La Ferrari 458 italia Visiom n°2 a non seulement rejoint au nombres de victoires cette saison sa principale rivale pour le Challenge d’Endurance GT/Tourisme 2012, la Porsche 997 RSR IMSA Performance Matmut n°52, mais elle a également conforté son avance au classement à l’issue des Trois Heures de Dijon .
Jean-Bernard Bouvet, Jean-Paul Pagny et Thierry Perrier, les pilotes de la Ferrari rouge -qui porte les couleurs de Endurance-Info- ont réalisé une superbe performance, tant aux essais qu’en course, sur un circuit qui leur réussit bien.
Les essais
L’explication a été superbe entre Jean-Bernard Bouvet, Julien Jousse, venu faire une pige au volant de la Mosler MT900 de AB Sport Auto, Marco Seefried, sur la Porsche 997 RSR n°31 du Stadler Motorsport et Raymond Narac, sur la Porsche IMSA. C’est finalement Bouvet qui aura le dernier mot, en 1’17”918 contre 1’18”406 à Jousse , 1’18”953 à Seefried et 1’18”981 à Narac.
La course
Au moment du départ, la pluie tombait abondamment sur le circuit et la Direction de Course décidait judicieusement de donner le départ sous safety car, la piste étant gorgée d’eau.
Le safety car allait rester en piste pendant une douzaine de minutes avant de rentrer sur la voie des stands et de libérer la meute.
De suite, Bouvet imprimait à la course un rythme très soutenu et il fallait le talent de Julien Jousse pour tenter de suivre la Ferrari avec la Mosler de son propriétaire Hharry Teneketzian. Les deux hommes s’échappaient, suivis à bonne distance par un trio de Porsche : la Porsche Stadler n°31 de Karl Renz, la Porsche IMSA n°52 de Patrice Milesi et la 996 RSR Polybaie n°14 de Bernard Moreau, très à l’aise sous la pluie avec une Porsche datant pourtant de 2004 ! Julien Jousse allait être retardé par un essuie-glace en panne. Milesi sortait vainqueur de la bataille de Porsche et remplaçait Jousse en deuxième position. Il allait même profiter du ravitaillement de la Ferrari de tête, Jean-Bernard Bouvet cédant le volant à Jean-Paul Pagny, pour prendre provisoirement la tête de la course.
La Ferrari reprenait son bien lorsque Milesi ravitaillait et passait le relais à Raymond Narac. Celui-ci enchaînait les tours rapides mais faisait un petit détour ultra rapide par la voie des stands qui lui faisait perdre plusieurs places.
A une heure de l’arrivée, JP Pagny était toujours leader devant la Porsche Stadler de Marco Seefried , la Mosler n°46 de Harry Tenekedzian, la Porsche de Narac et la Porsche n°14 de Miguel Langin.
Cinq minutes plus tard, Thierry Perrier relayait JP Pagny à bord de la Ferrari 458. Les Porsche de Seefried et de Langin repassaient à leur tour par les stands.
Sur une piste désormais sèche, Thierry Perrier montrait qu’il avait toujours un joli coup de volant en réalisant le meilleur tour en course et tenait à distance respectable Raymond Narac. Il effectuait son troisième passage par les stands (trois passages par la voie des stands -ravitaillement ou non- sont obligatoires pour une course de trois heures en VdeV). Il reprenait la piste avec une vingtaine de secondes sur la Porsche IMSA. Narac perdait un peu de temps à la suite d’un tête-à-queue et l’écart grimpait à nouveau à une quarantaine de secondes.
A un peu plus de dix minutes du drapeau à damiers, un ultime safety car resserrait les positions. Miguel Langin (Porsche n°14) en lutte avec la Porsche Stadler n°31 de Karl Renz, partait à la faute et partait dans le bac à gravier, provoquant la neutralisation de la course.
L’écart tombait à huit secondes entre la Ferrari Visiom et la Porsche IMSA, quatre voitures étant intercalées entre les deux voitures.
Au restart, Narac attaquait mais en voulant dépasser la Porsche de Karl Renz, les deux Porsche s’accrochaient et Thierry Perrier récoltait une belle victoire.
Raymond Narac conservait la deuxième place, Renz la troisième, tandis que la Porsche 997 Cup RMS n°56 prenait une belle quatrième place, remportant par la même occasion le group e GTV3.
Les résultats sont ici
Vous pouvez voir des videos de la course là
Thierry Perrier : « Le week-end a été parfait. Jean-Bernard Bouvet a fait une bonne part du travail en prenant un excellent départ sous la pluie. Il a fait un début de course magnifique, en prenant rapidement un tour à tous ses adversaires, à l’exception de la Mosler de Julien Jousse. Jean-Paul Pagny lui a succédé et a fait un très bon relais, très régulier et sans faire de fautes. C’est un circuit que Jean-Paul aime bien. Quant à moi, je n’avais plus qu’à finir le travail Je n’ai jamais été inquiet, j’ai pris la Ferrari avec une quarantaine de secondes d’avance et la voiture était très bien. Même quand la Porsche de Narac est revenue à cinq ou six secondes lors de la dernière neutralisation, j’étais tranquille. Même si la Porsche IMSA ne s’était pas accrochée avec une autre voiture, il ne restait pas suffisamment de temps pour que Raymond Narac puisse me rattraper. Vraiment une belle course, très sympa. Cela fait quand même trois années de suite que nous gagnons à Dijon, ce n’est pas mal… »
Propos recueillis par Claude Foubert