Avant de prendre la direction du Brésil pour le cinquième round du Championnat du Monde d’Endurance, Jean-Philippe Belloc était en Angleterre pour sa rentrée à l’occasion des 6 Heures de Silverstone. Le natif de Montauban retrouvait à cette occasion le baquet de la Corvette C6.R/Larbre Compétition #70 partagée avec Christophe Bourret et Pascal Gibon. L’objectif était de renouer avec les positions de tête d’une classe GTE-Am toujours aussi disputée après des 24 Heures du Mans un peu frustrantes comme l’explique Jean-Philippe Belloc : « Après des 24 heures du Mans particulièrement éprouvantes, nous avions tous à cœur de renouer avec la performance mais aussi et surtout de retrouver le plaisir de conduire notre Corvette. Que ce soit du côté de l’équipe ou de nos partenaires techniques, toutes les leçons de cette épreuve ont été tirées et la trêve a largement été mise à profit pour nous permettre de retrouver une auto compétitive. »
L’ancien Champion FIA-GT retrouvait un circuit qu’il n’avait plus foulé depuis une décennie : « Le circuit de Silverstone a été partiellement redessiné il y a quelques années. Du coup, il ne ressemble plus tout à fait à celui que j’ai connu. Néanmoins, j’ai rapidement retrouvé mes marques. La première séance a débuté sur piste mouillée et nous avons donc logiquement fait le choix de partir en pneus pluie. Mais ce choix ne s’est malheureusement pas avéré payant car la piste a séché beaucoup plus vite que prévu. Or une fois lancés, nous n’avions plus le droit de changer de pneumatiques. Ainsi, nos adversaires ont tous amélioré leurs chronos et nous avons malheureusement dû nous contenter du 8ème temps de notre catégorie. »
En course, le trio de la Corvette est rentré dans le quinté de tête de sa classe : « Même si sur le papier le résultat n’est pas extraordinaire, c’est une course très positive. Nous n’avons pas connu le moindre problème pendant cette course et nous avons pris beaucoup de plaisir. Même si nous avons encore une belle marge de progression, le bilan de ce meeting est très positif. Nous avons retrouvé une dynamique positive, ce qui était vraiment très important avant d’attaquer la deuxième moitié du Championnat, qui sera pour nous un challenge à la fois très relevé mais aussi absolument palpitant. »
Le Tarn-et-Garonnais va maintenant disputer quatre manche sur trois continents en compagnie de ses compères Christophe Bourret et Pascal Gibon : « Sao Paulo, Bahrain, Fuji, Shanghai… pour un pilote c’est le rêve ! Mais il va falloir apprendre à gérer tout un tas de paramètres : les voyages, la fatigue, le décalage horaire, la découverte de tracés totalement inconnus et réputés pour leur technicité, la chaleur dans certains cas ou les pluies torrentielles dans d’autres… Sans compter que, compte tenu des délais extrêmement courts entre chaque manche, il est totalement inenvisageable d’avoir le moindre accident sous peine de ne pas pouvoir prendre part à la course suivante. L’avantage finalement c’est que la quasi-totalité des équipes sera dans le même cas que nous, à armes égales. En bref, c’est un défi de taille qui nous attend mais nous sommes vraiment impatients et totalement prêts à le relever. »
Laurent Mercier