tambay. De quoi découvrir un nouvel univers avant une saison 2013 qui s’annonce déjà bien chargée, le JWS devant très probablemet changer de nom end ébut d’année prochaine.

 

Laurent Mercier : Jean-Marc, quel premier bilan peux-t-on tirer de cette première saison en sport automobile ?

Jean-Marc Quintois : « C’était pour moi une saison de découverte et d’apprentissage, que ce soit les circuits, la voiture et la discipline. Avant de rejoindre les rangs du GT Tour, j’avais pris part uniquement à l’Audi Endurance Experience. Le programme GT Tour s’est monté dans la foulée. La première partie de saison a été plutôt difficile avec pas mal de coup du sort. Il y a eu plusieurs pannes puis une sortie de piste à Magny-Cours. Pour moi il y a eu un avant et un après Magny-Cours. Depuis le meeting nivernais, je suis de mieux en mieux dans l’auto, surtout depuis le passage à l’ultra. Je sais que j’ai passé un cap. A Navarra, nous étions dans le coup, tout comme au Mans avec un Top Ten décroché à la régulière. »


L’Audi R8 LMS ultra est plus « facile » à piloter que la R8 conventionnelle ?

« Disons que je suis bien en confiance à son volant. Pour moi, elle est plus « simple » à piloter. C’est une auto qui a plus d’aéro et qui est donc plus stable dans les parties rapides. La sensation de sécurité est bien plus présente. De plus, il y a l’apport technique du Saintéloc Racing. Sébastien (Chétail) joue le jeu à fond en partageant les données avec ses autres autos. Tout cela participe au gap que j’ai franchi. Techniquement, les bases sont bonnes, ce qui permet de se concentrer pleinement sur le pilotage. »


Quel est ton regard sur le GT Tour ?

« Je discute régulièrement avec Stéphane Ortelli, qui n’est pas n’importe quel pilote. Il roule dans beaucoup de championnats très relevés et le GT Tour fait partie selon lui des séries les plus serrées. Le niveau des pilotes « A » est très bon, et c’est aussi le cas pour les « B ». Personnellement je suis au milieu de tout ce beau monde et je suis pleinement satisfait. Il faut du temps pour que les choses se mettent en place. »

 

La présence en GT Tour n’est qu’une première étape ?

« Oui et nous allons accroître notre présence la saison prochaine. Il est prévu de faire rouler une R8 LMS ultra en Coupe de France pour deux jeunes entrepreneurs varois qui arrivent comme moi de l’Audi Endurance Experience, à savoir Fabrice Rosselo et Franck Zattera. Pour ma part, il est prévu que je roule sur une Audi R8 LMS ultra modèle 2013, toujours en compagnie de William (David). De plus la présence en Blancpain Endurance Series en fin de semaine n’est pas innocente. J’ai une arrière-pensée dans la tête, et nous souhaitons aligner une R8 LMS ultra sous la bannière JWS by Saintéloc Racing. Ma vocation est plutôt en Endurance. La course de fin de semaine à Navarra servira à prendre la température du championnat, sachant que j’apprécie le tracé espagnol. »


« Il est également prévu de prendre part aux 24 Heures de Dubai en janvier prochain, toujours avec le soutien du Saintéloc Racing. Ce sera le challenge de l’hiver et cela me permettra de beaucoup rouler afin de prendre encore plus d’expérience. L’idéal est donc d’aligner deux autos en GT Tour, une en Blancpain Endurance Series et une participation aux 24 Heures de Dubai. Tout cela sera fait avec Saintéloc Racing car je ne souhaite plus reprendre une structure à gérer. De plus, les compétences de l’équipe dirigée par Sébastien Chétail ne sont plus à prouver. »


Et à plus long terme, les 24 Heures du Mans ?

« Au fond du fond, je pense au Mans. C’est l’objectif ultime ! Ce ne sera pas pour 2013, mais pourquoi pas en 2014 ou 2015. L’objectif, il est clairement là. Prendre part aux 24 Heures de Dubai et de Spa en 2013 va me permettra de m’aguerrir à l’Endurance. En attendant, je vais disputer ma première course de trois heures sur une R8 LMS ultra aux côtés de Jérôme et Adrien. C’est un bel équipage et nous ferons tout pour bien figurer. »

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

Publicité

0 Flares Twitter 0 Facebook 0 0 Flares ×

Publicité

Sur le même sujet