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Un point à mi-saison V8 Supercars avec Alex Prémat.

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Alex Prémat a quitté les pelotons des courses d’endurance pour trouver refuge au sein du très relevé plateau V8 Supercars. Le Francilien roule pour le compte du Garry Rogers Motorsport et à mi-saison il est temps de dresser un premier bilan dans un championnat où il es difficile de trouver sa place, surtout pour un rookie.

 

Quel est le bilan de cette première demi-saison ?

« Il n’est pas des plus réjouissants, mais il s’explique par le fait que nous disposons d’une voiture très difficile à piloter, très difficile à régler et que nous évoluons dans un championnat très serré où les 28 voitures de la grille se tiennent en 7-8/10e. Dès lors, la moindre petite imperfection se paye au prix fort. Avec mon équipier Michael Caruso, c’est surtout lors des qualifs que nous souffrons, avec des places dans la seconde partie de la grille qui nous laissent peu d’espoir pour la course. »

Le manque d’expérience se fait-il aussi durement sentir ?

« C’est une discipline de spécialistes, pleine de subtilités. Il ne faut pas s’énerver. Etre agressif tout en étant doux avec la voiture. Mon plus gros problème, c’est que l’on passe le premier set de pneus neufs directement en qualif. Dès lors, il est difficile pour moi de trouver les limites de la voiture et les miennes propres. L’autre gros problème, c’est la difficulté à comprendre les pneus. Il y a une grosse dégradation des pneus avant, et la moindre petite erreur peut avoir des répercutions dramatiques. A Townsville où j’étais bien parti pour finir dans le Top Ten, je freine trois mètres plus tard dans un virage et j’explose les pneus avant ! C’est dur, mais ça me motive encore plus. »

Quelle est la suite du programme ?

« En tout début de saison, j’avais tendance à penser que nous allions être capables d’atteindre assez rapidement le top 5, malheureusement ça ne sera pas le cas! L’écurie en a bien conscience et préfère se tourner vers l’an prochain. Dès lors, l’objectif de fin de saison va être d’apprendre le plus possible, d’emmagasiner un maximum d’expérience sur tous les types de tracés et, surtout, de tenter de faire un truc sympa à Bathurst qui est le grand événement de la saison. Aussi, nous allons travailler sur la nouvelle voiture qui est en construction depuis deux mois. On teste déjà des solutions… L’expérience acquise chez Audi avec la R10 et la R15 va être très utile. En 2013, tout le monde repart de zéro avec une nouvelle voiture, et c’est maintenant que ça se joue. »

Rester en Europe n’était pas la meilleure solution ?

« Ça non, certainement pas ! Ca se passe super bien avec l’écurie et Garry (Rogers), mon boss, qui est un type assez extraordinaire avec un solide sens de l’humour. L’ambiance dans le championnat est géniale. Aussi, et c’est très important, toute ma petite famille est très heureuse. Mon épouse Cloé, mes deux filles Sasha et Zoé et moi-même sommes tous tombés amoureux de Melbourne et du pays dans sa globalité. C’est une motivation de plus pour que ça marche ! »

 

Laurent Mercier

 

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