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Patrick Selleslagh : "Je n’ai jamais autant travaillé que cette année."

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En novembre dernier, on pensait bien faire une dernière interview de Patrick Selleslagh à San Luis. Son team SRT (Selleslagh Racing Team) avait alors décidé de jeter l’éponge à l’issue de deux beaux succès en Championnat du Monde GT1 avec la Corvette C6.R alignée sous la bannière Exim Bank Team China. Finalement Patrick Selleslagh est toujours sur les circuits avec sa propre structure, et non plus en son nom. C’est devant une bonne bière (belge) qu’il nous parle de son activité 2012 : « Je n’ai jamais autant travaillé que cette année avec un total de 17 meetings. Nous avions dit l’an passé que SRT c’était terminé, mais je suis là pour apporter un service aux clients qui ont repris les C6.R. Le matériel est à nous. A la demande de l’International GT Open, nous avons adapté les Corvette GT1 à la réglementation du championnat. Les nouveaux propriétaires des autos forment une bande de copains. Au début ils étaient là pour s’amuser et ils y prennent goût petit à petit. »

 

C’est donc deux Corvette C6.R GT1 que l’on retrouve en compagnie de GT2 et GT3 : « Nous sommes là depuis Spa et il est prévu que nous soyons de la partie pour le reste de la saison. Ce sont les autos qui roulent le reste de l’année en Supercar Challenge le reste de la saison, ce qui fait que nous sommes bien occupés. Nous sommes d’ailleurs en tête du championnat. » Il a donc fallu adapter les autos pour qu’elles puissent prendre part au GT Open : « Le poids n’est plus le même qu’en GT1 tout comme les brides, les autos n’ont plus de diffuseur et l’aileron est plus bas et plus orienté vers l’avant. On arrive dans un championnat monopolisé par Porsche et Ferrari. Nous sommes là pour préparer 2013 et rouler avec une GT2. Notre présence nous permet de rester en sport automobile sans investir de l’argent. Nous n’avons pas l’envie de mettre de l’argent dans une GT3. Sans l’appui d’un constructeur, cela devient compliqué de gagner et si la Balance de Performance est défavorable, cela fait fuir les pilotes. C’est la raison pour laquelle nous avons arrêté. De plus il y a trop d’aide au pilotage dans les GT3. On est loin du concept GT1. »

 

Les deux années passées en World GT1 trotte toujours dans la tête de Patrick Selleslgah : « Nous avons fait deux ans à l’échelon mondial. Tout le monde est nostalgique des anciennes GT1 et pourtant c’est encore récent. Il est vrai que nous n’étions pas beaucoup en piste, mais c’était beau. Le seul bémol était le trop grand nombre d’accidents. Nos Corvette ont pas mal de courses de 24 heures derrière elles. Je dispose encore de trois châssis : un ancien Hezemans, un Phoenix et un SRT. Il reste encore trois Corvette en activité et elles sont chez nous. Il n’y a pas de problème d’approvisionnement de pièces. D’une la voiture est solide et de deux nous avons un bon stock. J’espère vraiment poursuivre en GT2 l’an prochain. Si nous devions par exemple investir dans une BMW Z4 GT3, il en coûterait 360 000 euros sans les pièces de rechange et chaque année il faut des upgrades sinon tu n’es plus dans le coup la saison suivante. Tu es obligé de suivre et pour un petit team, ce n’est pas possible. Pour nous les vraies autos de courses sont les GT1 et GT2. Il est vrai que nous préférons le sprint européen. Il est compliqué de faire rouler un équipage professionnel avec des pilotes payés. Si on met les deux Maxime (Soulet et Martin), là il y a de quoi aller loin. »

 

Ce week-end, Miguel Ramos est associé à Raffaele Giammaria sur l’une des deux autos, alors que l’autre est confiée à Emanuele Moncini et Diedrich Sijthoff. On notera que le V8 Racing est déjà inscrit pour les 24 Heures de Dubai avec ses deux Corvette C6.R.

 

Propos recueillis par Laurent Mercier

 

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