Avec seulement 14 autos en piste à Portimao pour la Course Qualificative, on aurait pu s’attendre à une heure ennuyeuse, mais il en a été tout autre avec de bien belles bagarres au sein du peloton. Malgré deux Ferrari 458 Italia en première ligne, c’est une Mercedes SLS AMG GT3/All Inkl Münnich Motorsport qui s’est imposée avec Basseng/Winkelhock devant les étonnants Buurman/Bartels (BMW Z4 GT3/Vita4One), la BMW partant pourtant dans les dernières positions. L’Audi R8 LMS ultra/Belgian Audi Club Team WRT de Jarvis/Stippler complète le tiercé de tête, devant la McLaren MP4-12C/Hexis Racing de Makowiecki/Dusseldorp. La course s’est jouée à l’ouverture de la fenêtre de ravitaillements, les pilotes étant sous régime de neutralisation pour évacuer la Lamborghini Gallardo/Reiter Engineering de Peter Kox en panne sur le circuit. Les Ferrari ont joué de malchance au moment de ravitailler. Après Ferrari, Audi, Porsche, McLaren et BMW, c’est au tour de Mercedes de l’emporter…
Le film de la course…
Au départ, les deux Ferrari 458 Italia/AF Corse gardent la tête devant les deux Mercedes SLS AMG GT3/All Inkl Münnich Motorsport, alors que Stef Dusseldorp (McLaren/Hexis) et Michael Bartels (BMW/Vita4One) ferment la marche dans la hiérarchie. Le premier à abdiquer est Stefan Rosina (Lamborghini/Reiter) suite à une crevaison. Le Slovaque repartira attardé. Le début de course n’est guère favorable à l’Audi R8 LMS ultra de Laurens Vanthoor qui perd des places pour se retrouver finalement en toute queue de peloton. Après cinq minutes et plusieurs tentatives de dépassement, Markus Winkelhock trouve l’ouverture sur la Ferrari de Castellacci et s’empare de la deuxième place. Au tour suivant, c’est Thomas Jäger (Mercedes/All Inkl) qui règle son compte au Champion FIA-GT3 en titre. Peu de temps après, le pilote AF Corse est menacé par Kox, Pavlovic, Parente et Jarvis. Filip Salaquarda (Ferrari/AF Corse) poursuit sa route en tête, mais les deux Mercedes se rapprochent à grandes enjmabées. On a donc en pleine bagarre un club des trois (Salaquarda, Winkelhock, Jäger), un club des cinq (Castellacci, Kox, Pavlovic, Parente, Jarvis) et un autre club des cinq (Dusseldorp, Bartels, Zuber, Vanthoor, Rosina). Peter Kox rend alors malheureusement les armes sur un problème de direction, obligeant le safety-car à sortir.
C’est donc sous régime de neutralisation que s’ouvre les arrêts où les deux Ferrari sont les premières à emprunter la voie des stands, alors que les Mercedes restent en piste. Au tour suivant, c’est Winkelhock qui laisse son baquet à Basseng. Mako (McLaren) et Pastorelli (Mercedes) s’expliquent quant à eux pour la 8ème place. Les derniers à s’arrêter sont Parente et Jarvis. Chez Ferrari, on a carrément loupé le bon wagon, si bien que Basseng est en tête avec une avance de quatre secondes sur Frank Stippler, auteur d’un bel arrêt. Suivent Lauda (BMW/Vita4One), Buurman (BMW/Vita4One), Demoustier (McLaren/Hexis), Makowiecki (McLaren/Hexis). Les Ferrari sont reléguées à plus de 30 secondes à 20 minutes du terme. La deuxième place devient très convoitée et Yelmer Buurman fait parler la poudre, même si Frank Stippler ne lâche rien. La BMW Z4 parvient à passer. En tête de la course, Marc Basseng possède un pécule d’avance de 10 secondes à 10 minutes du drapeau à damier. Fred Mako enclenche la vitesse supérieure et gagne deux places pour se retrouver au pied du tiercé de tête. Plus rien ne change jusqu’à l’arrivée. Une fois de plus, Buurman/Bartels ont fait une belle remontée au classement avec un ravitaillement parfait. On peut en dire de même pour Makowiecki/Dusseldorp chez Hexis Racing, tout comme sur la Mercedes de Basseng/Winkelhock. Les grands perdants sont Ortelli/Vanthoor seulement 10èmes, et les deux Ferrari 458 Italia/AF Corse 11ème et 12ème. Pas mieux pour les Lamborghini Gallardo qui ferment la marche. Quant à la seule Porsche au départ, elle prend la 9ème place (Parisy/Zuber).
Laurent Mercier