Blancpain Endurance Series

Morgan Moullin-Traffort prêt à revenir aux 24 Heures de Spa.

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On a plutôt l’habitude de voir Morgan Moullin-Traffort évoluer en Sprint. Tristan Vautier étant passé de la Ferrari 458 Italia GT3/SOFREV-ASP #10 à la voiture sœur en remplacement de Guillaume Moreau, Morgan a été appelé pour épauler Olivier Panis, Eric Debard et son ami et coéquipier en GT Tour Fabien Barthez. Au final, cette première course en Endurance s’est soldée par une très belle troisième place Pro-Am Cup aux 24 Heures de Spa. Ce one-shot s’est déroulé dans les meilleures conditions possibles, comme l’explique Morgan : « Il était important de vivre cette aventure avec des gens que j’apprécie, qu’il s’agisse de mes équipiers ou des membres du team et bien sûr de Jérôme (Policand). L’ambiance qui régnait à Spa, comme toujours dans cette équipe, était excellente. Notre équipage était homogène et serein. Cela paraît banal à dire mais l’ambiance est essentielle et conditionne bien des choses sur un tel événement. Nous ne sous sommes pas mis de pression pour les qualifs. La place sur la grille est importante mais sur une course de 24 heures, elle prend beaucoup moins de sens. De plus, Jérôme souhaitait privilégier le roulage des pilotes B, comme Fabien et Eric, alors le 36ème chrono ne nous a pas déstabilisé. Notre objectif premier demeurait la course. »

 

Si le début de course a été plutôt calme, la pluie a vite changé la donne : « Avec la violence des orages, la piste s’est rapidement transformée par endroits en lac. Des flaques d’eau de 7 ou 8 cm de profondeur ont sévèrement modifié les conditions de pilotage. Même sous régime de safety-car en roulant à 80 km/h, tout était compliqué et il était difficile de ne pas partir à la faute. Sur la totalité de la course, nous avons du rester environ 5 heures sous ce régime mais je ne critique pas la décision des organisateurs car c’était l’unique solution pour maintenir un niveau de sécurité acceptable, surtout la nuit. Eric (Debard) et Fabien (Barthez) ont parfaitement roulé dans ce contexte difficile et ont su gérer au mieux des situations parfois très périlleuses. Dès que les conditions étaient un peu trop piègeuses, Jérôme nous demandait à Olivier et à moi de prendre les relais, surtout la nuit. Personnellement, plus c’est difficile…plus j’aime ça !!! Je voudrais souligner la capacité de Jérôme à mettre ses pilotes dans les meilleures dispositions. Il nous connaît bien et nous fait confiance. Pour un pilote, ressentir cette confiance de la part de son team manager est terriblement rassurant. »

 

La régularité était le maître mot : « Nous n’étions peut-être pas les plus rapides en piste mais nous étions très réguliers et cette régularité a fini par payer ! Olivier a pris le dernier relai sur la dernière heure. Victime d’une coupure moteur, il a du réinitialiser les boitiers à 30 minutes de l’arrivée. Une grosse frayeur mais heureusement sans conséquence. 
Mais avant de passer le volant à Olivier, j’ai effectué un double relais entre 13h et 15h. En montant dans la voiture, je me suis sanglé et en ajustant le siège, la glissière s’est bloquée mais en position à fond, vers l’arrière… J’étais presque assis sur le moteur en touchant les pédales du bout des orteils ! Particulièrement inconfortable comme position ! Je me souviendrai longtemps de cet épisode où j’ai vécu le martyr pendant deux heures en pilotant du bout des pieds… »

Cette expérience spadoise est positive pour le pilote du Team SOFREV-ASP : « Je voudrais remercier la SOFREV qui m’a permis de vivre ce grand moment et mes trois coéquipiers pour leur superbe travail. Je ne pouvais pas espérer mieux que ce résultat pour une première expérience. Physiquement, à part mon dernier relais, je me suis vraiment senti bien même dans les moments difficiles et les conditions délicates. Une course de folie avec un plateau de folie, j’ai vécu une épreuve incroyable. Le but était de franchir la ligne d’arrivée, alors mission accomplie ! Je suis prêt à recommencer demain… »

Avant de revenir à Spa-Francorchamps en 2013, Morgan va retrouver le baquet de la Ferrari 458 Italia GT3 dès début septembre sur le tracé de Navarra, dans le cadre du GT Tour. Après un beau podium décroché à Magny-Cours, la paire Moullin-Traffort/Barthez compte bien à nouveau terminer dans le tiercé de tête en terre espagnole.

 

Laurent Mercier

 

 

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