Au fil des années l’Ostendais Erik Qvick est devenu une figure incontournable du sport automobile belge. A la fois pilote talentueux et excellent préparateur, Erik a accumulé les victoires de catégorie tant en Belcar qu’en BTCS. L’un de ses plus beaux faits d’armes étant sans conteste sa 9e place assortie de la victoire en division tourisme lors des 24h de Zolder 2002 , le tout au volant d’une Mini à moteur de… BMW M3 préparée par ses soins.
Ces dernières saisons, Qvick le bien nommé s’est aligné en BTCS sur une BMW E90 vue naguère en WTCC avec à son volant rien moins que le triple champion du monde Andy Priaulx. Egalement dotée d’une mécanique de BMW M3, la jolie Bavaroise a empilé les victoires de classe, permettant, par la même occasion, à l’Ostendais de rafler deux nouveaux titres en catégorie tourisme, l’un avec le concours de Frédérique Jonckheere et l’autre en compagnie de Steve Van Bellingen. Pour sa 10e participation aux 24h de Zolder, Erik Qvick s’attaque à un nouveau challenge : disputer le double tour d’horloge limbourgeois avec un proto CN !
« C’est un challenge vraiment excitant car jamais personne n’a encore eu la possibilité de participer à cette épreuve avec un tel bolide. Par ailleurs la Ligier JS49, que je partagerai avec Frédérique Jonckheere, Tom Van Rompuy et Kris Cools, possède de sérieux arguments. Outre le fait d’être très légère (600 kg), elle dispose d’un avantage indéniable en matière de consommation. Ainsi avec 80 litres de carburant nous devrions être en mesure d’effectuer des relais de 2h30 ! »
Un atout non négligeable face aux GT3 dont l’autonomie devrait se limiter à 75 minutes. A contrario les freins équipant le petit proto pourraient constituer un sérieux handicap. « Nous avons prévu de changer trois fois de plaquettes au cours des 24h. Le hic c’est que, pour procéder à cette opération, nous devons démonter entièrement les pinces de freins. Les roues de 13 pouces ne nous permettant pas de monter d’autres étriers plus adaptés à l’endurance ».
Pas de quoi toutefois tempérer les ambitions du Qvick Motors Racing. « Notre objectif est de terminer avec le moins de problème possible. Si tel était le cas, le Top 5 devrait être jouable. En tournant régulièrement en 1’37 nous devrions parvenir à nos fins. »
C’est tout le mal que nous souhaitons à cette bien sympathique équipe qui gagne à être (re)connue.
Fabrice Bergenhuizen